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Communication et Langages N° 204, juin 2020
Gomez-Mejia Gustavo ; Tadier Elsa
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130823100
Ivan Illich (1926-2002) est souvent présenté comme un penseur de l'écologie politique, critique de la société industrielle. Son oeuvre frappe par sa diversité et sa cohérence. S'il aborde des questions relatives à l'apprentissage, à la santé ou à la mobilité, c'est pour critiquer les institutions (l'école, l'hôpital, les transports) qui en assurent le fonctionnement ; s'il analyse la lecture au xiie siècle, c'est pour situer la naissance d'outils qui se sont développés en système technique jusqu'à défaire l'usager de son autonomie. Mais Illich nous a aussi légué une méthode dont nous cherchons ici à évaluer la pertinence, notamment pour la recherche contemporaine. En interrogeant ses textes de façon transverse, en revenant à la richesse de ses écrits, ce dossier dessine les caractéristiques de sa "méthode" , trace des perspectives à travers son oeuvre, propose des pistes susceptibles d'éclairer son approche, les cheminements intellectuels et politiques, les interrogations qui furent les siennes et qui s'avèrent être toujours d'une grande actualité. La "méthode Illich" est-elle pertinente aujourd'hui pour les Sciences humaines et sociales en général et les Sciences de l'information et de la communication en particulier ? En quoi est-elle susceptible d'accompagner nos pratiques et nos méthodes de recherche ? Peut-elle nous aider à comprendre la culture numérique contemporaine ? Le présent dossier, consacré à des travaux encore peu mobilisés dans nos domaines, propose une approche épistémologique de la " méthode Illich ", il interroge ses travaux historiques relatifs à notre " topologie mentale " c'est-à-dire aux fondements culturels impensés de notre société, il confronte cette méthode aux pratiques contemporaines d'écriture numérique, à l'histoire de l'informatique et à l'architecture, enfin, il analyse la place du sens de l'écoute dans les médias informatisés au regard de la démarche technocritique d'Illich.
Résumé : Notre avenir sera si riche que nous n'avons pas à nous soucier des dettes qui s'accumulent : elles seront effacées par les performances du futur. Et si l'homme est un être nuisible qui a dévasté la planète, il pourra sans problème être régénéré et "augmenté" par les miracles de la technologie. Telles sont les promesses que nous fait le capitalisme spéculatif. Depuis près d'un demi-siècle, cet esprit malin a saisi la sphère financière, puis l'économie réelle, et enfin la société tout entière. Il a bouleversé le travail, la consommation, les entreprises, les mentalités et la vie quotidienne pour produire une société matérialiste, fébrile et fataliste. Rebondissant à chaque crise, il a pris la forme de la financiarisation, puis de la digitalisation. Il prépare déjà sa nouvelle mue. A chaque fois, il nous fait espérer un avenir qui nous sauvera, tout en nous susurrant que l'être humain en sera exclu s'il ne s'adapte pas. Voici donc le récit de ce destin qu'on nous dit implacable, de son origine à son non moins implacable dénouement. Pierre-Yves Gomez est essayiste et professeur à l'Emlyon, où il dirige l'Institut français de gouvernement des entreprises. Spécialiste du lien entre l'entreprise et la société, il a notamment publié : La République des actionnaires (2001) ; L'Entreprise dans la démocratie (2009) ; Le Travail invisible (2013) et Intelligence du travail (2016).
La prétention de Google à devenir un acteur incontournable dans les pratiques informationnelles et communicationnelles sur Internet dessine des enjeux majeurs pour notre époque et mérite d'être questionnée à plusieurs niveaux. D'un point de vue éditorial, les pouvoirs de Google s'exercent tant sur le plan technique et sémiotique des processus de traitement et d'affichage des données, que sur le plan socio-économique et politique relatif à l'acceptation et à l'intériorisation des logiques de cet acteur hégémonique - à la fois par les internautes et par les milieux professionnels. Ce dossier interroge les standards éditoriaux imposés par le géant américain, leurs modalités d'appropriation et leurs marges de négociation. Qu'il s'agisse de l'orchestration des résultats de recherche ou de la création des nouveaux indicateurs de performance, le pouvoir "googlesque" laisse peu de place aux résistances et façonne une série de pratiques quotidiennes des producteurs et consommateurs d'information. Le collectif de chercheurs réunis pour ce numéro donne à lire la manière dont Google, leader au sein de l'oligopole du secteur technologique, opère des médiations qui ne sont pas neutres et qui privilégient "une certaine idée de l'information". Entre les formes des écrans et les logiques des acteurs, l'observation des choix et des biais éditoriaux de Google permet de saisir le rôle historique et la dimension idéologique de la firme, ainsi que son influence sur les écritures, les contenus et circulations numériques.
Depuis quelques années, certains chercheurs en SIC se sont efforcés de rappeler le rôle essentiel de la «raison critique» face aux objets culturels, en s’inspirant d’auteurs comme Theodor Adorno ou Walter Benjamin. Le projet d’une économie politique critique de la communication a produit une analyse des stratégies des acteurs en prenant en compte la recomposition des modèles économiques et des filières industrielles dans le secteur culturel en général et musical en particulier. En dialogue avec ces logiques socio-économiques en SIC, ce dossier traite des musiques enregistrées, conçues comme des formes complexes, à la fois sonores, techniques et marchandes. Car les transformations récentes de l’industrie des musiques enregistrées réveillent l’héritage de la Théorie critique autant qu’elles le remettent en question. Peut-on encore parler aujourd’hui d’industrie culturelle face à une plateforme comme YouTube ? Pourquoi le concept d’ «aura» fait-il retour pour désigner des supports musicaux pourtant produits en masse (le vinyle ou le CD) ? Que signifie de nos jours la législation concernant les «droits d’auteurs» pour les modèles de valorisation symboliques et économiques de la musique ? Quel type d’auditeur est inscrit dans le format MP3 ? Face à tous ces aspects problématiques que cristallisent les musiques enregistrées, les outils hérités de la Théorie critique apparaissent encore opératoires. Ce dossier s’emploie à les réélaborer, les remettre en contexte et les confronter avec les écritures contemporaines de la culture musicale.
Résumé : Avec ton doigt, compte les animaux, puis trace les chiffres en faisant glisser les pastilles colorées. Développer l'autonomie par l'expérience de la vie quotidienne, c'est le but de la pédagogie Montessori.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.