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La CFDT . Ou la volonté de signer
Gorius Aurore ; Moreau Michaël
HACHETTE LITT.
24,25 €
Épuisé
EAN :9782012358508
Le refus du CPE a permis de refaire l'unité syndicale. Mais la CFDT a récemment traversé une crise grave: des milliers de militants ont rendu leur carte après l'accord sur la réforme des retraites négocié par la confédération en 2003. Dans un paysage syndical marqué par le tropisme de la division et la tentation de la radicalité, le syndicalisme de négociation et de proposition peut-il trouver sa légitimité et sa crédibilité? Aurore Gorius et Michaël Moreau ont enquêté pendant deux ans sur la nouvelle CFDT, les coulisses des grandes réformes, ses liens avec les politiques, les tractations secrètes avec les gouvernements de droite, l'évolution de ses réseaux intellectuels et de sa stratégie, pour mieux comprendre les atouts et les limites d'une confédération syndicale en plein doute. Successeur à la tête de la CFDT de la charismatique Nicole Notat depuis 2002, François Chérèque finira-t-il par convaincre les salariés français et ses interlocuteurs patronaux et gouvernementaux que la stratégie de son organisation est la seule à même de redonner ses lettres de noblesse au syndicalisme français? Biographie de l'auteur Aurore Gorius est journaliste au service "Economie et social" de France Soir. Michaël Moreau est rédacteur en chef adjoint de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde", sur France 3. Il est aussi l'auteur du Gouvernement des riches (La Découverte, 2004).
Ils vivent dans l'ombre des puissants, mais ils exercent eux-mêmes un pouvoir et une influence largement ignorés du grand public: les conseillers en communication contrôlent aujourd'hui l'image des gouvernants comme des grands patrons et sont passés maîtres dans l'art de manipuler les journalistes et l'opinion. Désormais, ils participent également aux décisions stratégiques des politiques aussi bien qu'à celles des groupes du CAC 40. Ce livre, fruit d'une enquête de deux ans, dévoile qui sont ces gourous de la com"dont les plus influents symbolisent l'étroite imbrication entre la sphère publique et le Inonde des affaires. Ils s'appellent Anne Méaux, Stéphane Fouks ou Michel Caizaroni et répondent ici pour la première fois, comme nombre d'autres acteurs, leaders politiques ou figures patronales, aux questions sans concession des auteurs. Ceux-ci montrent ainsi comment, en trente ans, du tournant de la rigueur de Mitterrand aux années Sarkozy, se sont construits de gigantesques réseaux d'influence qui agissent en coulisses pour des intérêts privés. Des réseaux dont les méthodes ont occupé une place décisive dans la campagne présidentielle de 2012, sur laquelle les auteurs apportent ici un éclairage inédit. Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l'ombre."
Bolzano Bernard ; Goris Wouter ; Sugimura Yasuhiko
Ce numéro s'ouvre sur des textes choisis de Bolzano (traduits et présentés par Alain Gallerand), qui se penchent sur la manière dont le langage traduit les entités logiques (les propositions en .roi, et les représentations en soi qui en sont les composantes), et s'intéresse aux propositions contenant des intuitions ? c'est-à-dire des représentations qui, à la différence des concepts, sont à la fois simples (quant à leur contenu) et singulières (quant à leur objet) : cette couleur que je vois, cette odeur que je sens, cette douleur que je ressens sont-elles exprimables et communicables, et ont-elles une place dans les exposés scientifiques ? Ces textes esquissent ainsi une théorie de l'indexicalité, et révèlent la présence de l'ineffable et les limites de la communication linguistique. Vient ensuite la seconde partie du texte de Wouter Goris "L'a priori historique chez Husserl et Foucault" (la première a été publiée dans le n°123). L'auteur y analyse l'oxymore philosophique qu'est l'a priori historique, dont il retrace l'origine depuis "L'origine de la géométrie" de Husserl, où ce dernier thématise l'a priori de l'historicité, à savoir les structures formelles de tout horizon historique qui précèdent toute rationalité historiographique. La seconde partie de l'article de W. Doris concerne davantage Foucault, chez qui il s'agit moins d'a priori de l'histoire que d'a priori dans l'histoire : à savoir les formes a priori de la dicibilité et de la visibilité qui caractérisent une épistémè. Dans "Auto-éveil et témoignage", Yasuhiko Sugimura vise à présenter au lectorat français la philosophie de l'Ecolc de Kyôto (notamment celle de ses fondateurs Kitarô Nishida et Hajime Tanabe), en montrant que loin d'être une synthèse idéalisée de la logique occidentale et de la sagesse orientale, c'est une philosophie du Néant absolu qui ne se rattache pas à la tradition bouddhiste. II tente un rapprochement avec la pensée de philosophes français post-heideggériens tels que Levinas, Ricoeur et Derrida, au fil conducteur des idées centrales d'auto-éveil et de témoignage. Dans"Cinq postulats de la théorie des concepts", Alain Séguy-Duclot explicite les postulats généralement situés au fondement de la philosophie du langage et de la théorie des concepts : 1) toute communication est transmission d'un sens ; 2) deux objets distincts ne peuvent être identiques ; 3) tout individu est singulier ; 4) tout sens est conceptuel ; 5) l'abstraction conceptuelle opère par mise au jour de ressemblances entre des objets distincts. Il tente alors de montrer que ces postulats constituent autant d'obstacles à la théorisation. Enfin, la "Réponse à l'once Pilate" de Pascal Engel renoue avec l'ancienne tradition des dialogues philosophiques. Selon l'auteur, Ponce Pilate, quand il prit sa décision fatale, aurait mieux fait d'être plus philosophe et moins sceptique, et aurait dû réfléchir au rôle de la vérité comme norme, que lui rappelle vingt années plus tard l'épicurien Aclius au bord du Pausilippe ; il n'est guère aisé de formuler avec précision cette norme, comme l'habile Pilate le montre à son interlocuteur, qui parvient néanmoins à le convaincre qu'elle doit être comprise comme une norme de connaissance : on ne peut croire quelque chose que si l'on est en mesure de le savoir.
Résumé : Chiara Mastroianni, fille de Marcello et de Catherine Deneuve, Charlotte Gainsbourg, fille de Serge et de Jane Birkin, Arthur H., Izïa et Kên Higelin, tous enfants de Jacques, Marie Drucker, fille de Jean et nièce de Michel, Thomas Dutronc, fils de Jacques et de Françoise Hardy, Arnaud Lagardère, fils de Jean-Luc, Léa Seydoux, fille de? Interminable est la liste de ces enfants de chanteurs, d'acteurs, ou d'animateurs télé, ou bien héritiers d'un empire économique qui occupent, à la suite de leurs parents, la une des médias. Cette enquête édifiante révèle que les dynasties ne se sont jamais aussi bien portées que dans la France d'aujourd'hui. La célébrité, l'argent et même le talent se transmettent plus que jamais par le sang. Certaines de ces familles ont une longue histoire, comme les dynasties industrielles ou politiques, où l'entre-soi et l'héritage le disputent au népotisme. Mais, plus étonnant, les " fils et filles de " ont aussi conquis des domaines plus inattendus, comme celui de la culture, de la musique et du cinéma. L'apparition de la politique-spectacle, les mariages entre stars et grands patrons ou responsables politiques, eux-mêmes " fils ou filles de ", tout cela dessine une véritable " société de cour " digne de l'Ancien Régime. Parents et enfants confortent leur pouvoir et leur célébrité en nouant des alliances au profit d'un système qui fonctionne en circuit fermé, où les enfants se côtoient dès le plus jeune âge, partageant les mêmes écoles et les mêmes loisirs. La France de la Révolution française et de la fin des privilèges a donné naissance à une nouvelle aristocratie.
Georges Charachidzé poursuit ici un dialogue entrepris il y a plus de trente ans avec Georges Dumézil et son oeuvre. Spécialiste du Caucase et comparatiste, l'auteur s'attaque à des problèmes que Dumézil qualifiait d'"étranges" et de "redoutables''. Le système trifonctionnel - la religion, la guerre, l'économie -, propre à l'univers indo-européen, peut-il être utilisé par des groupes étrangers aux langues indo-européennes ? Etendant son enquête au-delà des oeuvres littéraires étudiées par Dumézil, l'auteur analyse les religions du Caucase et fait cette découverte surprenante : pour comprendre et manier le dispositif mental des trois fonctions, il n'est nul besoin de l'avoir hérité de ses ancêtres. En effet, les indigènes caucasiens ont su préserver le système mieux que les Indo-européens auxquels ils l'avaient emprunté. Chemin faisant, on rencontre des figures singulières : Sainte-Marie, qui veille à la régulation des naissances ; Kviria, un dieu féministe au royaume de la misogynie ; l'étrange génie de la Petite-Vérole qui est, selon les cultes, mâle ou femelle, chrétien ou musulman. Enfin, dans ce livre qui renouvelle les études sur le Caucase, Georges Charachidzé ressuscite les Alains, ces bandes barbares qui terrorisèrent l'Empire romain et dont on croyait la religion perdue.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.
Thirlwell Adam ; Seiffert Rachel ; Kennedy A. L. ;
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop, de jazz ou de musiques électroniques. Les romanciers anglais ont un don pour la nouvelle. Cinq jeunes écrivains anglais, figurant tous sur la dernière liste de la prestigieuse revue Granta, ont rencontré dix jeunes écrivains français. Résultat, un France/Angleterre d'un nouveau genre et une réflexion ludique sur la création.