Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Aux sources du pouvoir. Voir, approcher, comprendre le pouvoir politique au Moyen Age
Gouguenheim Sylvain
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846544436
L'Histoire, contrairement à certaines tendances venues des Etats-Unis, ne se fait pas sans documents, sans "sources", du moins si l'on tient à établir l'authenticité de certains faits. Le pouvoir s'exerce et s'exprime au Moyen Age selon de nombreuses modalités. Son histoire s'approche par de nombreux biais, produits par ceux qui le détiennent, ou y aspirent, comme par ceux qui le considèrent, l'examinent, le jugent. Dans le cadre de deux journées d'études, organisées à l'ENS de Lyon (LSH) en mai 2014 par Sylvain Gouguenheim, une équipe de jeunes médiévistes, de différentes nationalités, a présenté un grand nombre de sources ou de types de sources servant dans l'exercice, la définition ou la représentation du pouvoir politique, en soulignant leurs attraits et sans dissimuler leurs difficultés. Sont ainsi abordés les rapports entre rhétorique, culture et pouvoir ; la question du contrôle et de la domination de l'espace ; l'utilisation du Droit dans la domination et la protection des hommes ; les liens et les confrontations entre pouvoirs laïcs et ecclésiastiques ; enfin le rôle des stratégies familiales et lignagères dans la prise ou l'exercice du pouvoir. Le tout dans un espace européen élargi, parcouru de la Castille à la Baltique ou à l'empire ottoman, et à des époques différentes, des débuts à la fin de la période médiévale. On verra donc ici à l'oeuvre le travail de l'historien, sa démarche qui importe autant que ses résultats. On verra aussi combien peuvent être féconds les premières entreprises de recherches de jeunes historiens.
Résumé : De leur naissance en Terre sainte au XIIe siècle jusqu'à nos jours, Sylvain Gouguenheim retrace l'épopée des chevaliers teutoniques, ces "moines-soldats" , conquérants et bâtisseurs, devenus des princes temporels dans leur état de Prusse. Si les Templiers sont connus de tous, au prix parfois de légendes tenaces, la "maison de l'hôpital des Allemands de Sainte-Marie de Jérusalem" , l'ordre que l'on appelle plus couramment "teutonique" , est peu évoqué en France et fait l'objet de clichés injustifiés. On voit surtout dans les Teutoniques de farouches, voire cruels, combattants et l'on ignore tout de leurs réalisations politiques et économiques. S'appuyant sur des sources peu connues et des documents inédits, ce livre rétablit la vérité et décrit l'épopée de cet ordre mythique.
Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle l'Empire et la Papauté, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent.
Le baptême de Clovis est-il celui de la France? Les serfs sont-ils des esclaves? Jeanne d'Arc a-t-elle fait sacrer Charles VII? Que recouvre la notion d'hérésie? Et finalement, à quelle réalité l'expression Moyen Age renvoie-t-elle? Répondre à ces questions, c'est redécouvrir une société qui a suscité trop d'images, de préjugés, d'opinions variées et contradictoires. Mais ne nous y trompons pas, on ne trouvera pas ici un manuel général ni un dictionnaire spécialisé, simplement une initiation sélective, des jalons utiles à la compréhension d'un temps et d'une époque riches et complexes. Des thèmes ont ainsi été sélectionnés - la guerre et la paix, le pouvoir, le travail, la foi et la culture, la mémoire et les mythes - qui permettront de mieux comprendre les spécificités médiévales et de montrer comment le travail des historiens peut nuancer, amender ou préciser quelques idées toutes faites. Sylvain Gouguenheim nous invite à plonger dans dix siècles d'histoire qui ont façonné notre imaginaire, construit nos représentations politiques et religieuses ou structuré nos territoires. L'auteur nous entraîne alors sur les chemins des défricheurs de Brocéliande, dans les pas des pèlerins en route vers Jérusalem; il nous convie aux assemblées des moines noirs de Cluny et aux réunions des corporations urbaines; il nous emporte dans le tourbillon des foires de Champagne et dans le tumulte des cavalcades des chevaliers...
Résumé : "L'empereur qui stupéfia le monde" raconté un historien de réputation mondiale. Frédéric II de Hohenstauffen (1194-1250) débute sa légende dans une époque riche en mutations. Au cours d'un règne tumultueux, il déploie des qualités qui le placent parmi les souverains les plus fascinants de toute l'histoire médiévale occidentale. Monarque aux talents multiples, réformateur et d'une volonté de fer, il apparaît comme l'une des figures majeures du Saint Empire. Dominant l'Allemagne, l'Italie et le royaume de Jérusalem, son objectif est partout et toujours le même : exercer et défendre les droits royaux et impériaux, en usant avec souplesse des possibilités offertes par les situations locales. Les réussites du règne ne masquent pourtant pas ses difficultés et ses échecs. Frédéric II se heurte à la révolte de son premier fils, Henri. En butte avec l'opposition radicale de la papauté, il est excommunié deux fois, ce qui ne l'empêche pas de mener à bien la sixième croisade. Déclaré parjure et hérétique, il est finalement déposé par Innocent IV, laissant un empire troublé par la guerre civile.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.