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Vous avez dit pervers ? Pour en finir avec les malentendus
Gorog Jean-Jacques
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037006820
La perversion est un terme qui, dans la clinique, qualifie une position subjective. Elle constitue l'un des trois grands groupes nosologiques définis classiquement, avec la névrose et la psychose. Or il existe une difficulté pour une définition structurale de la perversion, d'où nombre de malentendus à son propos. Comment reconnaître un pervers puisque les pervers, paraît-il, ne consultent jamais les psychanalystes ? Selon Freud, l'enfant est toujours un " pervers polymorphe " au moins au début de son existence, et cela n'est pas sans ouvrir le débat avec des conséquences parfois dramatiques. La question de la structure perverse mérite donc être posée et examinée. Le mot de " transitoire " bien présent à son propos dans l'enseignement de Lacan vient nous alerter sur ce que l'ordre pervers a d'instable, même s'il semble fixé et se révèle donc trompeur. Trait symptomatique dans la névrose, suppléance dans la psychose, le lien à ces structures comme à la différence des sexes vaut d'être explicité. Il peut se révéler utile dans l'abord clinique du désir, pervers par définition. Comment sortir des ces malentendus ?
Résumé : La passion est un mot ancien, l'affect est bien plus récent puisque le substantif n'apparaît qu'avec Freud traduit en français. Ils sont presque équivalents. Mais le premier de ces mots est sans doute meilleur parce que la passion n'est, pas seulement, subie, comme l'affect, elle implique qu'on y participe, qu'on agisse. C'est, sans doute pourquoi Lacan au moment de son séminaire L'Angoisse produit. un étrange tableau, sa théorie des affects à lui, prolongeraient de la triade de Freud, inhibition, symptôme, angoisse. Que viennent y faire ces deux occurrences de l'acte que sont "acting out" et "passage à l'acte" ? Un parcours s'ensuit. de Thomas d'Aquin vers l'acte du psychanalyste.
La clinique psychanalytique de Freud, Ferenczi, Abraham, Lacan et bien d'autres comporte un certain nombre d'invariants. La doctrine que supporte cette pratique y montre une cohérence qui, si elle n'est pas à proprement parler scientifique, a le mérite de reposer sur une conception précise dont cet ouvrage vise à préciser la teneur. Face à ce que j'appelle ici une "nouvelle langue" , commune aux psychanalystes, de nombreuses variations dans leur pratique peuvent interroger l'idée qu'on se fait de son vocabulaire propre. Pour cela il était nécessaire de revoir le sujet, celui de la science avec Descartes, mais aussi de situer le réel qui ne s'explique pas, étrangement pour Newton, "hypotheses non fingo" , contre Descartes et sa logique. C'est ainsi que le concept nouveau du "désir de l'analyste" , promu par Lacan, et qui vaut pour les analystes, qu'ils le sachent ou pas, permet d'approcher en quoi ce discours de l'analyste n'existerait pas sans la science, tout en s'en écartant pourtant radicalement.
Résumé : Pourquoi a-t-on l'impression de devenir invisible au regard des hommes à partir de cinquante ans ? Comment ne pas déprimer quand nos enfants quittent la maison ? Comment profiter à fond de la deuxième moitié de sa vie ? Et pourquoi, dans une société où l'on vit de plus en plus longtemps, est-on considérée comme vieille de plus en plus jeune ? Attention, les "nouvelles vieilles" débarquent ! Elles sont fortes, dignes, libres et n'ont plus rien à prouver à personne. Amour, sexe, travail, santé, look, enfants, copines : un manuel plein d'informations, d'astuces et d'humour pour assumer son âge en toute fierté.
Le mot désir a subi dans sa traduction du Wunsch freudien une transformation au cours de laquelle Lacan a utilisé toutes les ressources de la langue française pour en faire valoir les variations. La psychanalyse doit faire face aux entrelacements du désir sexuel, du désir de mort, autre nom de la pulsion de mort, et du voeu de mort à l'endroit du père (Wunsch). Socrate se révèle un modèle pour le désir de l'analyste, déjà affirmé par Lacan dans son séminaire Le Transfert ainsi que dans "Mise en question du psychanalyste", texte publié récemment, pour son désir de mort, fût-il commandé par une voix dont il ne recule pas à la dire hallucinée, donc psychotique.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.