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Les Médecins
Gomperz Theodor
MANUCIUS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782845780910
La Grèce antique a été le lieu d un grand nombre de bouleversements politiques, philosophiques, scientifiques, et pour ce qui intéresse le présent ouvrage, médicaux. En effet c est au Ve siècle avant J.-C. que la transition s accomplit entre une médecine archaïque, religieuse, magique et une médecine rationnelle appuyée sur l observation, dont le principal représentant est Hippocrate, «le Grand» selon Aristote.Lorsque Theodor Gomperz, éminent helléniste de la Vienne du début du XXe siècle, et auteur d une monumentale et érudite histoire des Penseurs de la Grèce, esquisse le portrait de cet art médical inédit, celui de ces nouveaux thérapeutes qui ont fleuri au siècle de Périclès, c est un monde étonnant qui se découvre, à la fois complexe et vivant. On y apprend, entre autres, qu Hippocrate fut davantage reconnu pour l école qu il fonda que pour son uvre; qu il n existait pas seulement une école hippocratique mais des écoles qui rivalisaient d innovation; que leurs plus illustres chefs de file, Alcméon, Hérodikos de Sélymbrie, Euryphon furent de formidables praticiens qui inventèrent l examen clinique, mirent à jour les relations entre climat, nutrition et santé, sans pour autant négliger les enseignements de philosophes tels qu Empédocle, Anaxagore ou encore Héraclite.Après le premier opus consacré aux Sophistes, les éditions Manucius proposent de découvrir les pères de la médecine moderne.
Un histrion rusé, un manipulateur habile et sans scrupule, un mercenaire de la phrase, âpre au gain, seulement capable de frauduleux raisonnements - ne dit-on pas un "sophisme" lorsque nous voulons désigner une argutie "pas très honnête'? - tel apparaît le Sophiste dans une tradition largement dominante et peu soucieuse de ses sources. Ainsi va le méchant personnage, faire valoir et repoussoir du seul vrai Philosophe, en l'occurrence le bon Socrate, scénographié par un Platon qui règle ses comptes. Theodor Gomperz, éminent helléniste de la Vienne du début du XXe siècle, mentor de Freud en la matière, est l'auteur d'une monumentale et érudite histoire des Penseurs de la Grèce (1893-1902). Quand il esquisse le portrait énigmatique des Sophistes, ces nouveaux professeurs de rhétorique, qui ont fleuri au Ve siècle avant J.-C., du temps de l'Athènes de Périclès, c'est tous les clichés et autres préjugés qui en défendaient l'accès qui tombent les uns après les autres; on y découvre qu'il n'existe pas les Sophistes mais des Sophistes, bien loin de la figure tracée par la légende; Gorgias, Protagoras, Prodicos, Hippias, Antiphon apparaissent comme jamais - hommes de chair et de sang profondément engagés dans la réalité complexe de leur temps - sous la plume d'un Gomperz dont le style fluide, aisé ne cède en aucun cas à la facilité. L'étude ici présentée fait, sans le moindre doute, partie de ces textes précieux et rares parce qu'éminemment lisibles et authentiquement savants."
Langues en contact. Cultures en contact. Les acteurs qui vivent en co-présence ces situations sociolinguistiques sont en effet plus que d'autres confrontés à des problèmes d'inter-compréhension. C'est ainsi que John J. Gumperz en a fait l'axe privilégié de ses recherches empiriques. Ce qui l'a conduit à traiter des données langagières issues de sites aussi éloignés par la géographie et la culture que l'Inde, l'Europe centrale et septentrionale. Plus récemment, nous le trouvons au coeur du monde de vie urbain : "C'est d'abord mon intérêt pour les universaux dans les contacts intergroupes qui m'a conduit à me tourner vers les rencontres interethniques en milieu urbain... L'analyse sociolinguistique peut [y] apporter une conception nouvelle des mécanismes du processus social. Par un examen attentif des signaux auxquels réagissent les participants à une conversation, on peut isoler des indices et des conventions qui permettent de maintenir la distance ou de créer des cadres d'interprétation ".
Résumé : " En continuant ce voyage le long de la rive on parvient, cent stades plus loin, à la ville d'Arsinoè. Cette ville portait autrefois le nom de Crocodilopolis car dans tout ce nome le crocodile est particulièrement en honneur. Il en est un sacré, élevé à part dans un lac, qui se comporte en animal approvoisé avec les prêtres. On l'appelle Soukhos et on le nourrit du pain, de la viande, et du vin que ne manquent pas de lui apporter un gâteau, un morceau de viande cuite et un flacon d'hydromel. Nous trouvâmes la bête étendue sur le bord du lac. Les prêtres alors s'approchèrent, et, tandis que les uns lui ouvraient la gueule, un autre lui jeta le gâteau, puis la viande et enfin lui versa l'hydromel. La bête alors bondit dans le lac et passa précipitamment sur la rive opposée ". [...]
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
Résumé : Paris est la proie d'un immense chantage. Trois malfaiteurs fondent une redoutable association qui va faire trembler la capitale jusqu'aux moindres de ses tréfonds. Dans l'ombre, le placeur de domestiques Mascarot, le médecin homéopathe Hortebize et l'avocat Catenac recueillent méthodiquement les honteux petits secrets de la population parisienne. Au bout de vingt-cinq années d'efforts opiniâtres, ils disposent d'une mine de renseignements suffisamment fournie pour mettre enfin à exécution leur plan machiavélique. Autour de ces passions humaines si banales que sont l'amour, l'ambition et l'argent, les très nombreux personnages de l'intrigue tourbillonnent sans se rendre compte du piège tendu qui se referme inexorablement. Paris ne deviendra-t-il qu'un gigantesque marché aux esclaves ? Qui sera en mesure d'assembler toutes les pièces du puzzle afin de déjouer la formidable machination ? Monsieur Lecoq peut-être ?...
Dès l"Antiquité, Héraclite d Éphèse fut une légende. On dit qu" il vit le jour à Éphèse, au VIe siècle avant notre ère, vers 544-41. Mais très vite, on donna le surnom d Obscur à celui dont les aphorismes mystérieux et inintelligibles pour le commun des mortels prenaient davantage l"allure d" une parole pythique que d"une pensée philosophique rationnelle et traditionnelle. Ce qu" il y a de sûr, c"est que les récits des éminents spécialistes d" hier et d"aujourd hui ne pourront jamais dissiper même le soupçon de sa véritable existence. Et pourtant, les quelques malheureux fragments qu" on lui attribue ici ou là brillaient d"un éclat si puissant qu" ils suffirent à ébranler entièrement le monde intellectuel grec et romain. C"est comme si des cendres du temple d Artémis, le tombeau de l" unique exemplaire de son oeuvre un traité intitulé De la Nature derrière un caractère réputé méprisant et mélancolique jaillissait encore une pensée cristalline, sublime, foudroyant et bouleversant ceux qui s aventuraient à l"embrasser et à la méditer. C" est sans aucun doute cette philosophie mystérieuse, réservée aux initiés, aux « éveillés » dira-t-il, qui marqua le plus la fameuse « misanthropie » d Héraclite. Sa doctrine est révolutionnaire. Tout en s"inscrivant dans la lignée des cosmologues de son temps, le philosophe annonce le passage décisif au problème de l" Être et du devenir, celui qui donnera naissance à l"ontologie classique de Parménide et de Platon, ainsi qu" à la métaphysique d"Aristote. Au XIXe siècle, ce sera même Hegel qui dira s" être inspiré de lui.Quatrième opus extrait de l"oeuvre de Theodor Gomperz Les Penseurs de la Grèce, après « Les Sophistes », « Les Médecins » et « Parménide et ses disciples », « Héraclite » se présente comme un guide clair et précis pour tout futur lecteur avide d" ouvrir les portes d"Artémis."
Récit de la mort tragique de Rimbaud par sa soeur cadette Isabelle. Témoignage poignant sur les derniers jours de ce poète au parcours aussi fulgurant qu énigmatique.Lorsque le 20 mai 1891, Arthur Rimbaud débarque à Marseille et est admis à l"hôpital de la Conception où il va être amputé de la jambe droite à cause du cancer des os qui ronge son genou, Isabelle Rimbaud a 31 ans. Elle n a pas vu son frère depuis son départ au printemps 1880 pour Alexandrie.Sa mère Vitalie sera auprès de lui le 23, l" amputation aura lieu le 27 mai. Mais très vite, elle quitte son fils pour d"obscures querelles et c" est désormais Isabelle qui veillera Arthur jusqu"à la fin.C" est ainsi que commence l"aventure d" Isabelle Rimbaud (1860-1917), dont ce livre, publié de manière posthume en 1921, sous le titre Reliques aux éditions du Mercure de France, retrace les épisodes fondamentaux: Le séjour d"Arthur Rimbaud à Roche l" été 1891 après l"amputation (« Mon frère Arthur »), le retour, le 23 août, de Rimbaud à Marseille où il va mourir (« Le dernier voyage de Rimbaud »), l" agonie du poète (« Rimbaud mourant »), puis, le dernier chapitre, la découverte et la lecture de l"oeuvre (« Rimbaud catholique »).L" ensemble des textes que nous rééditons aujourd"hui, est singulièrement habité par la présence de Rimbaud, y compris d" ailleurs, lorsque, dans le quatrième volet, Isabelle Rimbaud se lance dans l"exégèse de l" oeuvre, et cela quels que soient les désaccords que l"on peut avoir avec sa lecture d" un Rimbaud « catholique » terme très faux qui remplace le mot original « mystique », figurant lors de la première publication de ce texte, en 1914. Même Benjamin Fondane, sans aucun doute le meilleur commentateur de Rimbaud de la première partie du siècle parvient tout à fait à conserver une distance juste à l"égard d Isabelle Rimbaud « Ce n" est pas une soeur qui est là, mais un Ange de la Mort, occupée à donner ses derniers soins, ceux de l"âme, à un frère » et tout en récusant le « catholicisme » de cette conversion, tout en ayant des propos très durs pour la soeur de Rimbaud, écrit néanmoins à partir de son témoignage, et se refuse à le récuser: « A vrai dire, je soupçonne Rimbaud de s" être livré sur son lit de malade, à moitié déjà gagné par la mort, à une nouvelle expérience désespérée en tous points semblable à celle qu"il tenta naguère avec sa théorie du Voyant. Encore une fois il va essayer, désespérément, de voir si la forme ne porte pas en elle l" esprit, si le signe n entraîne pas le réel, si la liberté n est pas dans la soumission, si ON NE PEUT PAS FORCER LA GRÂCE: il « TRAVAILLE » à présent à se rendre catholique ».