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L'Enfant pain
Gomez-Arcos Agustín
POINTS
7,80 €
Épuisé
EAN :9782757819913
Rongé par la faim, un jeune enfant assiste en silence à la répartition des miches de pain cuites par sa mère. A six ans, il ne comprend rien à la misère soudaine dont il est victime. Engagée du côté républicain pendant la Guerre d'Espagne, sa famille subit la vengeance d'un village fasciste. On affame les vaincus. Pour les perdants, la paix est parfois plus cruelle que la guerre. Agustin Gomez-Arcos est né à Almeria, en Andalousie. Certaines de ses oeuvres ayant été interdites, il quitte l'Espagne en 1966. Il a reçu de grands prix (Hermès, Livre Inter, Thyde-Monnier...) pour plusieurs de ses oeuvres écrites en français. " Une figure d'enfant inoubliable servie par une écriture magnifique, à la fois simple et poétique, exprimant tour à tour violence et tendresse. " La Vie
Résumé : L'Espagne des années soixante. On ferme les bordels, tant courus par les soutiens du régime. Maria Republica, la " putain rouge ", qui de ce fait réussissait si bien dans un métier toujours difficile, est la fille de " communistes notoires ", de deux " incendiaires d'églises " (fusillés en 1939). Richement dotée par une tante réactionnaire, elle accepte ( ?) d'entrer au couvent. On pourrait croire que la brebis égarée, une fois de retour au bercail, va soigner sa réelle et symbolique syphilis (regret de n'avoir pas contaminé davantage de messieurs en place), courber la tête, entrer dans le jeu que même Madame la Duchesse Sa Révérence, elle-même malade... oui, lier son destin au sien, lui succéder peut-être... Sa supérieure, en effet, pour qui l'Ordre est sacré, songe à lui faire un " avenir brillant " ! Parviendra-t-elle à transformer Maria en une " S?ur Récupérée de la Très Sainte Droite " ? Non. Un livre fort, où l'abomination et le sordide souvent l'emportent. Mais où la poésie équilibre la violence qui habite un visionnaire de l'horreur, un témoin également.
Une terre du Sud sous le soleil, régie par l'inflexible matriarcat de Grand-mère. Au soir de son douzième anniversaire, sa petite-fille, Juliana, cède aux avances d'un valet de ferme. Au dernier moment, elle prend peur, crie au viol. On l'examine : elle est encore vierge. Une cabale de dévotes la transforme en enfant miraculée, cependant que le souvenir de " cette nuit-là " n'en finit pas de hanter le domaine. Juliana a tôt fait d'épouser le rôle que la loi des hommes et la conspiration bigote l'ont astreinte à tenir. Ange diabolique habité par la rancoeur et le désir insatisfait, elle commence à faire peur. Au plus fort de la fête de la Vierge, elle deviendra pour les gens de son village Juliana la folle. Et, bientôt, la Sanglante... Roman de la tentation et de la vengeance, de la souveraineté et de la détresse féminines, où le lecteur retrouvera ce mélange de réalité convulsive, de violence et de compassion qui compose l'univers singulier et où s'affirme avec maîtrise le talent de conteur d'Agustin Gomez-Arcos. Agustin Gomez-Arcos est né à Almeria (Andalousie) en 1939. Après des études de droit, il quitte l'université pour le théâtre. Certaines de ses pièces ayant été interdites, Agustin Gomez-Arcos quitte l'Espagne en 1966. Le Prix Hermès couronne en 1975 son premier roman écrit en français : L'Agneau carnivore. Trois récompenses seront attribuées à son troisième roman Ana Non : Le Prix du Livre Inter (1977), le Prix Thyde Monnier " Société des Gens de Lettres " et le Prix Roland Dorgelès (1978). Agustin Gomez-Arcos a publié également Maria Republica (1976), Scène de chasse " furtive " (1978) et Pré-Papa ou roman de fées (1979).
Pendant les seize premiers jours de son existence, l'enfant est resté prostré dans son berceau: les yeux fermés, pas un cri, pas un geste. Le seizième jour, il ouvre les yeux. Sa mère, déçue - elle espérait un monstre ù, se désintéresse de lui et le fait transporter dans l'autre chambre", celle d'Antonio son fils aîné.L'enfant a grandi dans le secret de l'amour exclusif de son frère, Antonio, initiateur du plaisir et du savoir, par lequel le monde s'est ouvert à lui. L'enfant se découvre un passé, il déchiffre autour de lui sa propre histoire. Il ne vit que par l'amour qu'il porte à son frère et par la haine qu'il voue à sa mère, les deux faces d'un même sentiment. Sa mère meurt, son frère le quitte. Il s'expatrie. Il ne lui reste qu'à écrire son histoire en attendant le retour de son frère dans la maison de leur enfance.Par delà l'anecdote biographique et le tableau familial, le lecteur découvre l'image inquiétante et symbolique de l'Espagne d'aujourd'hui. Espagnol exilé, l'auteur nous offre avec L'agneau carnivore son premier roman écrit en français. Traducteur-adaptateur de Giraudoux, auteur dramatique, il a obtenu deux fois le Prix Lope de Vega avant son exil. Il a été joué à Paris, dans divers cafés théâtres."
Deux romans, L'agneau carnivore et Maria Republica ont fait d'Augustin Gomez-Arcos l'un des jeunes écrivains français les plus remarqués. Ceux qui ont reconnu son indiscutable talent ne seront pas déçus par Ana Non qui ajoute une dimension à cet auteur.Ana Paücha, surnommée par elle-même Ana Non, était une femme de la mer, du soleil et du bonheur, éblouie par son mari pêcheur et ses trois garçons. Le mari et ses deux fils aînés sont morts à la guerre, le fils cadet est en prison. À soixante-quinze ans Ana Non ferme la porte derrière elle pour entreprendre un fabuleux voyage: elle va, en marchant, aller embrasser son fils en prison et lui porter un gâteau pétri de ses mains; voyage vers le nord de l'Espagne, voyage d'amour et de mort, d'initiation et de connaissance, voyage imaginaire plus vrai que le réel dont Augustin Gomez-Arcos a entrepris de nous raconter les diverses péripéties. Ana Non offre ainsi l'un des plus beaux personnages de femme de la littérature en même temps qu'une étonnante allégorie de la condition humaine.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.