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Chemins de traverse
Gould Glenn
FAYARD
26,95 €
Épuisé
EAN :9782213671055
Pianiste et penseur exceptionnel, Glenn Gould s'est fait connaître par des écrits appréciés de nombreux mélomanes. Les amateurs de longue date retrouveront dans cette anthologie les tours et détours d'une expression parfois paradoxale et toujours stimulante, et un humour imperturbable. Ceux qui, quatre-vingts ans après sa naissance et trente ans après sa mort, souhaitent découvrir ce pianiste qui a marqué l'interprétation de ses choix radicaux seront introduits par un chemin aisé vers les différents aspects de sa personne et de sa pensée. Ses goûts, ses aversions, ses choix qui lui ont imposé de renoncer à se produire en concert pour se concentrer sur l'enregistrement, ses admirations aussi (quelques portraits de ses contemporains en témoignent) s'expriment ici avec la finesse et souvent la drôlerie qui sont la marque de l'auteur. Pour faciliter l'accès à la pensée de ce musicien hors normes, Bruno Monsaingeon a sélectionné quelques textes assez étendus pour permettre le développement des idées et les a émaillés de mentions brèves, sortes d'aphorismes formant contrepoint.
Résumé : Derrière ce titre en forme d'antiphrase se cache une conférence de presse imaginaire donnée par Glenn Gould, autoportrait virevoltant réalisé à partir de propos authentiques du musicien, et rassemblés par le cinéaste et essayiste Bruno Monsaingeon. L'immense pianiste y apparaît semblable au répertoire qu'il a tant contribué à faire connaître : délicieusement baroque. Née en 1922 chez Fayard, remise à l'honneur aujourd'hui, la collection "Ouvres libres" a accueilli les plus grands noms de la littérature française et étrangère
Interrogé par Jonathan Cott (journaliste à Rolling Stone) en 1974, Glenn Gould - pianiste interprète qui s'éleva au rang de créateur - parle du concert, qu'il a quitté en 1964, de ses enregistrements, de son isolement, de Mozart, de son admiration pour Petula Clark, de son aversion pour les Beatles et de mille autres sujets, parfois inattendus. Toujours avec brio, et jamais sans humour comme on le verra. Dans sa préface, Jacques Drillon montre l'importance musicale, esthétique, morale, de celui dont Yehudi Menuhin a dit: "Quand un homme atteint cette hauteur, il illumine le monde plus qu'aucun autre être humain. Gould a donné une dimension supplémentaire à notre existence."
Résumé : On voit dans le Journal d'une crise un des pianistes les plus significatifs de l'histoire dans son atelier de torture, en proie au doute, mais surtout à la recherche effrénée d'une vérité qui semble momentanément lui échapper, et qui concerne l'essence même de son art. Il nous livre le récit émouvant, impitoyablement lucide, quasi proustien dans sa cruauté, de la conquête de son propre double : un Gould fragile et vulnérable qu'il essaie d'apprivoiser et dont la lumineuse perfection de ce qu'il nous a laissé ne nous permettait guère de deviner l'existence. Il s'agissait bien là d'un document capital sur un artiste lui-même capital. Jamais le cerveau d'aucun grand pianiste ne s'était attelé à un examen aussi obsessionnel des composantes physiques du jeu pianistique. Le Journal est complété par un vaste éventail de lettres datant de l'époque de la vie publique de Gould, ayant pour thèmes principaux le piano, les concerts et les tribulations d'une vie de concertiste. Gould y apparaît souvent malheureux, et pourtant aussi plein de l'enthousiasme communicateur qui est la marque de ce conteur-né.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."