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Le cinéma-vérité. Films et controverses
Graff Séverine ; Albera François
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753529113
Peut-on se réclamer du "cinéma" tout en prétendant rendre compte d'une "vérité"? Quelles sont les limites éthiques du dévoilement d'un individu face à une caméra ? Un cinéaste peut-il être pleinement "auteur" d'une oeuvre construite à partir de fragments de réel ? Voilà quelques-unes des questions posées au début des années soixante par la sortie des films qui se revendiquent ou sont associés au "cinéma-vérité". Proposée en 1960 par Edgar Florin, cette notion controversée sert durant quelques années de bannière à un mouvement cinématographique supposé renouveler les rapports entre film et réalité par une approche plus directe, un dispositif d'interactions avec les protagonistes, ou une démarche autoréflexive qui interroge en son sein le projet du film. Chronique d'un été de Jean Rouch et Edgar Morin, Les Inconnus de la terre et Regard sur la folie de Mario Ruspoli, les travaux de Richard Leacock pour la Drew Associates, Le Chemin de la mauvaise route de Jean Herman, Hitler, connais pas de Bertrand Blier, La Punition de Jean Rouch ou encore Le Joli Mai de Pierre Lhomme et Chris Marker : tous ces "films-vérité" renouvellent les débats et construisent de nouveaux clivages dans la cinéphilie française. Sans chercher à se positionner sur le contenu des polémiques, le présent ouvrage retrace pour la première fois l'histoire du mouvement "cinéma-vérité" en s'intéressant aux films (contexte de production, tournages, innovations techniques) et aux discours (articles, débats, tables rondes) qui les ont précédés, accompagnés et traversés. Grâce à de nombreuses sources inédites, Cinéma-vérité, films et controverses met au jour un phénomène d'une importance méconnue dans l'histoire du cinéma en France.
On" vit sa vie comme un taulard sa promenade, heures fixes, petite rotative impitoyable et désespérante, petit broyeur douceâtre. Tout n'est plus qu'une enfilade monotone de petites ingurgitations (cafés, plats, apéros) et dégurgitations (pisse, sperme). Et puis, un jour, l'abcès crève.
Vivre l'Australie donne toutes les clés du quotidien, depuis le logement jusqu'au mariage, en passant par le travail et l'éducation, les visas, les études, etc. Mais l'exploration de l'île continent ne s'arrête pas là, grâce au partage d'expériences, on découvre à chaque page une société que l'on comprend autrement par ses règles sociales. Comment on conduit, comment on loue un appartement, comment on s'aime, ce que travailler à l'australienne veut dire, etc. Chaque chapitre permet de comprendre le pays de l'intérieur et sa culture au quotidien. Vivre l'Australie est le mode d'emploi indispensable pour réussir son projet australien. Vivre l'Australie, c'est plus qu'un guide, c'est surtout : - les réponses à toutes les questions qu'on se pose quand on part s'installer à l'étranger. Quel visa, quelles procédures ? Trouver un logement, comment on fait ? Trouver un boulot, monter une boîte, c'est possible et comment ? Travailler avec les Australiens... comment ça marche ? Socialiser, sortir, quels sont les codes ? Tomber amoureux, se marier, c'est facile ? Partir en famille, à quoi faut-il penser ? - une mine d'infos garanties, des vrais bons plans, des témoignages d'expatriés de tous profils et les conseils des locaux. - un outil fiable, synthétique et ultra complet. Pour comprendre l'Australie et son mode de vie de l'intérieur.
Soit Bo, tombé en panne d'essence sur l'autoroute, marchant le long du parapet à la recherche d'une station-service ; soit Beck, ermite et géant, vivant dans une caravane, à la sortie d'un village ; soit Misuzu, jeune, jolie et japonaise (dix mille francs la nuit), I tuant de trois balles de revolver le client auquel elle devait faire les poches. Ils se retrouveraient autour de la caravane de Beck, non loin de l'aéroport de Roissy, un cadavre sur les bras, des trafiquants aux trousses. Il y aurait aussi un godemiché dans un stérilisateur à biberons, une décharge publique, un petit bois où l'on creuse des trous. Ils décideraient alors d'atteler la caravane et de partir. Ce sera en Normandie, une plage. Ce serait bientôt fini.
Dès ses 18 ans et l'encaissement de son livret A, Antoine décide de s'offrir une concession individuelle au cimetière et une tombe classique mais solide, sans frou-frou ni effets de jambe. Les colifichets, le marbre, les dorures, l'agitation frénétique, ce n'est pas son style. Antoine a un plan de vie tout tracé dont il ne connaît pas encore les détails mais assume déjà la chute : la mort. Il cesse rapidement d'étudier, trouve un boulot peinard, se marie, fait des enfants, observe d'un ?il extérieur et critique la disparition progressive des fragiles sentiments qui le relient à sa famille. Puis un héritage inattendu lui fait prendre sa vie en main : J'annonçais à ma femme et à mes enfants ma décision de les quitter. Les tropiques ne me tentaient pas ; j'avais envie de calme, de paix, loin des vicissitudes de l'existence ; je voulais me laisser flotter doucettement à la surface de la vie, faire la planche en attendant de finir entre quatre. À 35 ans, je choisis de vivre dans une maison de retraite. Il porte son dévolu sur les "Jours heureux" et sur ses pensionnaires. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Antoine ne s'avoue ni résigné ni vaincu& C'est un chercheur en colère qui veut saisir l'insaisissable, l'absurdité de la vie, en assistant au spectacle de la mort& Laurent Graff donne à la quête existentielle d'un homme ordinaire des directions pour le moins surprenantes où l'invention se pare d'une touche très personnelle, un pessimisme joyeux. Au rythme des rencontres et de la farandole des vieillards qui tentent d'être encore un peu eux-mêmes entre les murs blancs des "Jours heureux", au rythme d'aventures cocasses que la vieillesse et les rhumatismes savent encore ménager, Laurent Graff habille son texte de beaucoup d'intelligence, d'émotions, de réflexions philosophico-comiques et d'humour noir. Car, il faut une bonne dose de talent pour retourner la situation et faire du sujet de ce livre passionnant non pas ce qu'il y a après la mort mais surtout ce qu'il y a avant, juste avant. Quoi ? De grands moments de bonheur. --Hector Chavez
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.