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Scriabine
Gorenstein Friedrich
CALMANN-LEVY
17,85 €
Épuisé
EAN :9782702121757
Le roman de Friedrich Gorenstein s'ouvre et se referme sur une citation tirée des carnets de Scriabine : " La pierre à bâtir et le rêve sont faits de la même substance et tous deux pareillement réels " Entre les deux, l'auteur nous conte la vie du célèbre compositeur russe qui incarnait la volonté désespérée de transformer le monde par la puissance de l'art avant que la révolution bolchevique n'étouffe pour longtemps le désir du créateur de s'affirmer. Scriabine, petit Mozart russe, compose à dix ans un opéra, proclame son génie et annonce un nouvel évangile : l'art total, une synthèse de musique, de philosophie et de religion. Certains décrient l'arrogance et la dégénérescence du " petit moustachu au nez retroussé et au menton nettement séparé en deux " qui produit un peu partout en Europe et même en Amérique ses compositions " morbides et de perversion ", avide des applaudissements du monde. D'autres saluent la singularité de son art, éprouvent avec frissons " les baisers qu'il donne aux sons ", les vibrations inouïes qu'il fait éclore d'harmonies nouvelles. Friedrich Gorenstein, écrivain russe contemporain au souffle géant, puissant, robuste, immense comme ses livres, et Alexandre Scriabine, compositeur russe mort en 1915, de nature nerveuse, irritable, fragile, à l'oeuvre inachevée, témoignent, chacun à sa façon, du principe volontaire de toute véritable création et de l'impérissable substance des rêves. Friedrich Gorenstein est né en 1932 à Kiev, en Ukraine, il publie sa première nouvelle en 1964, La Maison à tourelles, qui sera alors sa seule publication en U. R. S. S. De 1966 à 1979, il écrit en particulier L'Hiver de 1953, Degrés, Le Rachat, La Place, Psaume En 1979, il se réfugie à Berlin, où il vit aujourd'hui. Traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard
Voici, pour la première fois retracées en contrepoint l'une de l'autre, deux histoires de la bande dessinée, traitant respectivement du domaine franco-belge et du domaine américain. Des origines à nos jours, toutes les ?uvres marquantes, tous les créateurs importants, tous les événements qui ont fait évoluer le Neuvième Art de part et d'autre de l'Atlantique, dans ses publics, ses formats et ses ambitions, sont ici présentés dans un ordre chronologique. Les documents illustrant cette histoire comparée sont tires des collections du Musée de la bande dessinée d'Angoulême, qui abrite le plus beau fonds de planches originales d'Europe. L'étude du processus d'élaboration d'une bande dessinée, dans ses phases successives et ses variantes, vient compléter cette somme. Enfin, l'esthétique du dessin de bande dessinée, dans ce qu'il a de spécifique, fait l'objet d'une analyse élaborée à partir des grandes familles des "maîtres du trait". L'ensemble constitue sans doute le livre le plus complet jamais publié sur l'aventure de la bande dessinée en Occident. Qu'il soit novice ou averti, le lecteur trouvera dans ces pages de quoi satisfaire sa curiosité.
Résumé : "Cela naît des gestes de la vie quotidienne, d'un croûton de pain que l'on mâche, d'une émission de radio que l'on écoute, d'un outil que l'on forge, d'un voyage solitaire sur la Volga. Cela se passe dans le dénuement matériel ou dans le désarroi spirituel, mais à travers eux, cela traduit une tendresse sans bornes pour les êtres et pour la terre de Russie, de cette Russie que nul ne peut comprendre, pas même les Russes, affirme l'auteur, et que l'on ne peut qu'aimer. Les trois grandes nouvelles de ce recueil nous replongent dans un univers de détresse et de grandeur où la tragédie le dispute à l'indulgence et à l'amour de la vie, le grotesque à la bénignité, et où l'humour pose parfois son fil rouge." Lily Denis.
Devenu l'un des auteurs emblématiques de la "nouvelle bande dessinée" , et avec plus de 160 livres à son actif, Lewis Trondheim s'est essayé à tous les genres. Il est aussi membre fondateur de l'Oubapo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), cofondateur de l'Association, et dirige la collection "Shampooing" aux éditions Delcourt. Il a contribué à la création du SNAC BD (syndicat des auteurs de bande dessinée) et a inventé le "Fauve" devenu la mascotte du festival d'Angoulême, manifestation qui l'a couronné de son Grand Prix en 2006. Cette carrière d'une richesse remarquable le place au carrefour de toutes les évolutions récentes de la bande dessinée. D'habitude peu enclin aux interviews et aux apparitions médiatiques, Lewis Trondheim s'est cette fois longuement entretenu avec Thierry Groensteen, théoricien et historien de la bande dessinée, et ami de longue date. Le texte qui en résulte éclaire non seulement un parcours artistique aux avant-postes de la création contemporaine, mais également une personnalité intègre, un esprit agile et inquiet, un tempérament joueur. Ce recueil d'entretiens, illustré de nombreux documents rares ou inédits fait le bilan - provisoire - d'une carrière étonnamment féconde. Enrichi du témoignage d'une dizaine de proches de Lewis, cet ouvrage paraîtra à l'occasion de l'exposition rétrospective "Lewis Trondheim fait des histoires" présentée au musée de la Bande dessinée d'Angoulême de janvier à mai 2020.
Résumé : La guerre vient à peine de finir. Sachenka, dix-sept ans, orgueilleuse et coquette, monstrueusement égoïste, vit dans le dénuement absolu d'un village où la misère est le lot de chacun. Sa mère travaille dans une cantine militaire où elle vole chaque jour quelques miettes pour nourrir sa fille. Autre source d'aliments : un couple de mendiants professionnels qui s'est imposé sous leur toit et partage avec elles leurs croûtons et leurs poux. Dans leur cour vivait, il y a encore quelques mois, un dentiste juif avec sa famille. Tous ont été massacrés. Par qui ? Pour quoi ? Ils gisent dans des trous creusés à la hâte ici et là. Qu'y a-t-il à racheter ? La mort de quatre innocents ? Les vols de la mère, la méchanceté de Sachenka ? Et qui sera l'instrument du rachat ? Le lieutenant, fils du dentiste ? La mère emprisonnée pour vol ? Sachenka amoureuse, généreuse pour la première fois de sa vie envers le lieutenant ? Eux tous, et plus : chaque couple, même éphémère, donnera naissance à une petite fille ; Sachenka et le lieutenant, sa mère et son amant, les deux mendiants. Et les trois petites filles tiendront entre leurs mains, tiendront dans leur sourire la coupe de miel en laquelle s'est muée l'ancienne coupe d'amertume. On retrouve ici, comme dans Psaume et dans Degrés du même auteur, l'âpreté humaine, le don d'oubli des innocents, un lyrisme prophétique d'une rare fécondité.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive? Comment le judaïsme libéral comprend-il et interprète-t-il les textes de la tradition? Où trouve-t-il ses racines? Dans quelle mesure les lois ont-elles été influencées par l'Histoire? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui? En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno