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Le grand café des brèves de comptoir
Gourio Jean-Marie
POINTS
9,60 €
Épuisé
EAN :9782757845813
Extrait FOLIE DES MOTS AU GRAND CAFÉ DES BRÈVES DE COMPTOIR Un livre en forme de petit bistrot. Un livre monde. Avec dedans une folie de mots. On pourrait définir ce tome 3 des Nouvelles Brèves de comptoir comme ça. Un cube de papier qui ferait office de café. Un café fou. Un bistrot de papier ! Le Grand Café des Brèves ! Petit bloc doux et léger incroyablement bruyant et bavard ! A vocation de faire sentir ce fleuve ininterrompu de mots qui coulent dans les cafés chaque jour de chaque semaine de chaque mois de toute la vie ! Les gens dans les cafés parlent et parlent encore. Ils font un son constant qui semble vouloir recouvrir d'une couche uniforme et chaude de mots tous les lieux habités. Quand les buveurs causent, bien plantés, accoudés, collés les uns aux autres, du réchauffement climatique, du chat de la vieille, de l'Irak, des élections bidon, du mariage homosexuel, quand la voix du causeur s'emporte jusqu'à l'autre bout du bar, pour bien frapper tous les tympans à coups de baguette, alors là, ça vole bien, ça part dans tous les sens, c'est coloré. Dans tous les villages qui survivent encore, toutes les villes, dans tous les quartiers où encore ça bouge, folie que cet océan de phrases qui fait depuis le matin sa marée haute et qui sans souci de l'heure des marées n'en finit pas de monter ! Perpétuelle équinoxe ! Milliard de milliards de mots, de brèves, pour raconter les choses petites et grandes de la vie. Pour raconter tout et rien. Le tout et le rien, c'est l'huile et le vinaigre de la grande salade ! Tout réinventer. Tout redessiner. Faire de la vie un leurre géant. Dire. Mentir. Démolir. Être joli ou sacré dégueulasse. Reconstruire. Déconner. Fantasmer. Rager. Se venger. Laisser filer. Lâcher prise. A tort, de toute façon on s'en fout, on a raison ! C'est comme ça qu'on voit la vie et surtout comme ça qu'on ne la voit pas. Trop de réel ? Pas de souci ! Refaisons la sculpture à notre pogne ! Le livre monde grouille de milliers de voix. Il s'ouvre et se referme comme un bar. «Aux Brèves» clignote sur la façade du livre, en néon rouge. Nouveau bistrot qui vient d'ouvrir, et ça n'est pas légion ! (D y avait 500 000 cafés au début du XXe siècle. Il en restait 200 000 dans les années 1960. Seulement 63 000 en 2000. 35 568 en 2009. 20 000 communes rurales sont aujourd'hui privées de café.) On sort du bar en livre. On tire la porte en papier. On rerentre. On revient s'accouder au milieu des bavards. Ils sont toujours là, à causer. Mal cachés. Pas lassés. À lancer des fleurs ou des saloperies. On repart. On revient. Cube de papier grouillant de monde ! Petit bar qui tient dans le creux des mains. Café ami toujours ouvert pour éclairer les longues sales nuits d'insomnies. Ils sont là les clients accoudés, ils s'engueulent. Pour rien. Pour la couleur des yeux des truites. Pour la date de naissance de Jésus, il paraît qu'elle a changé, le Pape l'a dit ! Ils lancent les mots minuscules du quotidien. Les «ça va», les «ta gueule», les «salut !». Les heures qui passent. La pluie qui tombe. Les feuilles glissantes sur les trottoirs. Le vent. Les guerres. Les Brèves Monde cherchent à restituer ce brouhaha incessant, intarissable fontaine, cette masse énorme de mots, d'infos, d'intox, d'incertitudes, d'imperfections, d'instinct de mort, d'instinct de vie, d'insolence, d'indolence, d'enfance des vieilles vignes, dont on ne peut jamais venir à bout ! Avec, comme dans la vie, l'effet de saturation. J'en ai marre, je me barre ! dit le client qui est déjà là depuis le matin. Et bien sûr le lendemain il reviendra frais comme l'oeuf pour une nouvelle journée frapadingue à causer en buvant dans la toupie. Formidable sensation de trop-plein qui raconte mieux que tout ce qu'est une longue et bonne journée de bar. Une semaine. Une vie de comptoir ! Ces Brèves se veulent petite machine à écouter. Objet surréaliste. Elles en ont la prétention. Être une boîte qui n'est pas de nuit mais de papier, qu'on ouvre et referme pour la rendre bruyante ou silencieuse à souhait. Qu'on lise dans l'ordre habituel de la lecture ou qu'on feuillette au petit bonheur, dedans ça parle, ça dit tout et son contraire sans se fatiguer jamais. Tout et son contraire, c'est la gueule du mot réfléchie dans la glace, comme le buveur cassé qui se fixe dans le miroir face au comptoir et ne se reconnaît pas, se reconnaît, reboit, ne se reconnaît plus. Il est lui et puis tout d'un coup, son contraire. Les Brèves bougent. Les murs bougent Les mains bougent. Tout bouge et donne le tournis. Peut-être est-ce cette incroyable liberté de parole qui fait tanguer d'un pied sur l'autre. C'est trop joli, il faut bien le reconnaître, de pouvoir dire tout ce qu'on veut, quand on veut, comme on veut, en buvant un coup, dire tout ce que l'on croit, ce qu'on imagine, ce qu'on invente, ce que l'on aime et ce qu'on déteste. (...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Un nouveau genre littéraire dédié à la mémoire de Bouvard et Pécuchet. Un succès théâtral qui dure depuis dix ans. Pour célébrer la sortie du tome IV dans "Bouquins", le tome I se pare d'une nouvelle couverture. Inventées par Jean-Marie Gourio en 1985, les " Brèves de comptoir " sont aujourd'hui un genre littéraire à part entière que citent abondamment les meilleurs dictionnaires. Rien n'est plus simple qu'une " brève de comptoir ". Cette phrase ou un bout de dialogue entendus dans un café et restitué sans intervention apparente de l'auteur mais prend toujours à la lecture une dimension insoupçonnée. Lire une " brève ", c'est rire deux fois : d'abord d'un rire instinctif à l'énoncé d'une sottise ou d'une stupidité, puis d'un rire étonné et complice quand on s'aperçoit qu'on s'est fait prendre et que la phrase en question peut se lire d'une tout autre manière. De cette parole populaire qui coule inlassablement dans les lieux publics, Jean-Marie Gourio a cueilli les phrases qui traduisent pour lui les préoccupations de ses contemporains. Pendant quinze ans, accoudé au comptoir à toute heure du jour et de la nuit, il a guetté la trouvaille et l'a saisie en vol avec le geste adroit des chasseurs de papillons. A peine entendue, il l'a transcrite sans la déformer d'une virgule sur le petit carnet qu'il tient toujours enfoncé dans la poche de son gilet. Et l'acte de création littéraire commence alors : dans ce choix instantané de la phrase proférée et dans la discipline imposée et cruelle de ne jamais en modifier l'ordonnance. Cocasses et désopilantes, vulgaires ou poétiques, prosaïque ou oniriques, les " Brèves de comptoir " de Jean-Marie Gourio s'inscrivent dans la filiation des oeuvres de Raymond Queneau, de Jacques Prévert, de Marcel Aymé... de tous ceux qui ont tenu à faire entendre la parole française.
Résumé : "Hier, j'ai insulté mon éditeur par téléphone. Il paraît que j'étais ivre. C'est lui qui me l'a dit. Moi, je ne me souviens de rien. [...] Je lui ai posé la question : "Je ne vois pas pourquoi je vous aurais insulté ? " Il a répété calmement ce qu'il avait déjà dit posément : "Parce que vous étiez complètement saoul. - On ne va pas polémiquer là-dessus ! " lui ai-je répondu. Il me semble avoir crié. Il me restait de l'alcool dans le sang. Je crois qu'on s'est quittés en bons termes. Il m'a demandé si le livre avançait. J'ai dit oui, mais non. Le livre n'avance pas. Ceci explique peut-être cela."
Un café? Un petit verre? Peu importe. Jean-Marie Gourio ne se contente pas de commander au comptoir, il écoute. Il écoute à Paris, à Rennes, à Sens ou à Annecy, et attrape au vol ces perles sorties en toute liberté au hasard d'une conversation. Cocasses, désopilantes, poétiques, lucides, elles désarment le lecteur par leur efficacité. In vino ventas: cette maxime éternelle est plus vraie que jamais.
Résumé : Un groupe de touristes est venu en Sicile assister à une éruption de l'Etna. Parmi eux, un Japonais qui, dès le premier dîner pris en commun, fait part de sa décision de se jeter dans le volcan. Leur hôtesse encourage ce projet, reliant la démarche d'Oshiba à celle, exemplaire, d'Empédocle. C'est à une sorte de passion, aux noces de l'homme et du magma originel que le lecteur est convié, à la célébration d'un sacrifice dont la dame qui l'accompagne serait l'étrange servante.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Il peut nous arriver de déplorer le côté monotone et ennuyeux de la réalité, mais si on l'observe bien, elle peut aussi nous apporter son lot de cocasseries. L'humour le plus réjouissant est souvent celui qui ne " s'invente " pas, cet humour " involontaire " dont Jean-Loup Chiflet nous offre ici un savoureux florilège, fruit de son inlassable curiosité. Ses trouvailles sont autant de formules étonnantes, insolites, improbables, puisées aux meilleures sources : dans des manuels scolaires - " Par admiration, on appelait Charlemagne l'empereur à la barbe fleurie bien qu'il n'eût pas de barbe " - ou religieux - " Le petit Jésus passait ses vacances à la montagne chez son cousin Jean-Baptiste " -, dans des guides dits de civilités commis au début du XXe siècle par des baronnes et autres comtesses - " On peut dire merci aux domestiques, mais seulement de temps en temps " -, et surtout dans les fameux almanachs Hachette - " Les porteurs de grandes oreilles sont des naïfs ". Cette intarissable veine comique ne vient pas seulement du fond des âges ; on trouvera aussi dans ce catalogue déraisonné des perles récentes tout aussi saugrenues, provenant de fonctionnaires ou de victimes de l'Administration, de clients de librairies, de journalistes - " Auguste Lumière s'éteint " - ou de cancres patentés. Preuve que la réalité est parfois plus imaginative et attrayante que la fiction, cette anthologie drôlissime couvre les domaines les plus variés de la vie quotidienne, de nos moeurs, de nos manies, de la petite et de la grande histoire. Et il y est bien sûr question de justice, de politique, de l'amour et du Bon Dieu !
Bonjour à tous, je m'appelle Archie et je commence la rédaction de mon journal sur un cahier qui m'a été offert dans l'espoir que j'y dessine des soleils, des fleurs et des animaux de la ferme. Mais au lieu de me consacrer à cette gentille occupation, j'ai décidé d'y coucher mes tourments intérieurs. Ma famille se compose de maman (sur les nerfs en permanence, portée sur l'aboiement, oreilles ravissantes), de papa (parfois drôle, le plus souvent sans grand intérêt, pétomane en chef) et de Monsieur Poil, le chat (caractériel, un rien bas de plafond, haleine de putois). J'ai deux ans un quart. Je n'entends pas grand-chose à ce truc arbitraire qu'on appelle l'âge, si ce n'est que, dans mon cas, il est brandi comme une arme pour m'interdire de me servir de ciseaux, de conduire une voiture et de boire de la bière ". Le phénomène Archie, l'enfant terrible aux 500 000 fans.
Vers la fin du deuxième millénaire, rappelons-nous comme le Docteur G avait créé l'émoi dans le monde scientifique en déclarant: "La maladie peut nuire gravement à la santé". Cette parole fit le tour du monde et fut gravée au fronton de nombreux centres hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques. La pertinence des propos de G lui valut de frôler deux fois le prix Nobel, mais, comme souvent dans ce milieu, la jalousie et les intérêts financiers le firent trébucher au pied des marches de l'Académie de Stockholm, pour laisser passer devant lui d'obscurs chercheurs (même pas de chez nous!) dont les noms sont déjà retombés dans l'oubli. Mais peu importe, ignorant ces bassesses peu confraternelles, il poursuit son oeuvre bienfaitrice et généreuse en répondant inlassablement à vos questions. La parution du troisième tome de ses oeuvres constitue un événement majeur car le Docteur G parvient à apporter des réponses à des questions que personne ne se serait même jamais posées.