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L'art campanaire en Occident. Histoire, facture et esthétique des cloches de volée
Gouriou Hervé
CERF
40,70 €
Épuisé
EAN :9782204076128
Lorsqu'on évoque l'art campanaire, on pense d'abord aux carillons à clavier de type flamand que l'on peut entendre dans de nombreuses villes de France et d'Europe, ou bien aux fonderies de cloches que tout un chacun peut avoir eu l'occasion de visiter un jour. Or le domaine de la campanologie est beaucoup plus vaste. L'étude des cloches, instruments de musique au statut bien particulier, croise quantité de domaines de connaissance, aussi divers et variés que l'histoire, la musicologie, l'héraldique, l'acoustique, l'ingénierie des bâtiments, l'anthropologie. En France, plus de 95 % des effectifs campanaires sont constitués par les cloches dites "de volée", c'est-à-dire aptes à se balancer, qu'elles soient isolées ou regroupées en ensembles plus ou moins importants appelés "sonneries". C'est avant tout à ce très vaste domaine qu'est consacré le présent ouvrage. Articulé autour de plusieurs grands axes, tant techniques et historiques que sociologiques ou musicaux, l'ouvrage présente des facettes parfois totalement méconnues de l'art campanaire. Animé par cette passion de la campanologie depuis l'âge de douze ans, l'auteur met ici à la disposition du lecteur vingt années d'expérience de terrain, doublées par de longues études universitaires essentiellement consacrées à la campanologie.
Alinsky Saul ; Gouriou Jean ; Ruffin François ; Ta
Saul Alinsky, vous connaissez ? Un militant américain, dans les années 1960, qui a mobilisé des ghettos, qui était déclaré "ennemi n°1" par la presse, qui voyait se liguer contre lui, sur le tarmac de l'aéroport lorsqu'il approchait d'une ville, le Ku Klux Klan et le conseil municipal. Et tout ça sans fusil. Avec au contraire, par exemple, le prout comme instrument révolutionnaire, ou encore la grève des toilettes comme menace. C'est le Sun Tzu de l'agit-prop, le Clausewitz de la guérilla sociale, le champion du " jiu-jitsu politique de masse ". Grâce à lui, parfois, David l'emportait contre Goliath. L'emporte encore. Car, en rédigeant un " manuel ", en fondant des "écoles", Saul Alinsky a fait des émules. Des tas d'activistes se sont inspirés de ses méthodes, où le rire sert souvent d'arme, où la ruse prime sur la force, d'un pragmatisme roublard. Fakir Editions republie ici des morceaux choisis de ce manuel. Avec, aussi, un reportage en immersion dans un "centre Alinsky". Et un entretien qui met au centre cette question : Comment ne pas " gagner des batailles et perdre la guerre " ?
Résumé : Les photographies de Vincent Gouriou explore la présence croissante des personnes LGBTQIA+ en milieu rural, en démentant l'idée selon laquelle leur épanouissement est limité aux grandes villes. Vincent Gouriou montre que de nombreux individus LGBTQIA+ choisissent de rester ou de revenir vivre à la campagne, attirés par une connexion à la nature et une recherche de modes de vie écologiques et durables. Malgré cette réalité, leur visibilité reste limitée, perpétuant les stéréotypes. Dans le cadre de son projet Champs d'amour, Vincent Gouriou parcourt diverses régions rurales : Cantal, Aveyron, Puy-de-Dôme, Allier et Haute-Vienne entre 2023 et 2024. Il y rencontre des personnes engagées dans divers projets : Philippe, éleveur de vaches ; Anthony, passionné de permaculture ; Isabelle et Valérie, éleveuses de moutons ; Boubou, maraîchère, et bien d'autres. Ces échanges inspirants révèlent des parcours authentiques, comme le message de Boubou : elle encourage les jeunes LGBTQIA+ à rester proches de leurs racines, à être eux-mêmes et à trouver un soutien communautaire. Pour Gouriou, cette diversité humaine, semblable à celle de la nature, est essentielle à l'équilibre de la vie rurale.
Ce quatrième volume vient couronner la grande aventure des Brèves de comptoir commencée en 1985 au Relais Lagrange, un petit café de la place Maubert, à Paris, près des locaux de l'époque de Charlie Hebdo - là où j'ai entendu la première " brève " : " Est-ce qu'une plante carnivore peut être végétarienne ? " Elle a pris fin le 7 janvier 2015, jour de l'attentat contre Charlie, au bar La Closerie, en Haute-Savoie. Comme une tranche nette dans l'histoire de France des comptoirs. On trouvera ici 1 200 " brèves " entendues dans des centaines de cafés, un peu partout, au hasard des déplacements. La musique des mots est là. L'absurde. La cocasserie. La poésie. La bêtise. Quand le réel du monde cherche à entrer dans une " brève " longue de quelques mots, il y a miraculeusement une grande place laissée au saugrenu. A la liberté aussi. Le détail inattendu, souvent, l'emporte. Les Brèves de comptoir ont pendant trente ans mis en lumière cette parole des bars, fait reconnaître en elle une littérature légère et diffractée, sorte de rhétorique des courants d'air. Un verre de vin, un rayon de soleil, vient la pluie, naît le mot. Le comptoir est un terroir ! Ce tome IV de la collection " Bouquins " est un immense café. Entrez ! J. -M. G.
Un nouveau genre littéraire dédié à la mémoire de Bouvard et Pécuchet. Un succès théâtral qui dure depuis dix ans. Pour célébrer la sortie du tome IV dans "Bouquins", le tome I se pare d'une nouvelle couverture. Inventées par Jean-Marie Gourio en 1985, les " Brèves de comptoir " sont aujourd'hui un genre littéraire à part entière que citent abondamment les meilleurs dictionnaires. Rien n'est plus simple qu'une " brève de comptoir ". Cette phrase ou un bout de dialogue entendus dans un café et restitué sans intervention apparente de l'auteur mais prend toujours à la lecture une dimension insoupçonnée. Lire une " brève ", c'est rire deux fois : d'abord d'un rire instinctif à l'énoncé d'une sottise ou d'une stupidité, puis d'un rire étonné et complice quand on s'aperçoit qu'on s'est fait prendre et que la phrase en question peut se lire d'une tout autre manière. De cette parole populaire qui coule inlassablement dans les lieux publics, Jean-Marie Gourio a cueilli les phrases qui traduisent pour lui les préoccupations de ses contemporains. Pendant quinze ans, accoudé au comptoir à toute heure du jour et de la nuit, il a guetté la trouvaille et l'a saisie en vol avec le geste adroit des chasseurs de papillons. A peine entendue, il l'a transcrite sans la déformer d'une virgule sur le petit carnet qu'il tient toujours enfoncé dans la poche de son gilet. Et l'acte de création littéraire commence alors : dans ce choix instantané de la phrase proférée et dans la discipline imposée et cruelle de ne jamais en modifier l'ordonnance. Cocasses et désopilantes, vulgaires ou poétiques, prosaïque ou oniriques, les " Brèves de comptoir " de Jean-Marie Gourio s'inscrivent dans la filiation des oeuvres de Raymond Queneau, de Jacques Prévert, de Marcel Aymé... de tous ceux qui ont tenu à faire entendre la parole française.