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Les Atomistes
Gomperz Theodor
MANUCIUS
10,20 €
Épuisé
EAN :9782845784086
Si, depuis l'Antiquité, les philosophes n'ont cessé de penser avec Démocrite, ils ont trop souvent ignoré ce qu'ils lui devaient. Ainsi, alors qu'il l'utilisait pour élaborer sa propre physique, Aristote le considéra comme un physiologue sans originalité, tandis qu'Epicure s'attribua injustement son oeuvre. La place accordée à Démocrite et aux atomistes par Theodor Gomperz constitue une juste réhabilitation. Et pour cause, Leucippe et Démocrite ne sont rien moins que les pères fondateurs d'une physique corpusculaire abandonnant les anciens principes qualitatifs pour expliquer le mouvement et la nature. Tout, jusqu'aux dieux eux-mêmes, devait se résumer à des corps simples, insécables, impénétrables, extrêmement ténus et mobiles, dont l'entrechoc permanent produit les sensations et dont la reconfiguration infinie engendre la totalité des êtres et du monde. Au XIXe siècle, Marx consacra à Démocrite une partie de sa thèse de doctorat, et l'on peut supposer à quel point cela détermina la formation de son propre matérialisme. A la même époque, l'éthique hédoniste et utilitariste du philosophe abdéritain ne manqua pas d'inspirer John Stuart Mill et Jeremy Bentham. Cinquième opus extrait de l'oeuvre de Theodor Gomperz, Les Penseurs de la Grèce publié aux éditions Manucius, après Les Sophistes, Les Médecins, Parménide et ses disciples et Héraclite, Les Atomistes se présentent comme un guide clair et précis de la genèse de la pensée de l'atome.
Cet essai sur la crise de l'avenir a été écrit avant et pendant la pandémie. Le fléau a renforcé le pessimisme de nos contemporains ; mais il trouvait un terrain favorable. Les prophètes du déclin exploitent et alimentent les déceptions et les peurs. Mais le futur n'a pas dit son dernier mot, La foi dans le progrès était liée à une conception du temps rectiligne. La flèche semble brisée : à la vision d'un temps orienté positivement a succédé celle d'un temps morcelé et circulaire : vivant dans un présent éclaté, nous ne saurions plus nous projeter et nous vivrions une période de déclin. Cette brisure du temps est favorisée par la double crise des religions monothéistes et des idéologies politiques. Même la science est objet de suspicion. Après une trompeuse euphorie serait revenu le temps des catastrophes : changement climatique, insécurité et terrorisme, pandémies, robotisation, perte de nos identités. Pourtant, ces menaces ne doivent pas occulter les progrès qui continuent à s'accomplir : elles peuvent être conjurées. La montée des crispations est réversible. Le souci du long terme et de la solidarité se fait jour jusque dans le monde de l'entreprise, L'identité collective peut être repensée, conciliant continuité et ouverture. L'avenir n'est pas donné mais reste ouvert.
Langues en contact. Cultures en contact. Les acteurs qui vivent en co-présence ces situations sociolinguistiques sont en effet plus que d'autres confrontés à des problèmes d'inter-compréhension. C'est ainsi que John J. Gumperz en a fait l'axe privilégié de ses recherches empiriques. Ce qui l'a conduit à traiter des données langagières issues de sites aussi éloignés par la géographie et la culture que l'Inde, l'Europe centrale et septentrionale. Plus récemment, nous le trouvons au coeur du monde de vie urbain : "C'est d'abord mon intérêt pour les universaux dans les contacts intergroupes qui m'a conduit à me tourner vers les rencontres interethniques en milieu urbain... L'analyse sociolinguistique peut [y] apporter une conception nouvelle des mécanismes du processus social. Par un examen attentif des signaux auxquels réagissent les participants à une conversation, on peut isoler des indices et des conventions qui permettent de maintenir la distance ou de créer des cadres d'interprétation ".
Novembre 401 avant notre ère, nord de Babylone. Dix mille mercenaires armés comme les trois cents aux Thermopyles. Tous leurs chefs ont été massacrés par les Perses. Isolés au coeur de l'empire perse, ils décident de survivre à tout prix. Pour cela, ils vont devoir s'ouvrir un chemin au travers de territoires hostiles, harcelés par des ennemis dix fois plus nombreux, du nord de l'Irak à l'Arménie, pour rejoindre la mer Noire, à mille cinq cents kilomètres de là. Ces "¿hommes de bronze¿" avancent dans la neige, transis de froid, avec leurs équipages et leurs concubines. Ils n'ont cependant aucun mépris pour leurs adversaires¿ : ils découvrent, émerveillés, les richesses de cette immense contrée. Le récit héroïque de leur expédition prend ainsi l'allure d'une épopée mais aussi d'un extraordinaire voyage d'exploration et de découverte. Elu général par ceux qu'on appelle désormais les Dix-Mille, magistral écrivain d'action, Xénophon livre le premier reportage de guerre au Moyen-Orient, doublé d'un récit ethnographique. Pour cette aventure initiatique, aux séquences quasi-cinématographiques et à l'adrénaline puissante, il fallait une traduction moderne et dynamique pour une édition de référence avec tous les éclaircissements historiques et géographiques, dont un répertoire complet de tous les noms propres.
Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de "Prince de l'anarchie". Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables - sur l'éthique, comme souci majeur de l'homme, la solidarité comme principe de l'évolution, l'esprit de révolte comme structure inhérente de l'âme humaine (L'Homme révolté, comme dira Camus). L'Esprit de Révolte, courte analyse d'une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d'aborder l'histoire, en focalisant l'intérêt sur sa face d'ombre, sur l'action, singulière, matricielle, de ces "sentinelles perdues", "individus héroïques" et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l'éveil à la lutte et l'entrée volontaire dans l'organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l'entendez-vous pas, aujourd'hui, hurler, à travers la planète entière - l'esprit de la révolte?
A l'heure du dérèglement climatique et de l'épuisement programmé des ressources naturelles, des mesures sont prises pour sauver la planète. Elles s'inscrivent dans la perspective d'un "développement durable". Mais, si urgentes et légitimes soient-elles, sont-elles a la hauteur de la catastrophe ? Autrement dit : l'écologie, interrogée ici, échappe-t-elle au règne de la technique, dont elle tente bien de minimiser les dégâts mais se garde d'interroger les présupposés, qu'à son insu elle partage ? Les forêts se réduisent-elles à des espaces verts, la nature à un simple environnement ? Cet ouvrage se propose de rouvrir ces questions en faisant droit au questionnement philosophique quant à la relation entre l'homme et la nature ? à la lumière notamment des analyses de Marx et de Heidegger.
En 1883, Kropotkine est condamné à 5 ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, Elisée Reclus réunit ses textes parus dans Le Révolté et les édite sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, intitulés : La décomposition des états, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. La décomposition des états est un texte saisissant par son actualité. Les questions soulevées par le rôle de l'état rappellent étrangement la crise actuelle et les revendications des "Gilets jaunes", ainsi est pointé du doigt, l'état emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inéficient. Ecrit il y a quelque 140 ans, ce texte à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques !
Récit de la mort tragique de Rimbaud par sa soeur cadette Isabelle. Témoignage poignant sur les derniers jours de ce poète au parcours aussi fulgurant qu énigmatique.Lorsque le 20 mai 1891, Arthur Rimbaud débarque à Marseille et est admis à l"hôpital de la Conception où il va être amputé de la jambe droite à cause du cancer des os qui ronge son genou, Isabelle Rimbaud a 31 ans. Elle n a pas vu son frère depuis son départ au printemps 1880 pour Alexandrie.Sa mère Vitalie sera auprès de lui le 23, l" amputation aura lieu le 27 mai. Mais très vite, elle quitte son fils pour d"obscures querelles et c" est désormais Isabelle qui veillera Arthur jusqu"à la fin.C" est ainsi que commence l"aventure d" Isabelle Rimbaud (1860-1917), dont ce livre, publié de manière posthume en 1921, sous le titre Reliques aux éditions du Mercure de France, retrace les épisodes fondamentaux: Le séjour d"Arthur Rimbaud à Roche l" été 1891 après l"amputation (« Mon frère Arthur »), le retour, le 23 août, de Rimbaud à Marseille où il va mourir (« Le dernier voyage de Rimbaud »), l" agonie du poète (« Rimbaud mourant »), puis, le dernier chapitre, la découverte et la lecture de l"oeuvre (« Rimbaud catholique »).L" ensemble des textes que nous rééditons aujourd"hui, est singulièrement habité par la présence de Rimbaud, y compris d" ailleurs, lorsque, dans le quatrième volet, Isabelle Rimbaud se lance dans l"exégèse de l" oeuvre, et cela quels que soient les désaccords que l"on peut avoir avec sa lecture d" un Rimbaud « catholique » terme très faux qui remplace le mot original « mystique », figurant lors de la première publication de ce texte, en 1914. Même Benjamin Fondane, sans aucun doute le meilleur commentateur de Rimbaud de la première partie du siècle parvient tout à fait à conserver une distance juste à l"égard d Isabelle Rimbaud « Ce n" est pas une soeur qui est là, mais un Ange de la Mort, occupée à donner ses derniers soins, ceux de l"âme, à un frère » et tout en récusant le « catholicisme » de cette conversion, tout en ayant des propos très durs pour la soeur de Rimbaud, écrit néanmoins à partir de son témoignage, et se refuse à le récuser: « A vrai dire, je soupçonne Rimbaud de s" être livré sur son lit de malade, à moitié déjà gagné par la mort, à une nouvelle expérience désespérée en tous points semblable à celle qu"il tenta naguère avec sa théorie du Voyant. Encore une fois il va essayer, désespérément, de voir si la forme ne porte pas en elle l" esprit, si le signe n entraîne pas le réel, si la liberté n est pas dans la soumission, si ON NE PEUT PAS FORCER LA GRÂCE: il « TRAVAILLE » à présent à se rendre catholique ».