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L'échelle des cartes
Gopegui Belén
ACTES SUD
16,70 €
Épuisé
EAN :9782742704712
De la musique, Debussy disait qu'elle ne réside pas dans les notes mais "entre" elles. Ainsi de l'existence, décide Sergio Prim, le géographe aux passions incertaines, bousculé par une relation sentimentale qui le dévore et l'angoisse. Le spécialiste de la topographie s'emploie dès lors à dresser l'impossible carte du Tendre où inscrire son amour pour une jeune femme qu'il qualifie de fugitive quand c'est lui qui se dérobe. La perception du réel est discontinue, la matière n'est pas compacte, le désir est involontaire et chaque individu utilise sa propre échelle pour s'intégrer à la réalité et établir des relations de distance ou de proximité : tels sont les postulats "scientifiques" dont se nourrit ici la lâcheté d'amour. Dans la prose ardente de ce premier roman, Belén Gopegui explore les méandres d'un mal de vivre très contemporain, où elle déchiffre, comme nombre d'écrivains de la nouvelle génération de romanciers espagnols, la réussite ou l'échec d'un monde instable.
Résumé : Manuela, professeur de lycée, attend chez elle la livraison de ses courses. Le livreur est en retard, Manuela doit sortir et à son retour elle trouve ses achats sur le palier. Les produits surgelés sont inutilisables ; elle téléphone pour se plaindre. Le lendemain matin, le livreur, un Equatorien, se présente à son domicile : il a été mis à pied et la rend responsable de son licenciement. Cet incident bouleverse Manuela qui quitte provisoirement sa famille, trouve un travail dans une teinturerie, plongeant ainsi dans la condition ouvrière malgré l'incompréhension et la réprobation de son mari. Sans le savoir, elle se rapproche de ses enfants qui, eux aussi, expriment leur désir d'engagement dans une société qui a perdu le sens du " nous " et du vivre ensemble. Avec ce roman polyphonique et ambitieux, Belen Gopegui mène une réflexion sur les réponses que l'on peut donner aujourd'hui à un système brutal qui ne produit que résignation ou douleur, explorant les frontières qui séparent l'espace privé et l'action collective.
Professeur d'art dramatique, Simón Cátero inaugure auprès d'un groupe d'élèves une forme de théâtre d'avant-garde baptisée "la Cabine d'essayage". L'expérience, aventureuse et étonnamment peu directive, prend dans ses filets quelques personnages dont elle attise et confond les sentiments en même temps qu'elle leur fait découvrir leur "vérité" - valeur bien étrangère au système de Simón Cátero, grand manipulateur devant l'éternel et ardent prosélyte de l'art du mensonge... Passionnée par l'énigme et l'indicible ambiguïté du rapport à l'autre, Belén Gopegui explore ici les mutations intimes et les interrogations que suscite toute relation humaine. Avec ses personnages qui se tiennent en équilibre précaire au seuil de la catastrophe psychologique, La Cabine d'essayage s'affirme comme un texte exigeant et subtil animé d'une inquiétude éminemment métaphysique face aux catégories de la vérité et du mensonge.
Le thème central de ce livre est la révolution cubaine, qui autrefois a suscité tant d'espoirs et, cinquante ans après, est partout discréditée. Ses principes - justice, solidarité, égalité - sont bafoués au nom de l'absence de liberté, du moins telle que la démocratie universelle l'entend. Est-ce à dire qu'il faut se plier au consensus et renoncer à toute critique du discours dominant, à toute possibilité de rêve et d'utopie ? Renoncer à se battre ? Bélen Gopegui pose ces questions en se servant du roman d'espionnage. Laura Bahia, son personnage principal, meurt dès la première page dans ce qui semble être un accident, puis apparaîtra comme un meurtre et enfin, comme un suicide. Laura Bahia est une jeune espionne au service de la sécurité cubaine. Elle est chargée de faire croire à la CIA qu'un groupe de dissidents cubains est prêt à donner des renseignements au gouvernement américain en échange de trois millions de dollars. Elle va vivre avec son homologue américain, Philip Hull, une histoire d'amour et de mort aussi émouvante que désespérée. Leur histoire est entrecoupée de neuf lettres que Laura Bahia adresse au directeur imaginaire d'un journal à grand tirage, neuf lettres que l'on dirait envoyées d'outre-tombe, où elle explique, les raisons de sa foi en la révolution, raconte sa vie et sa passion, sachant qu'elle a échoué et qu'elle va mourir, afin qu'au moins l'espérance soit sauve.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.