Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
D'ailleurs. L'institution dans tous ses états, roman
Gomez Jean-François
ERES
15,50 €
Épuisé
EAN :9782865864362
La dernière fois que Joannah aperçut Khalil avant sa fugue, il se tenait de curieuse façon, près du grand portail du jardin, sur le seuil de l'institution. Le visage tourné vers le soleil un peu faible de ce mois d'avril, les yeux mi-clos, mais le corps attentif et frémissant aux bruits, il était étalé de toute son âme sur le ciment, les jambes et les bras écartés, les paumes ouvertes, comme s'il fut prêt à recevoir tous les dons du ciel. C'était un moment parfait, Joannah se sentait plus légère qu'à l'habitude, oubliant pour un temps le poids des jours. Cet " enfant fou " lui donnait l'exemple de l'abandon. Elle enviait la complicité de ce corps adolescent avec quelque chose de joyeux et de chaud qui circulait dans l'atmosphère de cette fin d'après-midi, et peut-être dans ses propres veines, pendant que le sécateur de Gabriel le jardinier, perché sur le long escabeau s'attachant encore à tailler quelque haie, crépitait sans fin. " J.-F.G.
Quels responsables, quels cadres pour les équipes, les services et les établissements ? Comment diriger, comment encadrer, et comment y être formé ? Cette question se pose-t-elle différemment aux trois niveaux de la fonction de direction : de services ou de petites structures, d'établissements, d'associations de gestion ? Comment accède-t-on aujourd'hui aux fonctions de direction : voie promotionnelle ou voie " universitaire " ? Quels " modèles " y a-t-il derrière ces choix ? La " gouvernance " est-elle un concept neutre ?
Les débats français sur les drogues ont profondément évolué ces dernières années. Le discours officiel est passé de l'éradication de l'usage des drogues illicites à la réduction des risques. L'utilisation forcenée des outils pénaux laisse de plus en plus souvent la place au médico-social. Le champ s'est aussi élargi à des produits licites (tabac, alcool, médicaments, etc.), et l'utilisation de produits psychotropes n'est plus l'apanage des quartiers défavorisés. Ces évolutions ne se font pas sans à-coups ni sans effets non voulus. Mais on a pris conscience qu'il pouvait y avoir des usages contrôlés de drogues illicites et des usages non contrôlés de produits licites ou détournés. Il est encore difficile de parler sans passion ou sans a priori de ces évolutions. C'est pourquoi les auteurs ont choisi de présenter des travaux récents selon trois approches complémentaires. La première partie traite de l'utilisation de produits psychotropes par des populations non stigmatisées comme les lycéens ou les sportifs ainsi que de leur usage " contrôlé " par des populations qui ne se trouvent pas sous le regard de la police et de la justice. La deuxième partie s'intéresse aux dispositifs d'aide aux usagers de. drogues illicites et de prévention qui se développent partout en Europe, comme le travail de proximité, les points-écoute ou les groupes d'autosupport. Enfin, la troisième partie montre combien il est difficile de renverser les logiques de fonctionnement d'institutions comme la police et la justice, et d'initier de nouvelles pratiques. Ainsi, cet ouvrage aborde les nouvelles problématiques, catégories, pratiques qui remettent en cause l'idéal normatif d'une société sans drogue. Mieux appréhender les modèles de consommation dans leur diversité permet d'éclaircir les inflexions et les enjeux des politiques publiques, et de nourrir une réflexion sur la construction d'une politique de santé publique.
Il est temps aujourd'hui de modifier profondément notre regard sur les personnes handicapées et sur les"exclus"de toute catégorie, qu'ils soient ou non dans les institutions. Pour l'auteur du Temps des rites, l'occultation du symbolique, ou son déplacement en une société de"signes"qui perd peu à peu toute forme de socialité repérable et transmissible, produit des dégâts incalculables que les travailleurs sociaux, plus que quiconque, doivent intégrer dans leur réflexion. Il faudrait s'intéresser aux rituels et aux"rites de passage"qui accompagnaient jusque-là les parcours de toute vie humaine, débusquer l'existence d'une culture qui s'exprime et s'insinue dans toutes les étapes de vie. On découvrira avec étonnement que ces modèles anciens qui ont de plus en plus de la peine à se frayer une voie dans les méandres d'une société technicienne sont d'une terrible efficacité. Confrontés aux modèles modernes et postmodernes de"prise en charge"et d"'accompagnement social", ils gardent toute leur validité. En prenant l'exemple des personnes dites"handicapées mentales"engagées ou non dans un processus d'éducation spécialisée, l'auteur nous montre comment a pu fonctionner cette évacuation subtile du symbolique, produisant un simulacre d'attention, une image d'enfance à vie. Ce livre de praticien, riche d'exemples et de situations concrètes, réintroduit la dimension culturelle et anthropologique dans la boîte à outil du travail social, en même temps qu'il ouvre à une réflexion de fond sur les méthodes". (4e de couverture de l'édition québécoise).
Cet ouvrage présente une réflexion approfondie, renouvelée, parfois audacieuse, sur l'acte éducatif confronté au réel du handicap. Les textes de l'auteur rassemblés ici sont issus pour la plupart de conférences données pour un public varié. L'auteur approfondit pas à pas les situations les plus ordinaires sous un jour nouveau : care, bientraitance, éthique, valeur, engagement, etc., loin de la littérature de formation actuelle, envahie de normes. Ne craignant pas de dénoncer un sociologisme primaire et inopérant et, se faisant, d'élaborer des outils théoriques appropriés, ce livre s'attache à comprendre et définir de l'intérieur ce qui est vraiment en jeu dans l'éducation spécialisée et les métiers du social qui lui sont proches. Les enseignants et étudiants de niveaux licence (L3) et master (M1, M2), en sociologie, psychologie, anthropologie, sciences de l'éducation et formateurs en IRTS (Instituts Régionaux de Travailleurs Sociaux) seront intéressés par l'ouvrage, tout comme les travailleurs médico-sociaux, les personnels éducatifs, les psychothérapeutes, les psychologues et toute personne travaillant dans le champ du handicap.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.