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Bakakaï
Gombrowicz Witold
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070405596
Bakakaï est le nom d'une rue des faubourgs de Buenos Aires où habita Gombrowicz. Il le choisit pour titre... précisément parce que le mot n'avait aucun rapport avec le contenu du livre. En effet, la première édition de ce recueil de contes (1933) s'intitulait Mémoires du temps de l'immaturité, et Gombrowicz avait assez mal supporté le harcèlement des critiques à propos du terme «immaturité». Cette seconde édition de 1957, revue et augmentée (douze contes au lieu de sept) recevra donc ce titre quelque peu énigmatique. Le présent recueil contient : Le Danseur de maître Kraykowski, Mémoires de Stefan Czamiecki, Meurtre avec préméditation, Le Festin chez la comtesse Fritouille, Virginité, Aventures, Evénements sur la goélette Banbury, Dans l'escalier de service, Philidor doublé d'enfant, Le Rat, Le Banquet, Le Mariage.
C'est en lisant le Journal de Gide, en 1952, que Gombrowicz eut l'idée d'écrire son propre journal. Il était à la recherche d'un nouveau moyen d'expression qui l'aiderait à sortir de son isolement et à dissiper les malentendus provoqués par la publication récente de son livre sacrilège Trans-Atlantique. Le 6 août 1952, Gombrowicz écrivit au directeur de Kultura : "Je dois devenir mon propre commentateur, mieux encore mon propre metteur en scène. Je dois forger un Gombrowicz penseur, un Gombrowicz génie, un Gombrowicz démonologue de la culture et encore beaucoup d'autres Gombrowicz indispensables." Le Journal est la réalisation de cette folle ambition. Commencé à Buenos Aires en 1953 et achevé à Vence en 1969, ce Journal est le fruit de la collaboration de Witold Gombrowicz à Kultura, revue mensuelle de l'émigration polonaise, publiée à Paris par Jerzy Giedroyc.
Dans une prose archaïque, parlée plus qu'écrite, je raconte comment, à la veille de la guerre, j'atterris en Argentine, comment l'explosion de la guerre m'y surprit. Moi, Gombrowicz, je fais la connaissance d'un "puto" (pédé) amoureux d'un jeune Polonais, et les circonstances me font l'arbitre de la situation : je peux précipiter le jeune homme dans les bras du pédéraste, ou faire en sorte qu'il reste auprès de son père, un commandant polonais vieux jeu, très honnête et très honorable. (...) Que choisir ? La fidélité au passé... ou la liberté d'un devenir ouvert ? (...) Qu'il se crée lui-même ? Dilemme qui aboutit dans le roman à un éclat de rire général qui dépasse jusqu'à ce dilemme."
Les Souvenirs de Pologne, cycle de feuilletons écrits au début des années 60 pour la Radio Europe Libre de Munich, mais jamais diffusés, a été retrouvé en 1976 dans les papiers posthumes de l'auteur de Ferdydurke par sa femme Rita Gombrowicz. Sachant qu'il s'adresse à un large public de radio, Gombrowicz a donné à ces textes un ton léger et spontané sans pour autant simplifier l'aspect des problèmes qu'il abordait. Riches en éléments autobiographiques concernant principalement ses années de jeunesse et de formation, les Souvenirs de Pologne donnent à l'auteur l'occasion de brillantes et profondes analyses de divers aspects de la vie polonaise de l'entre-deux-guerres : le monde littéraire et artistique, la politique, les femmes, l'aristocratie, l'intelligentsia, la jeunesse. Les admirateurs du grand écrivain polonais trouveront dans ses Souvenirs de Pologne un complément passionnant de son célèbre, journal.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?