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La conquête de l'air
Gopegui Belén
ACTES SUD
23,30 €
Épuisé
EAN :9782742735808
Nuit sans sommeil à Madrid le 11 octobre 1994. Carlos vient de demander à ses deux meilleurs amis huit millions de pesetas pour sauver son entreprise ; c'est le coût de l'apprentissage des lois de la gravité. Les anciens acolytes sont confortablement installés dans la vie et tenus d'accorder ce prêt en gage des idéaux communs qui ont enflammé par le passé leur cénacle étudiant. Mais l'argent change de main et le monde devient précaire. Tous ont hypothéqué une part de liberté, livrée à ce nouvel inquisiteur de leurs peurs et de leurs désirs. Les valeurs réactionnaires, qu'ils pensaient avoir abolies, sont bien là qui confortent l'argumentation des uns et des autres. Le fossé se creuse alors entre ce qu'ils croyaient être et ce qu'ils sont. Arrachés aux sphères éthérées de leurs rêves de jeunesse, il leur en coûte de reconnaître qu'ils se sont accordés au monde. D'une parfaite efficacité éthique et esthétique, La Conquête de l'air est un roman à la mesure de notre temps qui dit que l'apaisement est parfois semblable à la pire des morts, celle de la conscience.
Résumé : Manuela, professeur de lycée, attend chez elle la livraison de ses courses. Le livreur est en retard, Manuela doit sortir et à son retour elle trouve ses achats sur le palier. Les produits surgelés sont inutilisables ; elle téléphone pour se plaindre. Le lendemain matin, le livreur, un Equatorien, se présente à son domicile : il a été mis à pied et la rend responsable de son licenciement. Cet incident bouleverse Manuela qui quitte provisoirement sa famille, trouve un travail dans une teinturerie, plongeant ainsi dans la condition ouvrière malgré l'incompréhension et la réprobation de son mari. Sans le savoir, elle se rapproche de ses enfants qui, eux aussi, expriment leur désir d'engagement dans une société qui a perdu le sens du " nous " et du vivre ensemble. Avec ce roman polyphonique et ambitieux, Belen Gopegui mène une réflexion sur les réponses que l'on peut donner aujourd'hui à un système brutal qui ne produit que résignation ou douleur, explorant les frontières qui séparent l'espace privé et l'action collective.
Le thème central de ce livre est la révolution cubaine, qui autrefois a suscité tant d'espoirs et, cinquante ans après, est partout discréditée. Ses principes - justice, solidarité, égalité - sont bafoués au nom de l'absence de liberté, du moins telle que la démocratie universelle l'entend. Est-ce à dire qu'il faut se plier au consensus et renoncer à toute critique du discours dominant, à toute possibilité de rêve et d'utopie ? Renoncer à se battre ? Bélen Gopegui pose ces questions en se servant du roman d'espionnage. Laura Bahia, son personnage principal, meurt dès la première page dans ce qui semble être un accident, puis apparaîtra comme un meurtre et enfin, comme un suicide. Laura Bahia est une jeune espionne au service de la sécurité cubaine. Elle est chargée de faire croire à la CIA qu'un groupe de dissidents cubains est prêt à donner des renseignements au gouvernement américain en échange de trois millions de dollars. Elle va vivre avec son homologue américain, Philip Hull, une histoire d'amour et de mort aussi émouvante que désespérée. Leur histoire est entrecoupée de neuf lettres que Laura Bahia adresse au directeur imaginaire d'un journal à grand tirage, neuf lettres que l'on dirait envoyées d'outre-tombe, où elle explique, les raisons de sa foi en la révolution, raconte sa vie et sa passion, sachant qu'elle a échoué et qu'elle va mourir, afin qu'au moins l'espérance soit sauve.
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? ESPAGNE Après tous les recueils consacrés au monde hispanophone (Mexique, Argentine, Colombie, Cuba, Pérou, Chili, Costa Rica...), il était temps que la collection "Miniatures" rende raison à la maison mère, l'Espagne. La richesse et le rayonnement de sa langue et de ses lettres sont incontournables dans le monde contemporain. Et si l'hispanophonie s'est régénérée sur le continent sud-américain, sa force originelle - européenne - est intacte. Le réel y est à la fois banal et extraordinaire, avec un idéal et une fierté chevillés au corps. L'Espagne est un pays qui sait vivre...
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !