Voyager, c'est bien plus que courir le monde ou traverser l'espace et errer sans but. " Spécialiste de littérature viatique et de la Bible de Castellion, Marie-Christine Gomez-Géraud nous livre une sélection d'études sur les récits de voyage à la Renaissance dont elle interroge le statut ambigu, entre témoignage et fiction, représentation de l'autre et écriture de soi, sans cesser de poser la question du sens. " En quelques décennies vécues ut peregrinus in terra, combien de temps aurai-je passé à découvrir la littérature de voyage, et plus spécialement, les écrits des pèlerins, peinant sur la route, défaillant de fatigue, illuminés de foi, et répétant les uns après les autres la sèche litanie des Lieux saints comme une prière pour gagner le salut ? Combien de fois aurai-je visité la Huronie en compagnie des jésuites de la Nouvelle-France ou, plus concrètement, de mes camarades des universités de l'Ontario, en parlant, auprès de sa première tombe, du vieux Brébeuf et de ses camarades ? [... ] Au hasard des routes et des chantiers de recherche, combien aurai-je croisé aussi de sages, de saints et de simples ? " Spécialiste de littérature viatique et de la Bible de Castellion, Marie-Christine Gomez-Géraud nous livre une sélection d'études sur les récits de voyage à la Renaissance dont elle interroge le statut ambigu, entre témoignage et fiction, représentation de l'autre et écriture de soi, sans cesser de poser la question du sens.
A travers le prisme journalistique, ce livre nous emmène au coeur du Mexique de Làzaro Cârdenas dont le mandat est marqué par une série de réformes et de moments forts que l'on retrouve dans les colonnes du Petit Marseillais. Le conflit avec l'Eglise mené par les Cristeros, l'exil de Plutarco Elias Calles, l'assassinat du leader communiste Léon Trotsky, le soutien à la République Espagnole pendant la Guerre Civile, l'expropriation des compagnies pétrolières, ou encore le coup d'Etat du général Saturnino Cedillo, sont quelques-uns des épisodes qui ont jalonné la période du Cardénisme. La politique mise en oeuvre par le nouveau président mexicain ne manquera pas d'entraîner des répercussions pour les intérêts économiques de la France, générant des tensions dont la presse, une des sources privilégiées d'information de l'époque, se fait l'écho. Comment le Mexique est-il perçu par la France ? Comment la presse rend-elle compte de la situation au Mexique ? Quels sont les événements qui ont retenu l'attention des journalistes ? Quelle hiérarchie occupe le Mexique par rapport aux autres informations sur l'étranger ? Voici quelques-unes des questions auxquelles répond cette vaste étude menée dans les archives marseillaises à partir du dépouillement minutieux de 2 275 journaux. Cet ouvrage nous plonge dans les arcanes du quatrième pouvoir dans une succession de tableaux qui examinent aussi bien le texte que l'iconographie, brossant un portrait significatif d'un pan de l'actualité d'avant-guerre. La sensibilité idéologique conservatrice du "plus important des journaux de province", affleure dans cette évocation d'un Mexique en pleine mutation.
Résumé : Notre avenir sera si riche que nous n'avons pas à nous soucier des dettes qui s'accumulent : elles seront effacées par les performances du futur. Et si l'homme est un être nuisible qui a dévasté la planète, il pourra sans problème être régénéré et "augmenté" par les miracles de la technologie. Telles sont les promesses que nous fait le capitalisme spéculatif. Depuis près d'un demi-siècle, cet esprit malin a saisi la sphère financière, puis l'économie réelle, et enfin la société tout entière. Il a bouleversé le travail, la consommation, les entreprises, les mentalités et la vie quotidienne pour produire une société matérialiste, fébrile et fataliste. Rebondissant à chaque crise, il a pris la forme de la financiarisation, puis de la digitalisation. Il prépare déjà sa nouvelle mue. A chaque fois, il nous fait espérer un avenir qui nous sauvera, tout en nous susurrant que l'être humain en sera exclu s'il ne s'adapte pas. Voici donc le récit de ce destin qu'on nous dit implacable, de son origine à son non moins implacable dénouement. Pierre-Yves Gomez est essayiste et professeur à l'Emlyon, où il dirige l'Institut français de gouvernement des entreprises. Spécialiste du lien entre l'entreprise et la société, il a notamment publié : La République des actionnaires (2001) ; L'Entreprise dans la démocratie (2009) ; Le Travail invisible (2013) et Intelligence du travail (2016).
100 recettes inratables pour cuisiner les légumes en toute saison ! Des idées originales et des recettes simples et rapides pour décliner les légumes en soupes, gratins, tartes, farcis, salades... Avec des sommaires thématiques très pratiques, pour répondre à toutes vos envies ! 100% Cuisine, une collection indispensable !
Gomez Henri ; Claudon Micheline ; Ostermann Gérard
Comment aider les alcooliques à changer, c?est-à-dire à substituer un mode de vie épanouissant et utile à un comportement auto et hétéro-agressif ? En agissant sur les représentations que le sujet a de la molécule, du vin, de la bouteille, de lui-même et de l?environnement. Le but de l?ouvrage est de modifier les images, stéréotypes et préjugés dans la problématique alcoolique. Les soignants et les aidants du champ alcoologique sont les mieux à même de faire évoluer les représentations qui enferment les malades de l?alcool dans leur déni, leurs illusions et leur souffrance. Analyses et témoignages dégagent des pistes pour établir une relation d?aide et créer une alliance thérapeutique.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.