Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Beethoven avait un seizième de sang noir
Gordimer Nadine ; Lory Georges
GRASSET
21,20 €
Épuisé
EAN :9782246734512
Au moment même où, dans ses écrits politiques, elle explorait les compromissions morales de l'apartheid, Nadine Gordimer faisait preuve d'une remarquable capacité à analyser le terrain plus intime des relations humaines. Dans ses romans, Le Conservateur, Fille de Burger ou Ceux de July, elle s'est ainsi attachée à décrire l'érosion des valeurs d'une société, en même temps que les explosions de violence qui caractérisent un système politique injuste - en plaçant toujours au centre de la narration l'individu, la relation, la famille. Cependant, c'est dans ses nouvelles, et en particulier celles où la politique ne joue pas un rôle de premier plan, que la romancière traite avec le plus d'intensité et d'Imagination les personnages de femmes, de maris, de parents et d'enfants, d'amants aussi, et en extrait l'universalité, dans le désir, ou la douleur de la perte.
Rosa, quelle va être ta vie désormais ? Celle qu'il a vécue ou celle des autres ? " Fille d'un leader communiste mort en prison, Rosemarie Burger a à peine vingt ans quand elle se retrouve livrée à elle-même. Farouchement attachée à son indépendance, la jeune Afrikaner n'en est pas moins enchaînée au destin paternel. Être une héroïne comme son père : la voie semble toute tracée. Sauf que Rosemarie est à la recherche d'elle-même. Comment s'émanciper de l'héritage familial sans abandonner la lutte contre l'apartheid ?Femme de lettres sud-africaine, Nadine Gordimer est née en 1923 et morte en 2014. Prix Nobel de littérature en 1991, elle est l'auteur d'une ?uvre prolifique et politique traduite en plus de trente langues." Comment ne pas adhérer sans restriction à l'?uvre de la romancière qui fut prophète en son pays ¿ une dizaine de romans, parmi lesquels le superbe Fille de Burger... "Hector BianciottiTraduit de l'anglais (Afrique du Sud) par Guy Durand
Paul Bannerman, un écologiste sud-africain, s'oppose à un vaste projet de réacteur nucléaire dont les radiations menacent la population environnante. Il est soudain frappé d'un cancer dont le traitement le rend pour un temps radioactif. Il ne peut plus embrasser sa femme, son enfant, ni travailler aux côtés de ses collègues. Il représente un danger pour ses parents qui l'hébergent. Dans sa maison natale, seul, il vit une expérience qui changera irrévocablement sa vie et celle de ses proches. Ce court roman impressionne par sa densité et sa complexité. II brasse une multitude de thèmes dans un récit à l'intrigue très resserrée: le portrait d'une famille et d'un pays qui se délitent puis se reconstruisent sur de nouvelles bases. Biographie de l'auteur Nadine Gordimer, née en 1923, reçoit le prix Nobel de littérature en 1991. Elle a écrit quatorze romans dont Un amant de fortune (Grasset, 2002) et des recueils de nouvelles, dont Pillage (Grasset, 2004). Elle a beaucoup voyagé mais l'Afrique du Sud reste sa principale source d'inspiration.
Un couple métissé, Steve, blanc, mi-juif mi-chrétien, et Jabulile, femme zoulou, vétérans de l'ANC, mariés à une époque où les lois raciales le leur interdisaient, se retrouvent en 1994 à Johannesburg dans l'Afrique du Sud post apartheid. Ils rencontrent d'anciens camarades et des voisins gays sortis eux aussi de l'illégalité. Les uns comme les autres n'avaient aucun mal à savoir qui ils étaient à cette époque, mais comment mener une vie normale dans cette société intégrée, après tant d'années de combat et clandestinité ? Depuis 1991, la promesse d'une vie meilleure pour tous tarde à se concrétiser et les inégalités sociales remplacent l'ancienne ségrégation raciale. Un roman passionnant sur ce que signifie être de nos jours sud-africain, avoir des racines et aider à façonner l'avenir de son pays.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.