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Clopinettes
GOTLIB MARCEL
DARGAUD
22,95 €
Épuisé
EAN :9782205066883
Pour la première fois réunies en un seul et magnifique album toutes les Clopinettes commises par deux génies de la bande dessinée, Marcel Gotlib et Nikita Mandryka. Nées dans les pages de Pilote, les Clopinettes sont un sommet inatteignable de l'humour glacé et sophistiqué et du grand n'importe quoi. Fables express, rébus, anecdotes, contes et légendes, le tout revisité par un grand vent de folie et de surréalisme. L'album comprendra 16 pages inédites publiées dans l'hebdomadaire et jamais reprises et, surtout, 16 nouvelles pages écrites spécialement par les auteurs pour fêter cet événement planétaire ! Absolument indispensable.Notes Biographiques : Marcel Gotlib est l'un des auteurs majeurs de la bande dessinée franco-belge. À la fois dessinateur et scénariste de talent, il a travaillé avec d'autres auteurs prestigieux tels que Franquin, René Goscinny, Alexis, Albert Uderzo et Mandryka. C'est avec ce dernier et Claire Bretécher qu'il fonde le journal ?L'Écho des savanes' en 1972. Gotlib lance également sa propre revue en 1975, ?Fluide glacial'. Il est aussi connu pour son travail dans le cinéma, que ce soit pour ses qualités de scénariste ou pour ses apparitions dans divers films. Gotlib naît le 14 juillet 1934 à Paris. Tout môme, il exerce ses talents en tartinant les murs de l'appartement familial de graffitis que son père, peintre en bâtiment de son état, lessive régulièrement : "Chaque dimanche, mes gravures rupestres disparaissaient comme par magie. Je disposais toujours de surfaces bien propres pour recommencer à tout dégueulasser." Après une scolarité sans histoire, il se divise en trois : comptable à l'Office commercial pharmaceutique le jour, étudiant aux Arts appliqués le soir et comédien amateur le dimanche. Cette dernière activité donne un résultat inattendu : alors qu'il répète chez un copain, il a une révélation quand il apprend que son père dessine pour ?Le Pèlerin', galvanisé par cet exemple, il porte son dossier au ?Journal de Mickey' et gagne une place de lettreur dans les studios d'Édi-Monde. Après vingt-huit mois de service militaire en Allemagne, il décroche quelques travaux ? albums de coloriage et contes pour enfants ? qu'il exécute avec une certaine Claudie. En 1962, il dépose un dossier chez ?Vaillant', épouse Claudie et part en vacances. À son retour, on le cherche partout : il est sommé de livrer une page par semaine à ?Vaillant' ! Voilà comment naît "Nanar et Jujube", série dans laquelle va prospérer Gai-Luron, cousin putatif de Buster Keaton et de Droopy, qui s'installera dans ?Vaillant', puis ?Pif Gadget' jusqu'en 1971. Mais ce qui obsède Gotlib, c'est ?Pilote'. Il en rêve la nuit sans oser y aller. "C'était le phare de tout le monde, mais pour un débutant comme moi, ça n'était même pas pensable." De temps en temps, il appelle la rédaction et... raccroche. Enfin, dégoulinant de trac, il s'y présente un jour de 1965 avec un échantillon de son travail ? six pages racontant les affres d'un auteur de BD comique ? qu'il pense impubliable : la BD de l'époque est vouée aux héros (Tintin, Tarzan) et pas du tout aux problèmes existentiels d'un auteur. Mais ?Pilote' publie son récit, et, trois mois après, Goscinny lui propose de travailler avec lui sur "Les Dingodossiers". Ce qui fait de Gotlib un homme honoré et heureux, mais vachement crispé ! Goscinny ayant l'habitude de travailler avec des dessinateurs de la trempe d'Uderzo ou de Morris, il se sent un peu faiblard. D'ailleurs, au début, il l'est. Il apprend sur le tas, en dessinant des embouteillages, des phares bretons et toutes sortes de machins purement décoratifs ? que Goscinny adore lui faire dessiner. Deux albums des "Dingodossiers" (Dargaud), dans l'esprit du magazine américain de BD satirique ?Mad', paraissent en 1967 et 1972. En avance sur leur temps, les "Dingodossiers" sont fraîchement accueillis, et Gotlib se fait engueuler par ses copains : il faut qu'il se trouve un héros, car il est évident que ce style de BD ne mène nulle part ! En fait, il mène tout droit à la "Rubrique-à-Brac", que Gotlib attaque en 1968, quand Goscinny, dépassé par le boum "Astérix" et le boulot qui en découle, lui demande de continuer en solo. En 1970, il scénarise "Les Clopinettes", dessinées par Mandryka, et "Cinémastock", un pur joyau de rigolade qui doit autant à son talent burlesque qu'au fabuleux dessin d'Alexis. En 1971, il balance dans ?Rock and Folk' une parodie du scoutisme plutôt décapante, "Hamster jovial". En 1972, il crée avec Lob la série "Superdupont", qui sera montée dix ans plus tard au théâtre par Jérôme Savary et son Grand Magic Circus. Superdupont est (comme son nom l'indique) un superhéros français, affublé de tous les clichés chauvins imaginables, qui, à l'époque, rencontre un franc succès. C'est aussi en 1972 qu'il lance ?L'Écho des savanes', avec Bretécher et Mandryka. En totale liberté, il pousse le bouchon encore plus loin et se met à rigoler avec les choses graves comme Dieu, le sexe et la scatologie : "Rhââh lovely !" (1976). Il fait ça pour amuser sa crémière et les copains, mais l'explosion de ?L'Écho', qui ne dure pour le trio que le temps de dix numéros, éclabousse largement le monde de la BD. En 1973, il joue un gardien de prison dans "L'An 01", de Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch. On l'aperçoit en 1974 dans le film "Les Doigts dans la tête", de Jacques Doillon, et en 1986 dans "Je hais les acteurs", de Gérard Krawczyk, et il est (évidemment) le héros d'"And my Name Is Marcel Gotlib", court-métrage de Patrice Leconte commandé par la télé et jamais diffusé. Il réapparaît au cinéma en 2002 dans "Le Nouveau Jean-Claude", de Didier Tronchet, et également en 2003 dans "Les Clés de bagnole", de Laurent Baffie. En 1976, il coscénarise "Les Vécés étaient fermés de l'intérieur" (le premier long-métrage de Patrice Leconte), avec Coluche (son premier long-métrage à lui aussi) et Jean Rochefort. La même année, il fonde, avec son copain d'enfance Jacques Diament, le mensuel ?Fluide glacial', qui va résister à tous les naufrages de la presse du genre. C'est dans ces pages qu'il crée, en 1981, "Pervère Pépère", l'un de ses derniers exploits graphiques, puisqu'il abandonne peu à peu le dessin au cours des années 1980. Il se consacre alors à la rédaction des éditoriaux de ?Fluide glacial'. Gotlib est fait chevalier des Arts et des Lettres en 1975, puis chevalier de la Légion d'honneur. En 1991, il est intronisé Grand Prix d'Angoulême, et, selon la coutume, une exposition lui est consacrée l'année suivante, "EuroGotlibLand". Il reçoit le prix Raymond-Poïvet, toujours à Angoulême, en 2001 (à l'instar d'Uderzo ou même de Pétillon) et le grand prix Saint-Michel en 2007. Après avoir rédigé une foule d'éditos hilarants pour ?Fluide glacial', il publie en 1993 "J'existe, je me suis rencontré" (Flammarion, réédité ensuite par Dargaud), roman autobiographique bourré d'humour et d'émotion, dans lequel il raconte sa vie d'enfant juif pendant l'Occupation. Plus récemment, ses oeuvres cultes ont été réunies en intégrales : "Rubrique-à-Brac" (2002), "Cinémastock" (2005) et "Les Dingodossiers" (2005), chez Dargaud ; "Nanar, Jujube et Piette" (2006), chez Glénat. En 2015, Superdupont fête son retour aux éditions Dargaud, avec Gotlib, François Boucq et Karim Belkrouf au scénario, et François Boucq au dessin. Ce géant de la bande dessinée nous quitte le dimanche 4 décembre 2016 à l'âge de 82 ans. Site internet : http://marcelgotlib.com Nikita Mandryka, dit Mandryka, est un auteur de bande dessinée français, d'origine russe. Connu pour être le créateur du célèbre Concombre Masqué, il a également fondé avec Claire Brétécher et Marcel Gotlib L'Écho des Savanes et il a été le rédacteur en chef des magazines Charlie Mensuel et Pilote. Parmi les nombreuses récompenses qu'il a reçu, on lui a notamment décerné le Grand Prix du festival d'Angoulême en 1994, rendant ainsi hommage à son oeuvre. Origine russe pur jus pour ce dessinateur né un 20 octobre 1940 à Bizerte, en Tunisie par un hasard de circonstances qui influença son génie créateur. Le grand-père maternel, commandant d'un torpilleur, chassé par la révolution bolchévique, part de Sébastopol en 1918, demande l'asile de la France qui le dévie vers Bizerte. Il y échoue son navire totalement déglingué puis se retrouve gardien de citerne. Les parents de Nikita, étudiants en médecine à Lyon, retrouvent la diaspora slave sous le soleil maghrébin et y conçoivent leur fiston. Papa est devenu toubib. « C'était un monde de folie entre immigrés russes, se souvient Mandryka. Les hommes vaincus aspirant au retour, les femmes faisant des ménages...de doux dingues ! J'ai repris certains mots russes qui me faisaient rire en les transcrivant plus tard de façon phonétique en BD. Je pense que c'est à partir de cet univers que j'ai inventé le mien, une façon de me sortir de la folie dans laquelle j'ai vécu mon enfance, de la maîtriser. Le concombre est une BD thérapeutique, une analyse infinie.». Mandryka dessine dès l'âge de 7 ans après la découverte de Spirou, véritable « explosion » dans son jeune cerveau. Il copie avec application les personnages. Ses balbutiements en BD accompagnent ses premiers émois de spectateur assidu de westerns, de Zorro et autres Flash Gordon sur grand écran. La situation se gâte en Tunisie et la famille émigre au Maroc avant d'atterrir à Lons-le-Saunier (Jura) où Nikita entame des études secondaires. Un choc climatique et environnemental qu'il devra surmonter. En 68, Mandryka entre à l'IDHEC à Paris. Son cursus cinéma terminé, il a déjà démarré la BD pour « gagner sa croûte » et le dessin l'emporte : « un film n'est pas une mince affaire alors qu'avec un papier, un crayon, et un pinceau, on fait soi-même son cinéma ». L'idée du Concombre lui vient à 14 ans quand il tombe sur une BD de Jean-Claude Forest, Le Copyright, un lézard magique tirant d'une poche une panoplie d'outils. Aguerri au dessin, Nikita publie avec succès ses premières BDs chez Vaillant et dans Pif. Avec un humour aussi décalé que décoiffant, un sens aigu de la dérision et de l'absurde, un langage réinventé, un délire contrôlé, un graphisme percutant, le tout parsemé de quelques réflexions philosophiques, le monde de Mandryka ne ressemble à aucun autre. Le concombre paraît dans Pilote en 1967 puis l'auteur fonde avec Brétécher et Gotlib L'Écho des Savanes au début des seventies. Il quitte L'Écho en 1969, manquant de feeling pour gérer une entreprise, et réfractaire aux contraintes éditoriales. Il poursuit en parallèle ses publications dans Pilote, soit six albums. En 1982, Mandryka devient rédacteur en chef de Charlie Mensuel, puis de Pilote en 1983 avant d'en devenir conseiller à la rédaction et finalement de s'en aller pour de bon. Sa création l'intéresse bien plus que d'expliquer la BD aux autres. À cette période, il rédige le scénario d'Alice (1985) dessiné par Riverstone puis s'oriente vers la publicité avec Pas de sida pour Miss Poireau (scénario de Claude Moliterni) qui obtient le Prix Alfred de la communication à Angoulême en 1988. Après quatre publications du concombre chez Dupuis, La Dimension Poznave (part 1 et 2), Le Concombre dépasse les bornes et Le Concombre fait avancer les choses, entre 1990 et 1992, Mandryka déménage à Genève où sa future épouse, Alicja Kuhn, l'on crée une adaptation théâtrale des aventures de son héros. Grand prix d'Angoulême en 1994, Nikita Mandryka est célébré l'année suivante dans un album collectif, Tronche de Concombre, qui dépeint son « Concombre Masqué » du point de vue de 34 autres auteurs. Il relance son légume en 1995 avec un album, Les Inédits, pour finalement abandonner la bande dessinée pour quelques temps. Mandryka revient en force dans les années 2000, en participant au scénario de deux tomes de la série Les Gardiens du Maser de Max Frezzato, avant de reprendre les rênes de son Concombre Masqué pour l'album Le Bain de Minuit. Nikita Mandryka anime toujours le site du Concombre Masqué, en publiant chaque semaine une planche avec de nouvelles péripéties du légume. http://www.leconcombre.com
Chez Gotlib, l'humour est une affaire très sérieuse. Et si possible à traiter sous tous ses aspects... Les hilarantes Rubriques-à-brac, la bible de l'humour, en sont les exemples les plus démonstratifs, sans oublier Les Dingodossiers, Les Trucs-en-vrac, Les Cinemastock, etc. Attention: la lecture assidue de ces albums peut provoquer des crises de fous rires aiguës. On vous aura prévenu.
Au départ, il y avait les Dingodossiers. De petites scènes de la vie quotidienne, croquées par Marcel Gotlib d'après des scénarios de René Goscinny, père d'Astérix et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Pilote. En 1967, Goscinny décida de mettre fin aux Dingodossiers. Mais il encouragea son dessinateur à inventer ses propres histoires. Gotlib retroussa ses manches et laissa libre cours à son imagination : La Rubrique-à-brac était née. De 1968 à 1972, elle devait faire souffler un vent de douce folie créatrice dans les pages de Pilote. Cocktail de parodie, de dérision, d'absurde et de caricature, elle exprimait toutes les facettes du talent de l'auteur, dessinateur hors pair mais aussi scénariste, dialoguiste et lettreur. Gotlib a mis en scène des personnages inoubliables : le professeur Burp, la fameuse coccinelle ou encore Isaac Newton, le malheureux qui devait découvrir la théorie de l'attraction universelle rien qu'en recevant une pomme sur la tête... Un des chefs-d'?uvre de la bd d'humour. --Gilbert Jacques
À l'occasion des 80 ans de Marcel Gotlib, le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme organise une grande rétrospective de l'oeuvre de l'un des plus grands maîtres de la bande dessinée contemporaine.Pilier du journal Pilote où il anima les Dingodossiers, inventa la Rubrique-à-Brac et fit naître une kyrielle de personnages inoubliables - le professeur Burp, Isaac Newton, la coccinelle et tant d'autres -, il partit ensuite créer Fluide Glacial, où il continua son exploration de l'humour en bande dessinée.S'affranchissant de toutes les contraintes, scénaristiques et artistiques, il inventa sans cesse de nouveaux langages.Ce catalogue d'exposition est une formidable façon de (re)découvrir toutes les facettes d'un immense génie au travers de textes originaux et d'innombrables planches merveilleusement restaurées. Un ouvrage indispensable à tout amateur éclairé de bande dessinée.
Biographie de l'auteur Né en 1924, Jean-Michel Charlier était un auteur belge de bande dessinée. Il est, encore de nos jours, considéré comme l'un des scénaristes de bande dessinée les plus importants de l'école franco-belge. En 1959, il a été l'un des fondateurs du légendaire magazine Pilote, aux côtés d'auteurs comme Albert Uderzo et René Goscinny, où il va également développer l'une de ses séries les plus connues, Blueberry, avec Jean Giraud. Il décède en 1989, laissant derrière lui plus de 500 bandes dessinées, scénarios ou même feuilletons, destinés à la télévision ou à la radio. Jean-Michel Charlier naît le 30 octobre 1924 à Liège, en Belgique. À cinq ans, il découvre Tintin et invente déjà pour Pitche, héros d'une BD publiée par la Libre Belgique, quelques aventures personnelles. Étudiant en droit à l'université de Liège, il dessine dans Spirou, où il crée Buck Danny en 1947 avec Hubinon et Troisfontaines. Il écrit le scénario, dessine les avions et les bateaux, tandis qu'Hubinon se charge des personnages... Promu docteur en droit, il choisit la bande dessinée et part conquérir Bruxelles avec quelques hurluberlus, parmi lesquels Weinberg et Hubinon. Entassés dans une baraque précédemment occupée par toutes les armées de passage, ils se partagent pendant trois ans sommiers, matelas, hamacs, spaghettis et descente hebdomadaire de la police. D'abord vexé, Charlier finit par écouter les conseils de Jijé : il abandonne le dessin pour le scénario. Après la publication simultanée de trois albums de Buck Danny, Charlier rassemble ses économies pour passer deux brevets de tourisme : il pense depuis un moment que, pour parler d'avions, il est plus sérieux de savoir piloter. Mais voler coûte cher et il décide de devenir pilote professionnel. Avec Hubinon, il retape un vieil avion déniché dans un surplus en Angleterre, décrypte les figures de voltige dans un manuel de l'armée belge d'avant-guerre et ils passent ensemble aux travaux pratiques : l'un voltige pendant que l'autre juge de l'effet produit. Ils décrochent le brevet et gagnent désormais leur vie en volant le week-end, consacrant le reste de la semaine à la BD. Pendant la guerre de Corée, la compagnie aérienne belge Sabena engage Charlier comme co-pilote de DC 3 et Convair. Au bout d'un an, trouvant que le métier de pilote de ligne ressemble énormément à celui de conducteur d'autobus, Charlier abandonne et vient s'installer à Paris. Entre-temps, avant le succès de Buck Danny en 1948, il a créé de nouvelles bandes dessinées ou repris le scénario d'anciennes : La Patrouille des castors avec Mitacq, Marc Dacier avec Paape, Mermoz et Surcouf avec Hubinon, Valhardi avec Gillain puis Paape. Il rencontre Goscinny à Bruxelles et Uderzo à Paris. Ensemble, ils décident de promouvoir le métier et rédigent une Charte des dessinateurs qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain. C'est le retour des vaches maigres, jusqu'à la création d'Edifrance et la naissance, en 1959, de Pilote. Pour Pilote, Charlier crée Tanguy et Belloy avec Uderzo, Barbe-Rouge avec Hubinon, Jacques le Gall avec Mitacq, Guy Lebleu avec Poïvet. Il écrit aussi les dialogues de Tanguy et Laverdure et du Démon des Caraïbes pour Radio-Luxembourg. Après un démarrage foudroyant, Pilote connaît quelques déconvenues, dont un passage suicidaire par la mode yéyé, avant de renaître plus fermement sous la co-rédaction en chef de Charlier et Goscinny. En 1962, 1964 et 1965, Charlier entreprend trois tours du monde – lors du premier, il découvre l'Ouest américain et son histoire, ce qui lui donnera l'idée de créer une BD sur cet univers, il en propose le dessin à Jijé qui lui conseillera un de ses élèves, Jean Giraud. Cela se concrétisera avec la fameuse série Blueberry. Mais la vraie "détente" de cet aventurier, c'est de tourner pour la télévision : l'adaptation des dialogues des Chevaliers du ciel, entre autres, qui lui donne l'occasion de survoler le Pérou en hélicoptère ou de manger du singe fumé en ie... En 1972, il crée les Dossiers noirs pour France 3, une grande série d'enquêtes consacrées à des personnages ou des événements sur lesquels plane encore un mystère : l'affaire Stavisky, Al Capone, les assassinats de John et Bob Kennedy ou de Martin Luther King... Recherches, scénario, tournage, interviews, montage, commentaires, mixage - il fait tout lui-même, avec son enthousiasme et son talent habituel. Auteur surdoué, apparemment infatigable et particulièrement prolifique - au total, plus de 500 scénarios et dialogues, en bandes dessinées, feuilletons radio ou TV - Charlier est décédé le 10 juillet 1989.Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne. Suite au divorce de ses parents trois ans plus tard, Jean est en partie élevé par ses grands-parents. À l'âge de 15 ans, il commence à étudier aux Arts appliqués, et c'est à cette période-là que débute sa grande passion pour la science-fiction. En 1956, paraissent ses premières illustrations et planches dans les magazines Far West, Fripounet et Marisette, Ames vaillantes, Coeurs vaillants... Appelé sous les drapeaux, Giraud fait son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il rencontre Jijé et en devient l'élève en 1958. Peu de temps après, Jijé confie à Giraud la réalisation de quelques planches de Jerry Spring (La Route de Coronado), publiées dans Spirou. En 1963, Hara Kiri publie les premières planches d'un jeune inconnu, Moebius, pseudonyme de Giraud. Fin octobre, dans Pilote, il crée, cette fois sous le nom de Gir, avec Jean-Michel Charlier, la série Fort Navajo. Autrement dit, Blueberry est né. Le premier tome des Aventures de Blueberry paraît en 1965. Gir multiplie les illustrations de science-fiction. Alors que les pavés volent au Quartier latin en 1968, Blueberry s'apprête à prendre congé de l'armée. L'année suivante, La Mine de L'Allemand perdu paraît dans Pilote, suivi du Spectre aux balles d'or. Tandis que le succès de Blueberry va grandissant, Gir recommence à dessiner, dès 1973, dans un style tout à fait différent, des récits sous le nom de Moebius. Le même Moebius participe à L'Écho des savanes. La parution du Bandard fou en 1974, de Moebius, coïncide avec celle en album de Ballade pour un cercueil, de Giraud et Charlier, volume agrémenté d'une longue biographie de Blueberry. Suite à un différend avec son éditeur en 1975, Gir interrompt, pendant quatre ans, la réalisation de Blueberry, après l'album Angel face. La revue Métal hurlant est créée par Moebius, Druillet, Dionnet et Farkas. Les Humanoïdes Associés voient également le jour. Le talent de Moebius commence à exploser avec Arzach. L'album Les Yeux du chat, paru en 1978 aux Humanoïdes Associés, marque le début de la collaboration entre Alexandro Jodorowsky et Moebius. Il crée Jim Cutlass en 1979, avec Jean-Michel Charlier. Moebius travaille aussi pour le cinéma : il dessine les costumes d'Alien, de Ridley Scott. En 1980, parait Nez cassé, suite tant attendue des aventures de Blueberry. Une collaboration inaboutie avec Jodorowsky (une adaptation cinématographique de Dune) débouche sur la création d'une série dessinée, Les Aventures de John Diffool, ou L'Incal. Moebius est à présent aussi célèbre que Giraud. Moebius préside le jury du Salon de la BD d'Angoulême en 1982, et participe également au film de René Laloux, Les Maîtres du temps. En 1983, il s'installe, avec son studio, à Tahiti, puis déménage à Los Angeles l'année suivante. Il crée à Paris la maison d'édition Aedena, qui publie des recueils d'illustrations de Moebius. Presque simultanément, Starwatcher est créée : société qui assure la traduction de l'oeuvre de Moebius, qui est publiée par le prestigieux Comic's Marvel. En 1985, Moebius travaille, à Tokyo, sur le script, les décors et les costumes du film Little Nemo. Giraud, quant à lui, reçoit, pour Blueberry, le prix des Arts graphiques. Il est sacré « meilleur artiste des arts graphiques » par le ministre français de la culture de l'époque, Jack Lang, et est décoré de l'Ordre des Arts et des Lettres par François Mitterrand. Il adapte en bande dessinée le livre original La Ferme des animaux de George Orwell. Puis, en 1987, il collabore sur le film américain Willow, de George Lucas et Ron Howard. L'année suivante, Giraud rentre à Paris, où il s'installe avec Isabelle. Il réalise également pour Marvel un épisode du mythique Surfer D'argent, sur un scénario de Stan Lee. Jamais un auteur français n'a connu une telle consécration outre-Atlantique. Bien qu'il travaille aussi sur Abyss, de James Cameron, cela ne l'empêche nullement de rentrer vivre en France. Au cinéma, il conçoit également en 1997 les décors du film Le Cinquième Elément de Luc Besson. La série Blueberry qui avait repris en 1979, parallèlement aux activités multiples de Moebius, est sous le choc : Jean-Michel Charlier s'éteint en 1989. Giraud décide de poursuivre la série seul, assurant désormais scénario et dessin. Mieux, il lance bientôt une autre série, Marshal Blueberry, dessinée par William Vance mais dont il assure également les textes. Seule la collection La Jeunesse de Blueberry, dessinée par Colin Wilson (avant d'être reprise par Michel Blanc-Dumont) est confiée à un autre auteur, François Corteggiani. Il débute, en 1992, une nouvelle série de trois tomes, en collaboration avec Jodorowsky, Le Coeur Couronné, éditée aux Humanoïdes Associés. En 1997, sa femme, Isabelle, reprend la maison d'édition / galerie Stardom, devenue aujourd'hui MOEBIUS PRODUCTIONS. Ils éditent ensemble livres, sérigraphies, affiches en édition précieuse et limitée, consacrés à l'oeuvre de l'artiste. MOEBIUS PRODUCTIONS organise ses expositions dans le monde entier, et le dessinateur est associé à plusieurs manifestations d'art contemporain. En 1999, une attraction autour de l'oeuvre du « Garage Hermétique », est inaugurée à San Francisco. La même année La Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris lui dédie un espace de l'exposition « un monde réel où sont présentées un recueil de peintures abstraites. En 2000, une grande exposition rend hommage à Giraud/Moebius au musée de la Bande dessinée d'Angoulême. En 2004 la monnaie de paris et Moebius Productions organisent une exposition réunissant l'oeuvre de Moebius et celle du dessinateur japonais Hayao Miyazaki et met l'accent sur le rapprochement entre ces deux artistes majeurs. En 2003, sort sur les écrans Muraya, l'histoire secrète de Blueberry, film de Jan Kounen inspiré du diptyque composé de La Mine de L'Allemand perdu et du Spectre aux balles d'or, réédité pour l'occasion en grand format et sous le titre Les Monts de la superstition. L'année suivante, paraît Icare, dessiné par Taniguchi, aux éditions Kana. Il travaille également sur le 28ème album de Blueberry, Dust, qui paraît en 2005 chez Dargaud. Il collabore en 2007 à la série culte XIII en dessinant le volume 18, intitulé La Version irlandaise, sur un scénario de Jean Van Hamme. En 2008, Jean Giraud participe à la réalisation d'une nouvelle attraction du Parc du Futuroscope, « La Citadelle du Vertige », inspirée de l'univers du « Garage hermétique ». Plus récemment, Jean Giraud a publié Arzak, l'arpenteur et Les Carnets « Major » et « Faune de Mars », sortis respectivement en 2010 et 2011, chez MOEBIUS PRODUCTIONS. D'octobre 2010 à Mars 2011, la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, est l'hôte de la grande exposition « Moebius Transe forme ». Un succès majeur de MOEBIUS PRODUCTIONS et de la fondation. Il décède à Paris le 10 mars 2012 à l'âge de 74 ans.
Après avoir dérobé de haute lutte la Conque de Ramor à Shan-Tung, Bragon, Pélisse et le Mystérieux Inconnu (un sauveteur providentiel qui refuse d'enlever son masque et de révéler son identité) se rendent dans la Marche des Voiles d'Écume, domaine de la Princesse-sorcière Mara. Cette dernière les attend pour récupérer la conque et leur dire le but de leur prochaine mission : aller lire les runes enfouies au fond du Temple de l'Oubli car elles seules révèlent le nom de la contrée où se trouve l'Oiseau du Temps. Le Temple de l'Oubli, l'endroit le plus dangereux de tout Akbar. Personne n'ose s'y aventurer, pas même les Jaisirs qui en ont la garde. Seul un fou aurait l'audace d'y entrer avec l'espoir d'en sortir vivant. Aux réticences de Bragon s'ajoute le fait qu'il devra supporter durant le voyage la présence de Bodias, prince-sorcier de la Marche des Milles Verts, ancien amant de Mara, et donc également père potentiel de Pélisse. La rivalité entre les deux hommes ne sera qu'un des innombrables obstacles qui parsèmeront la route des compagnons de la Quête. Bulrog, ex-mercenaire au service de Shan-Tung, ancien élève de Bragon, à soif de revanche. Lui et le prince-sorcier Fjel se sont alliés pour contrer les plans de Mara. Et dans les profondeurs mystérieuses du Temple de l'Oubli, les Gardiens affamés attendent avec impatience leurs nouvelles victimes...
Díaz Canales Juan ; Guarnido Juanjo ; Ruiz Anne-Ma
Attention chef-d'oeuvre ! L'histoire d'un privé qui veut venger son ex-fiancée assassinée, rappelle celle des grands maîtres du polar le plus noir. Cette tragédie classique est transfigurée par un dessin sublime, d'une maestria époustouflante !Notes Biographiques : Juan Díaz Canalès est né en 1972 à Madrid, en Espagne. Il lit très tôt de la bande dessinée avant de s'intéresser au dessin animé. C'est décidé, il en fera son métier ! À 18 ans, il intègre un studio d'animation et y rencontre Juanjo Guarnido, avec lequel il se lie d'amitié. Juan reste en Espagne alors que Juanjo part en France travailler pour les studios d'animation de Disney. Mais cela ne les empêche pas de réfléchir à un projet de bande dessinée, ce qui donnera des années plus tard "Blacksad ». Juan Díaz Canalès continue de fréquenter l'école des Beaux-Arts, puis, en 1996, fonde avec trois autres dessinateurs une société d'animation baptisée "Tridente Animation". Il est ainsi amené à travailler avec des entreprises européennes et américaines. Díaz Canalès partage son temps entre son activité de scénariste pour la BD ou l'animation et celle de superviseur de séries télé et de films d'animation longs-métrages. "Blacksad" est sa première série qui voit le jour en 2000 et qui s'inscrit dans le pur esprit du polar noir américain. Devenue culte, adaptée en jeu vidéo en 2019 (« Under the skin »), la série est publiée dans plus de 20 pays et connaîtra une actualité en 2021 après 7 ans d'absence ! Mais le scénariste a également collaboré avec plusieurs dessinateurs dont José-Luis Munuera sur le très beau diptyque "Fraternity" (Dargaud, 2011) et Ruben Pellejero, de succéder à Hugo Pratt pour la reprise des aventures de Corto Maltese (Casterman). En 2015, il sort chez l'éditeur espagnol Astiberri un roman graphique dont il signe le scénario et le dessin sous le titre Au fil de l'eau (parution chez Rue de Sèvres en 2016). Il collabore également avec le dessinateur Antonio Lapone et la co-scénariste Teresa Valero en créant le diptyque "Gentlemind" (Dargaud, 2020), qui raconte le destin poignant d'une femme qui hérite d'un magazine de charme, 'Gentlemind', dans le New York des années 1950/1960. Il prépare également un diptyque fantastique avec le dessinateur Toni Fejzula, à paraître chez Dargaud. Juanjo Guarnido est né à Grenade, en Espagne, en 1967. Il passe son enfance dans le village de Salobrena, au bord de la Méditerranée, à dessiner. Plus tard, sa famille s'installe à Grenade, en Andalousie. C'est là qu'il étudie les Beaux-Arts et obtient son diplôme. Par la suite, il participe à la réalisation de plusieurs fanzines grenadins. Durant ces années, il publie également de nombreuses illustrations chez Cómics Forum (un label de Planeta DeAgostini) pour l'édition espagnole de Marvel, ce qui lui permet de toucher un public espagnol assez large. Il prend ensuitecontact avec le milieu du dessin animé et s'installe à Madrid où, pendant trois ans, il travaille sur plusieurs séries télé pour les studios d'animation Lapiz Azul. C'est lors de son premier jour chez Lapiz Azul qu'il rencontre Juan Díaz Canalès, qui deviendra son scénariste sur "Blacksad". En 1993, il déménage à Paris pour intégrer les studios Walt Disney à Montreuil, où il travaille comme animateur jusqu'à la fermeture des bureaux. Adepte depuis toujours de la BD européenne, il entreprend patiemment ce qui sera la longue fabrication de son premier album, le tome 1 de "Blacksad" (Dargaud), "Quelque part entre les ombres", paru en 2000. Il mène alors de nouveaux projets en parallèle, comme "Sorcelleries" (Dargaud), avec Teresa Valero, "Voyageur" (Glénat, projet collectif) et "Les Indes fourbes" (Delcourt) avec Alain Ayroles. Par ailleurs, il a illustré la pochette du groupe de hard rock Freak Kitchen, 'Cooking with pagans" (2014) et a également réalisé le clip de leur morceau 'Freak of the week'. En 2021, il réalise la couverture du premier "Batman Death Metal" pour DC/Urban Comics, collection lancée en 2021 autour de groupes de heavy metal, en mettant en scène le groupe Megadeth. L'année 2021 marque également le grand retour de Blacksad avec le premier volume d'un diptyque pour cette série culte qui connaît un succès considérable, publiée dans plus de 20 pays. Une adaptation en jeu vidéo a d'ailleurs vu le jour en 2019 sous le titre "Under the skin".
Quatre jours ! Il ne reste que quatre jours avant la nuit de la saison changeante " qui verra la délivrance du dieu maudit Ramor et la ruine d'Akbar. Quatre jours avant d'arriver au Doigt du Ciel, immense piton rocheux planté au milieu de l'estuaire du fleuve Dol, et cachette présumée de l'Oiseau du Temps que leur a révélée Fol de Dol, le redoutable Maître du Fleuve. Entre les compagnons de la quête et l'Oiseau du Temps encore un obstacle, de taille. Il leur faut traverser le repère du Rige. Mais qui est le Rige ? " Le Rige ne connaît qu'un seul devoir ! Une seule loi ! La chasse ! Et quiconque franchit les frontières de son domaine est assuré d'en payer l'octroi avec son sang ! " L'apparition du non moins légendaire chevalier Bragon est pour cet infatigable chasseur une extraordinaire aubaine : se mesurer à la seule personne sur Akbar qui puisse prétendre sans mentir être son égal. Il ne les laissera donc, lui et ses compagnons Pélisse et le Mystérieux Inconnu, traverser son territoire qu'au prix d'une traque sans merci dont la seule issue possible est la mort. Mais est-ce vraiment de la peur qui incite Bragon à refuser le défi ? Quel est le lien qui l'unit au Rige ?... Mais la fougueuse Pélisse ne saurait souffrir que la Quête soit retardée, et son emportement obligera Bragon à affronter l'être qu'il redoute et admire le plus. Sous les lunes d'Akbar, dans la jungle inextricable et meurtrière du territoire du Rige, s'engage le plus extraordinaire des duels..."
Résumé : Le Chat nous emmène dans une visite humoristique de son panthéon artistique. Geluck, fidèle au rendez-vous, nous offre, en cette fin d'année, une édition augmentée de L'Art et Le Chat, enrichie de dessins plus drôles et intelligents les uns que les autres. Le bleu Klein, le Martyre de Saint Sébastien, les lacérations de Fontana, le Cri de Munch ou les compressions de César, autant d'icônes de l'art, passées à la moulinette du Chat. Dans son exposition parisienne (qui est en train de battre des records de fréquentation), Philippe Geluck confronte son matou aux plus grands noms de l'Art dans un face à face insolent et admiratif. Tous les visiteurs, petits et grands, ressortent du Musée en Herbe avec du baume au coeur. Tous les lecteurs de L'Art et Le Chat refermeront l'album avec des étoiles dans les yeux.
Ah, la vie d'une licorne n'est pas un long fleuve tranquille ! Nom : Brigitte. Signe distinctif : créature de rêve. Situation : célibataire (un prétendant : Pégase). Métier : organisatrice du GMCM (Grand Meeting des Créatures Mythiques). Ses amis : la Sirène, le Chat botté, le Dragon, la Marraine la fée. Déteste (enfin pas complètement) : les paillettes, les émoticônes, les arcs-en-ciel et surtout le Lama. Adore : se regarder dans son miroir pour savoir qui est la plus belle, papoter avec ses copines, aller voir son psy, faire du shopping, manger des cupcakes, réfléchir au sens de la vie...
Grâce au talent de Philippe Geluck, Le chat (d?abord créé en Belgique en 1983 dans le quotidien Le Soir, puis popularisé initialement en France par le magazine A Suivre édité par Casterman) est devenu au fil des années un personnage extraordinairement populaire, connu de tous. Ses aventures toujours sous format court (illustration, strip ou planche), sont faites d?aphorismes, de gags, de clins d?oeil ou de jeux de mots, autant de facettes de l?inépuisable humour de Philippe Geluck, gagman au long cour et à la notoriété sans cesse grandissante?