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L'égoïsme vertueux. Montaigne et la formation de l'esprit libéral
Gontier Thierry
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251453989
L'un des rares "hommes de libe ? ralite ? " dans une "e ? poque de bigoterie" selon Waldo Emerson, "premier homme comple`tement moderne" selon Leonard Woolf, Montaigne a marque ? l'histoire de la pense ? e libe ? rale. Certes, les Essais ne sont ni un ouvrage de philosophie politique ni un ouvrage d'e ? conomie. Mais la mutation anthropologique et morale qu'ils annoncent aura des effets dans ces deux domaines. Leur valorisation d'une e ? thique centre ? e sur l'autonomie et l'expression de soi, leur critique des diverses modalite ? s d'autoritarisme et de domination, la ce ? sure, souvent conflictuelle, qu'ils instaurent entre l'homme prive ? et les offices publics, conduisent a` une re ? e ? valuation de la fonction et des limites des institutions politiques, faisant, pour reprendre la formule de Tocqueville, d' "une sorte d'e ? goi ? sme raffine ? et intelligent [... ] le pivot sur lequel roule toute la machine" . La définition de cet égoïsme vertueux constitue une réponse aux défis du temps provoqués par la crise de l'humanisme, la découverte d'un nouveau monde, mais aussi des brutalités qui ont accompagné sa conquête, et avant tout la guerre civile engendrée par les conflits confessionnels. Partant des réflexions de Montaigne sur la relation à soimême et aux autres, Thierry Gontier en analyse les conséquences morales et politiques. Il fait dialoguer les Essais avec quelques-unes des grandes philosophies de notre temps autour du libéralisme (Arendt, Rawls, Habermas, Derrida, Taylor, etc.) pour décrire ces modèles alternatifs de refondation du social que sont l'amitié et la conférence.
Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 Platon, Gorgias Chap. 2 Platon, Phédon Chap. 3 Platon, La République Chap. 4 Platon, Phèdre Chap. 5 Aristote, Ethique à Nicomaque Chap. 6 Aristote, Politique Chap. 7 Aristote, Traité de l'âme Chap. 8 Lucrèce, De la nature Chap. 9 Sénèque, Lettres à Lucilius Chap. 10 Epictète, Manuel Chap. 11 Sextus Empiricus, Hypotyposes pyuhoniennes Chap. 12 Augustin, La Cité de Dieu Chap. 13 Thomas d'Aquin, Somme contre les gentils
Publié en 1957, Platon et Aristote constitue le troisième des cinq volumes d'Eric Voegelin analyse le "saut dans l'être" , accompli par la philosophie grecque, réitérant sur un autre mode la grande révolution que fut la révélation mosaïque caractérisée par le passage des symbolisations cosmologiques de l'ordre politique aux symbolisations anthropologiques. Allant à l'encontre des lectures polémiques et anachroniques de l'époque, tendant à voir dans Platon et Aristote des précurseurs des grands totalitarismes modernes, Voegelin propose une analyse précise des textes politiques des deux philosophes, en prêtant particulièrement attention aux contextes narratifs et à la fonction des symboles. A travers l'analyse des grands mythes platoniciens, il interprète de façon neuve des rapports entre le logos et le mythos, lui permettant de poser les fondements d'une nouvelle pensée de l'histoire, alternative au modèle des Lumières. Voegelin ouvre ainsi la perspective d'un dialogue renouvelé entre les Anciens et les Modernes, en rendant à la philosophie politique son véritable rôle, qui n'est pas de produire des systèmes idéologiques, mais d'analyser les expériences fondamentales de l'homme dans son rapport à l'ordre. Eric Voegelin (1901-1985) est l'un des grands philosophes politiques du xxe siècle. Né en Allemagne, il fait ses études de droit et de sociologie à Vienne. Ses ouvrages sur la race et les "religions politiques" l'obligent à s'exiler aux Etats-Unis en 1938. Il enseigne dans plusieurs universités, et notamment à l'université de Louisiane, avant d'être nommé, en 1958, professeur et directeur de l'Institut d'études politiques à Munich. De retour aux Etats-Unis en 1969, il est nommé à la Hoover Institution, où il reste jusqu'à sa mort.
Cet ouvrage porte sur l'auto-compréhension de l'homme moderne dans son rapport à la dimension de l'animalité. L'auteur part du statut paradoxal des discours philosophiques de la Renaissance et de l'Age Classique sur la nature des animaux. Ce caractère paradoxal a été bien caractérisé par Pierre Bayle qui, dans l'article Pereira de son Dictionnaire, place son lecteur devant une alternative inconfortable entre les deux positions " extrêmes " que sont l'opinion " très dangereuse " de Montaigne (qui affirme la supériorité des animaux sur les hommes) et l'opinion " absurde " de Descartes (celle des animaux-machines). L'auteur propose une analyse minutieuse des deux textes séminaux que sont l'Apologie de Raimond Sebond de Montaigne et la cinquième partie du Discours de la méthode de Descartes, en s'attachant tout particulièrement aux déplacements opérés dans ces textes sur le fonds légué par la littérature zoologique antique, d'Aristote à Pline, Plutarque et Elien. Il montre ainsi le lien des paradoxes du discours zoologique des Modernes à un paradoxe philosophique plus fondamental par lequel l'anthropologie moderne se trouve dégagée des ontologies scalaires traditionnelles pour constituer une champ autonome d'investigation. Cette libération a une conséquence importante pour les temps modernes : l'unité de l'homme n'est plus donnée dans un ordre prédéfini de l'être, mais constitue une tâche que l'homme doit accomplir, à la fois sur le plan éthique et sur le plan technique, en affrontant, dans une perspective d'immanence, le dualisme de la vie et de la pensée, du biologique et du noétique.
Sommaire de l'ouvrage Chap. 1 Machiavel, Le Prince Chap. 2 Montaigne, Apologie de Raimond Sebond Chap. 3 Descartes, Discours de la méthode Chap. 4 Descartes, Méditations métaphysiques Chap. 5 Hobbes, Du citoyen Chap. 6 Spinoza, Traité de la réforme de l'entendement Chap. 7 Pascal, Pensées Chap. 8 Leibniz. Discours de métaphysique Chap. 9 Montesquieu. De l'esprit des lois Chap. 10 Rousseau, Discours sur l'origine de l'inégalité Chap. 11 Rousseau, Le Contrat social Chap. 12 Kant, Critique de la raison pure Chap. 13 Kant, fondements de la métaphysique des moeurs Chap. 14 Hegel, La Raison dans l'histoire Chap. 15 Marx, L'Idéologie aliemande Chap. 16 Nietzsche, La Généalogie de la morale Chap. 17 Bergson. L'Evolution créatrice Chap. 18 Husserl. L'Origine de la géométrie Chap. 19 Heidegger, Lettre sur l'humanisme
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.