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Le rêve du théologien : pour une apologétique du désir. Crédibilité et idée de Dieu dans l'oeuvre d'
Gosselin Jean-François
CERF
33,00 €
Épuisé
EAN :9782204109659
L'oeuvre d'Adolphe Gesché témoigne de cette quête audacieuse, insensée diront certains, de mettre en rapport d'intersignification les mots Dieu et homme, théologie et apologétique, raison et désir, amour de Dieu et amour de soi. Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni ! Rendre Dieu à nouveau accessible et désirable aujourd'hui, tel fut son rêve d'une "apologétique du désir". Voilà donc le projet mis en lumière dans cet ouvrage. Sous le thème de la crédibilité, Jean-François Gosselin nous propose des clés de lecture inédites qui ouvrent de nouvelles perspectives et dévoilent le sens profond du geste théologique de l'auteur de la très célèbre série Dieu pour penser (Editions du Cerf, 1993-2003). Cette première monographie de langue française au titre énigmatique projette un éclairage authentique sur un théologien qui fut parmi les plus originaux de la seconde moitié du XXe siècle. Elle sert tout à la fois d'introduction, de mise en contexte et de synthèse d'une oeuvre qui garde toute sa pertinence. Croire en Dieu est-il un geste crédible pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui ? Interroger l'oeuvre du Louvaniste à partir d'une question aussi fondamentale s'est avéré d'une fécondité remarquable. Ce livre aidera tous ceux et celles qui cherchent à mieux se situer par rapport à la foi chrétienne dans un monde secoué par le religieux, où, paradoxalement, la question de Dieu est occultée.
Repérer les traits constitutifs de ce qui, de manière d'ailleurs assez tardive, s'est appelé "École de Francfort", présente une certaine difficulté. Sans doute trouve-t-on quelque unité dans le mouvement théorique allemand auquel ont appartenu des figures importantes de la pensée du XXe et du début du XXIe siècles comme Horkheimer, Benjamin, Adorno, Marcuse, Habermas ou Honneth. Ils partagent, par exemple, quelques références communes comme Hegel, Marx et Weber ou encore Lukacs; et quelques thèmes communs comme la critique de la modernité capitaliste sous l'angle de la réification. Mais la variété de leurs productions théoriques majeures, de leurs polarités respectives et de leurs styles semble interdire de parler d'une École. Quoi de commun en effet entre les fulgurances énigmatiques de Benjamin évoquant la figure baudelairienne du flâneur et la rude élaboration théorique par Habermas d'une théorie de l'agir communicationnel? Entre l'exigeante théorie de l'art d'avant-garde d'Adorno et celle du besoin de reconnaissance de Honneth, tournée vers la vulnérabilité? Entre les aphorismes pessimistes du jeune et du vieux Horkheimer, et la philosophie explosive du désir de Marcuse? Et où placer des figures importantes comme Neumann, Fromm ou Wellmer? À cette variété s'ajoute la discontinuité des générations et des expériences historiques, et celle des références intellectuelles. Ainsi, entre le pessimisme radical d'Adorno et de Horkheimer d'un côté, liés par l'expérience du nazisme, du stalinisme et de l'exil, et ancrés dans une culture philosophique et intellectuelle allemande, et Habermas et Honneth de l'autre, davantage réconciliés avec des institutions démocratiques consolidées par l'après guerre, et se référant notamment à la psychanalyse anglo-saxonne, au pragmatisme, aux théories américaines de la justice ou au structuralisme français, il n'y aurait pas plus de points communs qu'avec n'importe quel représentant d'une philosophie sociale ambitieuse et critique, à Francfort ou ailleurs. Aussi c'est précisément parce que seuls quelques références communes et quelques thèmes identiques paraissent les unir que se multiplieront deux types de réception. Soit les lectures trop lointaines, qui se contentent de placer toutes ces figures dans une postérité marxiste, celle par exemple du "marxisme occidental", et pour qui l'appartenance à l'École de Francfort ne joue alors presque plus aucun rôle intellectuel distinctif, soit les lectures plus méticuleuses mais qui exagèrent les discontinuités, et alimentent alors les procès en trahison ou en légitimité, et donnent une impression de dispersion ou d'unité factice. Jean-Marc Durand-Gasselin articule la diversité de ces penseurs à l'identité du projet d'origine: articuler données empiriques, enquêtes et approches plurielles des sciences humaines pour décrire au plus près la réalité sociale.
La théologie vit l'exil. Qui de nos jours s'intéresse à elle, hormis une frange engagée ? Où sont les théologiens dans le débat public, les médias ? Qui lit leurs publications ? Frappé d'insignifiance, le visage de la théologie s'attriste d'une obsolescence funeste. Et si son avenir passait par une apologétique forte et renouvelée ? Telle est la thèse audacieuse soutenue par Jean-François Gosselin qui trouve, dans l'exil même, le motif de soutenir cette proposition. Insensé ! diront certains, qui rappelleront aussitôt la déroute de l'entreprise apologétique au siècle dernier, et ses échecs retentissants. De science et de coeur, cet ouvrage procède d'une conviction raisonnée. Pour Jean-François Gosselin, pas question de ressusciter les gloires déchues, mais bien d'accueillir la mal-aimée comme une part essentielle de nous-mêmes. N'est-il pas dans la nature de la foi que d'être annoncée dans des milieux qui lui sont hostiles, que d'entendre et de confronter la contradiction ? Prestigieuse dans l'Eglise ancienne, la littérature apologétique (Fredouille) fut de toutes ces rencontres. Encore faut-il affronter des décennies d'inimitié, et surmonter le " complexe antiapologétique " ambiant, défi auquel l'auteur se mesure en première partie de l'ouvrage. De cette traversée périlleuse émerge une vision d'avenir où l'apologétique tiendrait sa place comme théologie soucieuse de l'expérience humaine (de Lubac) qui, sans s'oublier elle-même, se décentre et rayonne audelà d'elle-même, au devant et au service de ceux et celles qui cherchent et qui doutent. C'est à l'aune de la pensée d'Adolphe Gesché (1928-2003) que l'auteur cueille les prémices d'une apologétique d'avenir qui renoue avec sa raison d'être au creuset de l'épreuve et au feu de l'objection.
L'idée de Dieu a-t-elle quelque chose à apporter à une modernité qui s'est construite en la soupçonnant ? Adolphe Gesché, théologien majeur du XXe siècle, a profondément cru que oui. Gesché a honoré la quête de liberté et d'accomplissement personnel propre à notre époque au point d'en faire le socle de sa théologie, n'hésitant pas à soumettre la foi chrétienne à l'épreuve du désir humain. Mais, du même souffle, il a anticipé les crises qui minent notre monde refermé sur lui-même. Toute son oeuvre est vouée à retrouver le vrai visage d'un Dieu empoussiéré sous des formules dogmatiques, obscurci sous des siècles d'interdits et méconnu de plusieurs. Spécialiste d'Adolphe Gesché, Jean-François Gosselin propose un parcours sur les traces de son maître à penser. Comme Gesché, il procède à la manière d'un peintre impressionniste, par petites touches, faisant confiance à l'oeil de celui qui contemple. Le temps venu, l'ensemble du tableau s'offre au regard. Ce livre ouvre ainsi une porte sur une oeuvre dont on découvre la frappante actualité.
Le puzzle postmétaphysique de Habermas Le refus des formes allemandes de pensée autoritaire et élitiste ainsi que la volonté de jouer le jeu d'une pensée faillible et modeste ont incité Habermas à penser son entreprise de renouvellement de la "théorie critique" comme un puzzle postmétaphysique. Les perspectives nouvelles de la publicité et de la délibération démocratiques vont ainsi recevoir une assise théorique inédite sous la forme d'une combinaison singulière de traditions intellectuelles considérées comme concurrentes ou antagonistes, combinaison produite comme un puzzle de manière méthodique et originale.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones