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La dame de cachemire
Gonzalez Ledesma Francisco
GALLIMARD
14,70 €
Épuisé
EAN :9782070726554
Vieux, cynique, hanté par le souvenir des femmes qu'il ne peut plus aimer, craint par un lumpenprolétariat qu'il affecte de réprimer pour mieux le protéger et détesté par sa hiérarchie qui rêve de le voir prendre enfin sa retraite, l'inspecteur Méndez rôde dans une Barcelone qui n'en finit plus de traquer sa modernité dans les rides de son passé. Parce qu'il est flic depuis trop longtemps, Méndez se garde bien de confondre vérité et justice ; parce qu'il est barcelonais depuis toujours, il est plus sensible aux subtilités des ruptures de ton qu'aux fausses lumières des évidences. Entre le cadavre d'un homosexuel découvert en compagnie d'une chaise roulante, dans une impasse, et les magouilles d'un promoteur cherchant à s'approprier les restes d'une vieille demeure, en passant par la douleur digne d'un amour impossible, Méndez va découvrir qu'on peut mourir d'avoir trop voulu rêver et que le meurtre peut être le dernier refuge de la tendresse. Styliste virtuose et baroque, dialoguiste irrésistiblement cocasse, Gonzalez Ledesma a, plus que quiconque, l'art de figer le sourire dans l'étau du désespoir.
Résumé : Qu'est-ce qui peut bien pousser le vieux Méndez à s'éloigner des remparts de Barcelone et à courir les rives du Nil en brandissant une pétoire plus vieille que lui ? Qu'est-ce qui peut provoquer ainsi la fureur de ce vieux flic pour qui le cynisme, plus encore que l'obsession sexuelle, est une vertu cardinale, une règle de vie intangible ? Méndez est flic depuis trop longtemps pour songer à se formaliser des crimes et des bassesses ordinaires, et il faut que l'innocence soit au moins par deux fois bafouée pour que son sang épais se mette à bouillir et qu'il entreprenne de traquer la vérité en dehors des heures de service. Des bas-fonds de Barcelone aux nécropoles du Caire en passant par les beaux quartiers de Madrid, Méndez va s'essouffler à courir derrière une évidence qu'il a déjà fait sienne depuis longtemps : le monde mérite bien sa mauvaise réputation et la vertu n'est jamais là où on la cherche. Touffue, fleurie, baroque, l'écriture de González Ledesma colle à la fantaisie truculente de Méndez. Elle flirte en permanence avec la préciosité et se rétablit dans l'éclat de rire d'un dialogue ou la surprenante virtuosité d'une description.
Barcelone. La lumière crépusculaire dessine ombres et rides sur la pierre des vieux quartiers. À l'heure du bilan, trois hommes vieillissants s'engagent - l'un par curiosité, par inquiétude, l'autre par vengeance et le troisième par un défi désespéré - dans une quête solitaire. Trois «soldats» obstinés sur une trajectoire de rupture en forme de tourbillon, qui peut-être les réunira.Et par la grâce d'un lyrisme sourd allié à la violence chaotique du roman noir, s'éclaire non pas la petite vérité de nos actes mais la vérité profonde de l'humaine ténacité avec laquelle nous les affrontons.
Je ne suis pas retourné à Casa Battle depuis les événements. On m'a dit qu'aujourd'hui le bâtiment est à l'abandon, les vitres sont brisées, les tuiles déplacées, les volets battus par le vent, de minces lézardes sillonnent même les murs, ces lézardes pareilles aux nerfs du temps." Libano, modeste avocat barcelonais, est engagé par mister Grimbolt, un riche Américain établi dans la capitale catalane, pour préparer, aux États-Unis, une biographie de Claudia Marelli, une marathonienne disparue prématurément. À New York, Libano découvre que Claudia Marelli, inhumée dans le cimetière du Queens, portait une prothèse au fémur, détail incompatible a priori avec la course de fond... Entre Barcelone et New York, cinq voix découvrent et racontent l'aventure pathétique de Claudia Marelli et de Marian Clayton. Cinq voix qui dessinent aussi cinq portraits de perdants dans un roman noir énigmatique et bouleversant.
En choisissant la boxe, Gaby Miranda, médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone, croyait sortir de la misère. En choisissant de devenir écrivain, Paco Mayoral poursuit le même but. L'un défend son nom et sa renommée déclinante dans des combats de troisième zone, l'autre essuie les refus des éditeurs et consent à signer des articles racoleurs sur la violence dans le sport. C'est la mort du petit Chico Valverde au cours d'un combat clandestin de boxe opposant des enfants qui scellera leur rencontre. Au cours de son enquête journalistique, Paco découvre que Gaby entraînait cet enfant abandonné d'une riche famille barcelonaise dont les secrets sont aussi épais que les hauts murs de leur demeure bourgeoise.À travers ces destins croisés, González Ledesma - à qui l'on doit déjà Soldados, Los Simbolos et La Dame de Cachemire - brosse le portrait du désespoir et de la douleur. Le lecteur est sur le ring. Il encaisse les coups de poing du boxeur et les doutes de l'écrivain dans une Barcelone inconnue des guides touristiques. Un livre qui frappe. Direct au coeur. --Claude Mesplède
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.