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RECONNAISSANCE REPONSE A QUELS PROBLEMES
GOMEZ MULLER ALFREDO
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782296073746
Avec le développement de l'exigence de justice culturelle, dans le monde contemporain, la notion de reconnaissance est en train d'acquérir une importance nouvelle dans la vie des personnes, des groupes et des sociétés. Dans de nombreux pays où les institutions publiques sont partiellement remodelées en vue d'intégrer le fait de la diversité culturelle, la "reconnaissance" devient une catégorie centrale dans les domaines de l'éthique, du politique et du droit. En partant de différents lieux de la reconnaissance - le corps, la culture, la condition sociale -, les études qui composent ce livre proposent de repenser la notion de reconnaissance, en interrogeant les liens qui la rattachent à des conceptions spécifiques de "l'identité" et de la subjectivité. Biographie de l'auteur Alfredo GOMEZ-MULLER est Professeur à l'UFR Lettres et Langues de l'Université François Rabelais de Tours. Fondateur du Laboratoire d'anthropologie et de philosophie pratique à la Faculté de Philosophie de l'Institut catholique de Paris, il est notamment l'auteur de Sartre, de la nausée à l'engagement (Paris, Le Félin, 2005) Éthique, coexistence et sens (Paris, Desclée de Brouwer, 1999), Alteridad y ética desde el descubrimiento de América (Madrid, Akal, 1997), Chemins d'Aristote (Paris, Le Félin, 1991 et 2005).
Depuis la "Découverte" de l'Amérique, une multiplicité de références européennes, américaines et africaines sont mises diversement à contribution dans la construction et reconstruction des imaginaires de l'identité collective en Amérique latine. Cette perpétuelle reconstruction des symboliques de l'auto-identification prend, pour l'essentiel, la forme d'un incessant va-et-vient d'images du même et de l'autre, qui, d'un continent à l'autre, sont sans cesse reprises, refusées, adaptées ou resignifiées à partir de contextes sociaux, culturels et politiques très variés. Dans la production littéraire ou historiographique comme dans les discours politiques ou la création artistique, ces constructions identitaires configurent diversement les rapports entre la diversité et l'unité, depuis l'opposition post-coloniale entre la "barbarie" et la "civilisation" jusqu'à la configuration moderne de la nation qui, identifiant l'unité à l'homogénéité, tend à effacer la diversité ou à la dégrader. En faisant jouer les ressources de l'interdisciplinarité, les diverses études qui composent cet ouvrage interrogent les concepts d'"identité" et de "nation", décrivent la genèse des imaginaires de l'identité dans les anciennes colonies espagnoles d'Amérique, examinent la fonction de ces imaginaires dans le cadre des interactions sociales à partir du XIXe siècle, analysent leurs modes de circulation et de réception, identifient des filiations, déplacements, ruptures, continuités et discontinuités tant au niveau des formes que des contenus. Elles entendent ainsi contribuer à l'élaboration d'une compréhension renouvelée de l'architecture complexe de l'imaginaire de la nation en Amérique latine, et, plus généralement, des processus de construction de l'imaginaire national.
L'histoire de l'anarchisme est traversée par une tension permanente entre le projet d'une organisation non étatique du public et la nécessité d'utiliser la médiation politique-étatique comme force d'action. Les textes rassemblés ici interrogent cette tension comme le symptôme d'un problème général qui touche au sens même du politique, et dont on trouve une forme d'expression dans la crise contemporaine des formes établies de démocratie représentative ou l'émergence de nouvelles formes d'action publique.
Avec les questions cosmologiques et anthropologiques nées de la découverte de l'Amérique, se présentèrent aussitôt de nouvelles questions religieuses, éthiques et politiques, qui mobilisèrent la pensée européenne et américaine dès le XVIe siècle : prétention universaliste de la raison, altérité et étrangeté, rationalité des traditions...
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.