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Gouverner les ressources génétiques. Les stratégies des acteurs face aux droits de propriété et aux
Pauchard Nicolas
ALPHIL
29,90 €
Épuisé
EAN :9782889303496
En 1991, un employé du Ministère canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire récolte, en Chine, des semences de la plante de stévia. Il les séquence puis dépose les données obtenues sur la banque de séquences d'ADN étasunienne GenBank®. Ces données seront utilisées, une décennie plus tard, par une entreprise de biotechnologie suisse, pour développer une souche de levure capable de sécréter, avec un meilleur rendement, l'édulcorant naturellement contenu dans la plante de Stévia. Plusieurs brevets seront obtenus par la firme. En 2015, des ONG dénoncent l'appropriation de savoirs traditionnels détenus par des populations amérindiennes sur la plante de stévia, en violation des traités sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation (APA), à savoir la Convention sur la diversité biologique et le Protocole de Nagoya. Face à de tels processus, qui détient quels droits sur les organismes, l'ADN qu'ils contiennent, les données extraites de cet ADN et les connaissances traditionnelles ou techniques produites ? Mis en oeuvre depuis près de trente ans pour apporter une solution à ces problèmes, le régime sur l'APA peine, en pratique, à y répondre. Cet ouvrage explore les stratégies des Etats, des multinationales, des acteurs de la recherche publique, des institutions de conservation des ressources génétiques et des ONG, face aux droits de propriété et à ce régime sur l'APA, fragmenté, encore instable et souvent instrumentalisé. Il propose des pistes d'amélioration, en testant une proposition de régime alternatif et en formulant une série de recommandations.
Président d'Honneur de la Société d'Etudes Psychiques de Genève, Albert Pauchard perdit brutalement la vie en 1934. Passionné par le spiritisme, il s'était efforcé, durant toute son existence terrestre, de donner la preuve d'une vie après la vie. Considérant la mort comme un passage et non une fin, sa famille et les membres de la Société d'Etude Psychique, s'efforcèrent d'entrer en relation avec son esprit. Ils y parvinrent au-delà de toute espérance ! Par l'intermédiaire de médiums fiables et sérieux, Albert Pauchard transmit ses ressentis sur le monde d'au-delà de la vie terrestre dans lequel il poursuivait son existence, donnant une description, inégalée à ce jour, du "pays d'après" auquel nous serons tous conviés à l'issue de notre périple terrestre. Le contenu de cet ouvrage a été reçu, dans des conditions absolument privées et très exclusives, peu après son décès, au cours des premiers mois de 1935 et jusqu'au début de 1937. C'est son épouse, Antoinette, qui est l'origine de la publication de ces messages destinés à apporter lumière, aide et réconfort aux êtres qui souffrent et cherchent à comprendre ce que nous devenons après la mort.
Résumé : Nathalie et Marceau s'aiment. Nathalie et Marceau se marient, puis fondent un foyer. Leur union donnera naissance à six enfants. Ils possèdent un petit domaine agricole qu'ils n'auront de cesse d'agrandir et de diversifier pour mettre leur famille à l'abri du besoin. Cependant, les malheurs n'épargneront pas les Teissier : les journées de labeur à cultiver la terre, les maladies de la vigne, les aléas de la vie... Sans compter que deux grandes guerres, briseuses de destin, se profilent à l'horizon !
Oui, c'était mieux avant. Qui peut affirmer, sans rire, que l'Education nationale enseigne mieux aujourd'hui que sous la IVe République ? Non seulement c'est pire, mais cela va s'aggraver : les villes et l'art seront de plus en plus laids et les humains auront de plus en plus de mal à s'exprimer entre eux parce qu'ils auront remplacé la conversation par la communication, Alain Paucard dresse un constat. Entre 1950 et aujourd'hui, nous avons changé trois fois de société. Partis de la société paysanne, nous sommes passés à la société industrielle, puis à celle de la " com' " et de la pub pour échouer dans le virtuel. Mais il ne faut pas oublier l'essentiel : rire et s'amuser de ce qui nous pend au nez avec Alain Paucard. Avec sa verve habituelle et son humour caustique, l'auteur de la Crétinisation par la culture nous invite à trouver dans notre malheur la force de l'affronter.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Depuis l'introduction de l'assurance obligatoire des soins en 1996, les controverses sur l'organisation et le financement de l'assurance-maladie, les coûts croissants du système de santé ou encore les relations tendues entre assureurs et professions médicales, constituent autant de points d'achoppement majeurs de la politique suisse. Malgré cette actualité brûlante, l'histoire du système de santé demeure largement méconnue. En s'appuyant sur des archives jusqu'alors inexploitées, ce livre éclaire pour la première fois l'histoire de longue durée des caisses-maladie, qui forment le socle institutionnel du système de financement des soins. Il révèle la façon dont les myriades de sociétés de secours mutuels du XIXe siècle, à fort ancrage local et s'adressant en premier lieu aux hommes de la classe ouvrière, se sont transformées au cours du XXe siècle en caisses-maladie opérant sur l'ensemble du territoire national. La diffusion de l'assurance-maladie auprès de couches toujours plus larges de la population a modifié la gouvernance et le fonctionnement des sociétés mutuelles, qui ont progressivement adopté les technologies commerciales issues du monde de l'assurance-vie. Cet effacement des anciens idéaux mutualistes et leur remplacement par des mécanismes de marché se sont accompagné d'une concentration sectorielle croissante et ont conduit à l'émergence, après la Seconde Guerre mondiale, de l'assurance-maladie en tant que produit de consommation de masse. La thèse de doctorat dont ce livre est issu a reçu le Prix Pierre du Bois 2021, récompensant annuellement la meilleure thèse en histoire défendue à l'Institut des hautes études internationales et du développement de Genève.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.