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DOUBLE DETENTE
GOMART
PUB SORBONNE
33,00 €
Épuisé
EAN :9782859444976
Confrontation systématique ou coopération progressive ? Cette alternative résume bien l'ambivalence des relations franco-soviétiques de 1958 à 1964. Dans le cadre de l'affrontement Est-Ouest, leur nature réside dans la combinaison inédite entre une logique de guerre et une logique de paix. Théâtre d'opérations mais aussi champ d'expérimentations de la détente, les relations entre Paris et Moscou offrent, avec le recul, un terrain d'observation privilégié des différentes formes que la guerre froide a pu revêtir. C'est pourquoi cet ouvrage propose une approche globale alimentée par l'ambition d'une histoire totale. Trois niveaux d'analyse distincts y sont reliés chronologiquement. Au traditionnel niveau politico-diplomatique d'échanges entre Etats, s'ajoutent un niveau intermédiaire d'échanges entre sociétés et un niveau individuel d'échanges entre personnes. Fondé sur une recherche dans des fonds très variés, en France comme en Russie, complétée par des entretiens avec les acteurs, cet ouvrage construit un modèle de la relation bilatérale. Il relie la grande politique (Khrouchtchev, de Gaulle...) à la politique intérieure (Parti communiste français, association France-URSS...), à des questions économiques (contrôle des exportations, expositions...), culturelles (échanges universitaires, influences croisées...), de sécurité (lutte des services de renseignement, propagande...) ou de politique locale (jumelages, perceptions réciproques...). Parallèlement, de multiples parcours individuels sont retracés afin d'incarner la relation bilatérale et de la suivre au plus près des réalités vécues.
Décrocher un contrat à l'étranger est gratifiant, mais lance l'entreprise dans une aventure parsemée d'inconnues. Décalages culturels, méconnaissance des parties prenantes, défis mal cernés, perception faussée de l'environnement de réalisation ou encore négligence de règles locales sont autant d'écueils à l'atteinte des objectifs. Avec plus de 250 cas concrets issus de 40 ans d'expérience professionnelle dans 45 pays, Bruno Gomart nous livre ici un précieux guide opérationnel du contract management à l'international. Cet ouvrage fait de la MARGE un facteur essentiel de motivation et de réconciliation des acteurs d'un projet, de sa genèse à son aboutissement : - Maîtriser la constitution de la marge en phase d'appel d'offre. - Anticiper ses sources de dégradation. - Restaurer la partie perdue en phase de réalisation, Réagir au bon moment. - Gagner grâce à des avenants pertinents. - Enseigner en capitalisant sur l'Expérience acquise pendant le projet et créer ainsi de la valeur. L'entrepreneur se voit ainsi confier un trousseau de clés forgées sur le terrain pour pleinement réussir sur la scène internationale.
La pandémie a bouleversé les grands équilibres et scellé la rupture entre Chine et Etats-Unis, accentuant le basculement du monde vers l'Est. Dans ce brillant essai, Thomas Gomart nous éclaire sur les nouveaux défis géopolitiques. Dans l'échiquier mondial totalement polarisé, deux lignes de fractures convergent : la dégradation environnementale et la propagation technologique où se jouent désormais les rivalités stratégiques et économiques. L'auteur décrit le retour de la compétition agressive des puissances et met en perspective les mécanismes profonds, cachés, qui transforment notre planète et réfléchit au rôle que la France pourrait jouer dans ces nouvelles "guerres invisibles" .
Asséner le premier coup de poing, délivrer des otages, mener des opérations ciblées, neutraliser des chefs terroristes... Toutes ces situations critiques, le général Christophe Gomart les a vécues. Il nous livre à travers ses mémoires une plongée unique dans l'univers des forces spéciales, ces unités d'élite associées aux guerres secrètes de la France. Pour la première fois, un général raconte ses trente-cinq années de guerres de l'ombre sur tous les fronts et en première ligne : à Sarajevo en 1992, au Rwanda durant l'opération Turquoise en 1994, dans la traque des criminels de guerre en ex-Yougoslavie, en Afghanistan contre les talibans en 2001, en Libye lors de l'opération Harmattan contre Kadhafi en 2011, au Mali lors de l'opération Serval en 2013, jusqu'au Moyen-Orient en soutien aux Kurdes contre Daech... Dans cet ouvrage palpitant, il nous fait entrer dans les coulisses du prestigieux COS, le Commandement des opérations spéciales, et nous fait vivre les prises de décisions politiques autant que ces opérations de terrain. En homme d'action et de réflexion, il retrace cette part de notre histoire, où parfois vérité et gloire ne font pas bon ménage. Sans langue de bois, il interroge le rôle de la France comme gendarme du monde.
Plus rien ne semble réguler la bonne marche de la planète : rupture d'accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties libérales, basculement géoéconomique vers l'Asie, menaces nationalistes, risques écologiques, politique du tweet... Le monde est-il devenu incontrôlable ? Avec son double regard d'historien et de spécialiste des relations internationales, Thomas Gomart éclaire la transformation inédite des rapports de force internationaux - ascension de la Chine, unilatéralisme des Etats-Unis, fragmentation de l'Europe, retour de la Russie - et des sujets transversaux comme l'énergie et le climat, les transformations de la guerre, les sanctions économiques, le cyber et l'espace ou la pression démographique et migratoire. Avec un grand souci de pédagogie, il invite le lecteur à le suivre sur toutes ces lignes de front. Dans un monde limité et interconnecté, confrontation et coopération sont désormais indissociables. Et si la mondialisation a modifié la répartition de la richesse mondiale et facilité la mise en réseau, elle n'a nullement effacé les rapports de puissance. Au contraire, elle en accentue les effets. Cet essai vise à abandonner nos illusions et à gagner en lucidité: les Européens vivent dans un monde qui sera de moins en moins à leur image. Il faut s'y préparer.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.