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Mendiants et vagabonds en Bretagne au XIXe siècle
Gonthier Nicole
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782868473080
Quarante mille mendiants dans le Finistère en 1830, autant dans les Côtes-du-Nord, dix ans plus tard, un tiers de l'activité de la police et de la gendarmerie consacré aux vagabonds... Tous les témoignages du dix-neuvième siècle s'accordent à présenter la Bretagne comme une terre de pauvreté où errent mendiants et vagabonds. Les diverses enquêtes montrent cependant une situation plus nuancée : la misère recule au cours du siècle, la côte est moins touchée que l'intérieur et, surtout, l'Est de la province est moins affecté que l'Ouest. L'opposition entre Basse-Bretagne et Haute-Bretagne se retrouve à la fois dans l'assistance aux indigents et dans la répression de la mendicité et du vagabondage. Alors que la mise en place de structures d'assistance aux indigents (établissements hospitaliers, bureaux de bienfaisance) est très lente à l'Ouest de la province, l'Est suit le rythme plus rapide du reste de la France. La répression, dépendant étroitement de l'existence de ces structures d'assistance, voit, en conséquence, le même contraste. Même si les conditions économiques expliquent en partie ces comportements différents, la Loire-Inférieure et l'Ille-et-Vilaine étant plus riches et plus industrialisées que le reste de la province, le retard du Finistère, du Morbihan et des Côtes-du-Nord semble dû à la place du mendiant dans la société bas-bretonne où, loin d'être rejeté et condamné, il joue un rôle spécifique. Intercesseur privilégié entre la population et Dieu, il est présent sur tous les lieux de culte tels les églises, les chapelles, les pardons où il peut remplacer les pèlerins n'ayant pu se déplacer ; il est facilement hébergé par les habitants - du moins dans son canton -, est un des informateurs principaux des habitants du bocage, sert d'entremetteur et diffuse souvent la culture orale populaire (chants et contes). Avec le soutien du CNL
Apprends tout, tu verras que rien n'est superflu ". Après ce que les historiens sont convenus d'appeler la " Renaissance du XIIe siècle ", le développement de l'instruction est intense, toutes les sources, bibliques et patristiques, grecques et romaines, arabes et juives sont mises à profit. Cependant l'instruction ne recouvre pas toute l'éducation. Dans ce domaine la part de la famille, de l'Eglise, des maîtres et des gouvernants est essentielle. Une acculturation chrétienne progresse par le biais des divers enseignements. Les efforts pour diffuser le savoir réduisent le monopole des clercs, élargissent le champ des langues vernaculaires, mêlent plus confusément cultures orales et écrites, populaires et savantes. Les disparités demeurent cependant en raison de divers obstacles : la condition féminine, la pauvreté, un médiocre accès aux livres et au latin. Si une culture européenne assez unifiée se dessine à travers l'expression théorique des savoirs, les styles et les thèmes littéraires, les courants artistiques, les comportements culturels continuent à indiquer l'existence parallèle de plusieurs cultures qui se rencontrent parfois dans des idéaux et des mythes communs.
Gonthier-Besacier Nathalie ; Gasmi Jennifer ; Ross
Tout le DCG 4, Droit fiscal, présenté conformément au nouveau programme 2019-2020 (examen 2020) : - Respect de la progression logique du programme et du volume horaire - Mise en avant des compétences et des mots-clés du programme - Préparation à l'épreuve (évaluation par les compétences) - Approche transversale à travers des cas de synthèseLes + du cours : définitions des mots-clés, exemples et focus thématiques, citations (articles phares), schémas et tableaux de synthèse, avis d'experts et ressources complémentaires Les + des applications : des exercices variés et progressifs, une évaluation pas à pas par les compétences, des conseils et fiches méthodologiques, un sujet 0 d'examen intégralement corrigé, toutes les corrections des quiz et QCM
Résumé : Mars 1476. Les Lyonnais se préparent, ornant portes et rues, à fêter le roi Louis XI qui vient séjourner plusieurs mois dans leurs murs. Mais voici que la découverte d'un riche drapier assassiné sur le parcours de l'entrée royale semble mettre en cause le peintre en charge des décors. Pour le prévôt de police, Arthaud de Varey, trouver les mobiles de ce meurtre n'est pas chose aisée tant la victime suscitait la haine de tous : intrigue familiale impliquant l'épouse ou les fils ? Vengeance d'un subordonné ou élimination d'un concurrent ? Crime passionnel ou assassinat politique ? Dans cette ville où le roi installe son gouvernement, négocie ses alliances contre Charles le Téméraire et retient prisonnier un prince rebelle, basses besognes, corruption et manoeuvres politiques compliquent la recherche de la vérité. Confronté aux mensonges de tous les protagonistes et aux erreurs de l'instruction, le prévôt aura besoin tout autant de l'astuce du jeune Guillaume que du secours armé du bailli royal pour démasquer l'auteur du crime et faire échec à de sombres projets.
Le pays Toy, à deux pas de l'Espagne, est un pays attachant. Ces 30 balades ont pour but de donner l'envie de le connaître mieux. Les sites incontournables sont signalés comme tels, ainsi que d'autres destinations un peu moins connues, moins fréquentées m
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.