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UNE PARENTHESE ESPAGNOLE
GRACIA SYLVIE
GALLIMARD
17,76 €
Épuisé
EAN :9782070123551
Luz est à mes côtés, silencieuse, pendant ces milliers d'heures passées à la recherche du tombeau de mots dans lequel j'embaume sa vie, comme j'embaume celle de Ramón, de Capa et d'Orwell, ou bien d'Antonio. La ronde des vivants et des morts." Deux événements viennent troubler le quotidien d'un homme approchant la cinquantaine: la mort de Luz, une amante de jeunesse, à l'issue d'une longue déchéance alcoolique; le désir de son vieux père, un réfugié espagnol, de retourner dans son village natal. Glissant d'un pan à l'autre du souvenir, le narrateur bouscule toute chronologie pour faire résonner au présent, dans une langue limpide et écorchée, le deuil des utopies et d'autres fêlures plus intimes. Biographie de l'auteur Née en 1959, Sylvie Gracia est l'auteur de quatre fictions, dont Les nuits d'Hitachi (Gallimard, "L'arpenteur', 1999), L'ongle rose (Verdier, 2002) et Regarde-moi (Verticales,"Minimales', 2005). Elle est également éditrice aux Éditions du Rouergue, où elle dirige "La Brune" ainsi que deux collections pour la jeunesse.
Résumé : Elle a trente et un ans. Elle a fait des études supérieures à Montpellier. Elle y a connu Nahcem dont elle a deux enfants. Elle l'a quitté brutalement, sans raison particulière, pour revenir à la ferme de ses parents, en Aveyron. Elle est maintenant caissière au supermarché. Elle n'est plus d'ici sans être d'autre part. Elle est étrangère à elle-même et à ce pays qui, lui aussi, perd son identité. Elle vit au rythme du petit bourg qui ne s'anime plus que l'été, avec l'arrivée des touristes hollandais. Le récit est construit en trois cent quarante-neuf séquences brèves. Chacune est le fil d'une histoire qui peu à peu se tricote, dans le présent de la mémoire. C'est sec, tendu, intense. Réduit à l'essentiel. Une dureté qui ne cille pas. Chaque phrase est au centre de la cible, d'une justesse exemplaire.
Pour Julia Kerninon, la frontière entre les mots et la réalité a toujours été poreuse. Elle ne cesse de se questionner à ce propos : comment organiser ses journées pour faire une place à la littérature, sans se perdre ? Ce manuel d'écriture éparpillé tente de donner une forme à cette obsession. Tout autant journal d'atelier qu'instantanés de la vie maternelle, il cherche à circonscrire un quotidien fragile comme une coquille, balancé entre écriture et vie de tous les jours. A mesure de l'avancée de son projet, une autre facette de l'autrice, plus intime, émerge. S'y dessine, en creux, un subtil et réjouissant portrait de l'artiste au travail.
Résumé : Tant de femmes aimées et complices ont jalonné la vie de la narratrice, se sont glissées en elle, comme autant de troubles miroirs où elle essaie de s'entrevoir, de se surprendre multiple. Mais derrière l'empathie avec l'amie qui se découvre un cancer, la bienveillance amusée envers une rivale et l'admiration pour Annie Ernaux se dissimule l'?il aigu de celle qui dissèque les c?urs et sonde les sentiments, se devine le scalpel caché de l'écrivain qui fait son miel de ces corps dévoilés, de ces c?urs entrouverts.
Durant une année, Sylvie Gracia s'astreint à publierrégulièrement sur facebook une photo prise avec sontéléphone portable, puis écrit la réaction spontanée que cetteimage fait naître en elle. S'invente alors au jour le jour unenouvelle forme du Journal littéraire où le plus intime surgitd'un étonnement, d'un éclat de colère, d'une peur d'êtredévoilée, d'un désir soudain avoué. Ici, c'est le fragment, siconsubstantiel à notre modernité, qui dévoile le réel, et lapoésie la plus délicate comme la critique la plus férocepeuvent en naître. Ici l'instant est roi. Qu'il s'agisse du regardd'une femme de cinquante ans sur son propre corps, de latendresse d'une mère pour ses filles, de l'appartement familier,d'un paysage urbain mais aussi d'idéologie ou de politique,l'oeil est comme neuf, lavé, et même l'épreuve de la maladie,grâce à ce processus de distanciation, pourra peut-être se vivreautrement.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.