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Prendre part à l'intransmissible. La communication spirituelle à travers la correspondance de Jean-J
Goujon Patrick
MILLON
30,40 €
Épuisé
EAN :9782841372379
En 1656, Jean-Joseph Surin (1600-1665) sort des vingt ans de folie à laquelle la Possession de Loudun l'avait, croyait-il, condamné. Aussitôt la nouvelle se répand. Surin écrit, on lui répond. Les lettres se multiplient. Pour décrypter ses activités épistolaires, Surin emprunte à la mystique la notion de " communication " : Dieu se communique lui-même et fait naître, entre parole et silence, du cri à l'écriture, le désir de s'adresser aux autres. Dans les dix dernières années de sa vie, Surin prêche, conseille, écrit, publie grâce au secours de ses correspondants qui font rayonner son ?uvre. Ecrire est la réponse à ce don de Dieu qu'est pour lui la parole. Pour autant sa théologie mystique ne masque pas les épreuves de toute relation : comment me faire entendre quand ce dont je parle échappe toujours et ne cesse pourtant d'appeler à communiquer ? La mémoire et l'intelligence de son existence troublée lui ouvrent un passage. Sa vie dès lors entre en résonance avec les écrits de Thérèse d'Avila, d'Ignace de Loyola et la figure du Christ de la Passion, tenu pour fou et humilié. La lettre spirituelle n'est pas l'exposé d'un savoir. Elle appelle à expérimenter une disposition d'existence, à choisir un style de vie. Surin ne transmet pas son expérience : il la raconte pour en susciter une, nouvelle, singulière et unique chez son lecteur. La communication épistolaire prend pour modèle la parole de Dieu suspendue à la liberté de l'homme. Surin découvre qu'il n'est possible de communiquer que dans la confiance aux pouvoirs de l'expression et dans l'épreuve de l'impuissance à décider de sa réception. La lettre spirituelle est un événement de communication qui avoue que sa réussite lui échappe et désigne ainsi ce qui l'inspire.
Je n?avais jamais imaginé combien les agressions sexuelles commises contre un enfant pouvaient aussi détruire sa vie d?adulte. J?étais choqué par le scandale de tels crimes, surtout quand ils sont perpétrés par des hommes d?Église. Je m?en étais tenu là jusqu?au jour où m?est revenu d?un coup ce qu?un prêtre m?avait fait subir pendant mon enfance. J?avais été enfermé dans le déni pendant près de quarante ans. Parce que j?avais porté plainte et que j?avais enfin parlé, j?ai cru pouvoir guérir, mais tout s?effondrait. Dans les décombres de mon histoire, revenait une question lancinante : comment avais-je bien pu choisir de devenir prêtre à mon tour??Patrick C. Goujon est professeur d?histoire de la spiritualité au Centre Sèvres-Facultés jésuites de Paris, membre associé du Centre d?études en sciences sociales du religieux (EHESS). Il est jésuite et prêtre de l?Église catholique. Il a notamment publié Méditez et vous vivrez (Bayard, 2021).
Résumé : " J'étais sûr que c'était toi ! Elle sourit. Tu ne te souviens pas de moi ? Elle fait non de la tête. On était dans la même école... Elle le regarde encore plus près, elle s'avance. Vous êtes sûr de ne pas confondre ? Il hésite. " Benjamin et Aube se rencontre pour la première fois au collège. A travers trois époques distinctes de leur vies, le roman nous livre une chronique lucide, saisissante de vérité, d'une génération aujourd'hui trentenaire.
Résumé : Pourquoi, dans les Exercices spirituels, Ignace de Loyola donne-t-il non seulement des règles de discernement, mais aussi des règles de vie, s'il vise la liberté donnée à l'homme par Dieu ? La pédagogie spirituelle suppose un maître, dont l'autorité doit être interrogée : quelle est la nature de la relation qui s'instaure entre celui qui demande conseil et celui qui le donne ? Cet ouvrage, à travers six lettres principalement, s'intéresse aux conseils que donne Ignace, sur quoi ils portent, ce à quoi ils entraînent. S'ensuit une hypothèse spirituelle : c'est la pédagogie de la consolation proposée par Ignace qui articule l'autorité du conseiller à la liberté de celui qui demande conseil. Ainsi, avec l'aide bienveillante d'un autre dont l'expérience est reconnue, chacun peut trouver la règle de sa conduite. On verra dans cet ouvrage combien Ignace est attentif à ce qu'il fait quand il donne par écrit un conseil spirituel. Ce qui fait de sa correspondance un des hauts lieux de transmission des Exercices.
« T'aurais vu la tête de ma mère quand j'lui ai annoncé! Elle m'a même pas cru, elle a balayé mes phrases avec la main comme si elle essuyait la table avec le torchon, De toute façon c'est tous les jours. Je lui ai dit Jte jure, c'est pour de bon, mman, je vais trouver un boulot et me fixer. Tu es sérieux? Elle me croit toujours pas, j'ai dû lui faire frôler l'overdose de bile au moins un million de fois. J'te lais maman, j'arrête. Dès demain, je cherche du boulot. Jvais bosser dur et quand je serai cadre tu pourras maccrocher dans le salon. » Hoch et Flex ont grandi ensemble dans la même Cité. L'un veut s'en éloigner, l'autre non. Le récit de leurs parcours parallèles décrit avec une poésie paradoxale un univers brutal et fruste.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.