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Les politiques de démocratie participative
Gourgues Guillaume
PU GRENOBLE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782706118067
Du budget participatif de Porto Alegre à la multiplication des conseils de développement, l'irruption ces dernières décennies de la participation dans la vie démocratique a fait bouger les lignes. Pourtant, à l'heure où l'on s'interroge sur le peu de "démocratie" entourant la résolution de la crise de la zone euro, on voit fleurir des débats sur l'évolution, les potentialités et les "dérives" de la démocratie participative. Ce contraste est révélateur du manque de clarté qui règne aujourd'hui autour des enjeux participatifs. L'objectif de cet ouvrage est de fournir un cadre d'analyse synthétique permettant de décrypter et de saisir les enjeux de la participation publique, en expliquant notamment en quoi celle-ci est une forme contemporaine et récente de démocratie participative. Redéfinissant et éclaircissant les principales notions employées, il revient sur l'histoire de l'avènement de la participation publique, des expériences pionnières dans les années 1970 jusqu'à l'émergence récente d'une offre de participation publique. Enfin, il propose une grille d'analyse permettant d'engager une évaluation de n'importe quel dispositif participatif. Illustré de nombreux exemples, l'ouvrage fonde sa réflexion sur des expérimentations de terrain, en France, au Brésil, en Espagne, en Chine, etc. Sans chercher à défendre la démocratie participative ni à faire un inventaire des pratiques, l'auteur propose une formulation théorique claire qui permet d'envisager une variété de situations et autorise le lecteur à fonder sa propre opinion.
A l'heure de la toute-puissance des médias, il peut apparaître surprenant de découvrir que des ouvrier·es en lutte sont parvenus à se doter d'un journal permettant de populariser leur combat, de manière hebdomadaire, et parfois quotidienne. Lip Unité est d'abord un outil d'information ? : sans filtre, sans intermédiaire, la rédaction livre les principaux arguments développés par l'intersyndicale, répond aux polémiques, explique pourquoi elle refuse le démantèlement de l'entreprise et les licenciements. Lip Unité est la "main courante" de l'occupation de l'usine et de la reprise de la production, popularisant le désormais célèbre : "On fabrique, on vend, on se paie" . Les différentes commissions y exposent leurs besoins, leurs appels, leurs problèmes. La moitié du journal est consacrée à la "? vie dans l'usine ? " , livrant des informations pratiques sur l'occupation. Lip Unité permet de suivre le temps long d'arguments qui se consolident au gré des rapports de force - menaces du syndic, interventions de la police, négociations, retour à l'usine... Lip Unité est aussi un outil d'appel à la solidarité en dehors de l'usine et en dehors de Besançon. Lip Unité est également utilisé pour initier le "colloque sur l'emploi" de décembre ? 1973, grâce auquel les Lip veulent élargir le front des luttes qui refusent la fatalité des licenciements et du chômage. La lecture des 19 numéros de Lip Unité et des 70 numéros de "Lip Unité La Dépêche" , présentés ici dans leur forme originale, sous forme de fac-similé, permet ainsi une plongée dans l'événement qui, il y a un demi-siècle, a secoué la France et le monde. Relire "Lip Unité" , cinquante ans après, c'est une manière de revivre la façon dont les Lip, ces hommes et ces femmes, ces horloger·es de Palente, n'ont eu de cesse de prendre la plume pour se battre. Enfin, "Lip Unité" permet de comprendre comment la pratique d'un syndicalisme ouvert, démocratique est une épreuve de chaque instant, même au coeur des années 1970. Loin de la nostalgie d'un âge d'or des luttes ouvrières, les écrits des Lip nous rappellent, un demi-siècle plus tard, que la lutte collective articule la recherche et le maintien d'un collectif, la combinaison de l'action (la grève, l'occupation) et de la réflexion (les contre-propositions) et la popularisation.
Les politiques publiques ciblent, produisent, catégorisent des " publics ". C'est là une évidence. Pourtant ces opérations sont rarement au coeur de l'analyse de l'action publique. A partir de textes originaux sur des sujets variés (immigration, vaccination, participation, open-data, régulation bancaire...), cet ouvrage collectif démontre le potentiel heuristique d'une approche de l'action publique " par les publics ". Comment les politiques publiques ciblent-elles leurs " bénéficiaires " ? Jusqu'où l'opinion publique, les identités peuvent-elles être considérées comme des produits de l'action publique ? Dans quelle mesure l'action publique participe-t-elle à la mise en forme de l'ordre social via la catégorisation des individus et des groupes ? Comment les gouvernants se représentent-ils les publics et leurs comportements ? Autant de questions qui soulignent l'intérêt d'une telle approche, visant étudier la contribution de l'action publique à la production et à l'entretien de l'ordre politique.
L'irruption de listes citoyennes et participatives (LCP) dans le paysage électoral... L'irruption de listes citoyennes et participatives (LCP) dans le paysage électoral constitue l'un des phénomènes notables de la campagne pour les municipales de 2020. Composées essentiellement d'individus peu habitués des instances traditionnelles de la démocratie représentative, les LCP emploient des méthodes alternatives de sélection des candidates et candidats et de construction du programme politique, en promettant d'instaurer une démocratie participative rénovée. Cet ouvrage propose un état des lieux des recherches menées en science politique sur l'émergence de ces LCP lors des élections municipales de 2020, entre analyse d'ensemble et études de cas en contexte urbain (Amiens, Lille, Marseille, Montpellier, Poitiers, Strasbourg, Toulouse) ou rural (Saillans, Crest). Il interroge leurs ambitions politiques, leur composition sociale, leur diversité. A-t-on assisté à la naissance d'un " néo-municipalisme " à la franc ? aise ? Quels liens établir avec d'autres mobilisations " citoyennes " ? En essayant de répondre à ces questions, l'ouvrage ambitionne de donner des points de repère pour comprendre la suite de la trajectoire des LCP, qui mèneront nombre d'entre elles jusqu'aux élections municipales de 2026.
Résumé : En 1973, les ouvrières et ouvriers de l'usine horlogère Lip à Besançon s'opposent aux licenciements qu'on leur promet : occupation, confiscation du stock de montres, redémarrage partiel de la production, organisation des premières paies ouvrières. En mars 1974, au terme d'un conflit au retentissement mondial, devenu un véritable mythe du mouvement social, leur entreprise redémarre, relancée par un consortium d'actionnaires emmené par Antoine Riboud et soutenu par l'Etat. Les licenciements sont évités. C'est la victoire ouvrière. Mais deux ans plus tard, c'est la faillite. Ceux qui avaient relancé Lip accusent alors Claude Neuschwander, qu'ils avaient placé à la tête de l'entreprise, d'en être le principal responsable. Celui-ci clame pourtant haut et fort que la décision de liquider Lip est un choix politique : le patronat et l'Etat ont-ils délibérément interrompu la relance ? Ont-ils tué Lip et, si oui, pourquoi ? Cet ouvrage propose de suivre l'hypothèse d'une mise à mort politique de l'entreprise horlogère, en la réinscrivant dans un tournant néolibéral qui la dépasse et l'explique. Engagés dans un travail commun, explorant des séries d'archives inédites, Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues, chercheur en science politique, retracent ici méticuleusement cet épisode majeur de l'histoire du capitalisme français qu'a été la relance de Lip. Considérer la fin de Lip comme le résultat d'une stratégie délibérée débouche sur une lecture nouvelle de l'ordre néolibéral actuel qui s'enracine précisément dans cette seconde moitié des années 1970. Cet ouvrage rappelle que le fonctionnement de l'économie se fonde largement sur des choix politiques, et que les licenciements n'ont pas toujours été considérés comme une inévitable loi du marché ou une variable d'ajustement nécessaire de la compétitivité des firmes.