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Mendiants et orgueilleux
GOLO/COSSERY
FUTUROPOLIS
17,25 €
Épuisé
EAN :9782754802550
Avec "Mendiants et orgueilleux", l'écrivain égyptien a signé un bijou romanesque où l'intrigue policière se double d'une lancinante interrogation sur le sens de la vie, dans l'égarement d'une société qui cahote entre ses vices, perversions, misères variées et complémentaires. Comme souvent chez Cossery, le bordel tient logiquement une place centrale dans un univers d'hommes plus ou moins désorientés et dés?uvrés. Spectaculaire théâtre des vanités humaines les plus dérisoires, c'est dans un bordel caricatural que va avoir lieu le crime central, paradoxal, injustifié, que va devoir élucider Nour El Dine, policier homosexuel cachant ses amours fragiles dans des banlieues sordides, fasciné par l'idée que ce crime apparemment gratuit le sorte enfin de son quotidien minable pour lui faire croiser la route d'un individu d'exception, un criminel à sa mesure. De fait, le criminel est bien tel qu'il l'imagine, même si l'acte fatal a été commis dans une sorte de vertige tourbillonnant causé par le manque de drogue - car même cet homme supérieur, privé de sa dose quotidienne, peut s'échapper à lui même dans une aliénation frénétique et violente. Le besoin de drogue est là, au c?ur du texte, comme la métaphore de tous les manques ressentis par les personnages : accumulation de frustrations et d'angoisses, manque de travail, manque de reconnaissance, manque de liberté, manque d'amour, manque de sexe. Grimace ricanante, l'image inverse de l'homme-tronc, transformé paradoxalement en homme à femmes, récoltant de nombreuses aumônes, et comblé par son malheur? Comme si l'univers ne pouvait s'empêcher de se déformer en caricature. Le fond du livre est dans la révolte hautaine du personnage central, Gohar, professeur de philosophie qui a préféré devenir mendiant, plutôt que d'être complice d'un système social auquel il ne croit pas. "Est-ce que son destin était d'être un professeur respectable enseignant les vils mensonges par lesquels une classe privilégiée opprimait tout un peuple ? Et était-ce trahir son destin que de fuir cette imposture ? Rien n'était moins certain. Nul doute qu'il était un homme marqué, le produit d'une civilisation prospérant par le meurtre. Mais il croyait avoir échappé à l'angoisse, retrouvé la paix et la tranquillité, dans cette parcelle de terre encore inviolée où s'épanouissait la noblesse d'un peuple porté à la joie?" Il n'y a pas de leçon chez Cossery, sinon celle d'un grand scepticisme face aux mensonges sociaux, et l'acuité d'un scalpel taillant dans l'âme humaine. D'où ce regard plein de fraternité pour Gohar, homme droit, lucide, sans compromission -sauf la drogue, toujours la drogue, qui a sa part dans sa sérénité supérieure. Le choix de la misère et de la mendicité est, peut-être, dans son cas, une expression de noblesse, fruit d'un dégoût devant toutes les bassesses sociales. Mais un doute subsiste jusqu'au bout : n'est-ce-pas aussi une pose, le dernier masque, celui que porte la faiblesse, la paresse, le renoncement ? Bien entendu, même si c'était le cas, il reste que ce masque là porte beau. Et c'est ainsi que Cossery invente l'aristocratie désespérée des enfants du néant. -- Khaled Elraz --
Résumé : "La moindre ligne de Panaït Istrati est un portrait de lui, car jamais écrivain ne fût plus présent, corps et âme dans son oeuvre. " Joseph Kessel
Quatrième de couverture On a dit de B. Traven, né en 1890 et mort en 1969, qu'il était Jack London, Ambrose Bierce, le président du Mexique Adolfo Lopez Matéos, sa sœur Esperanza, un groupe de scénaristes de gauche d'Hollywood... On lui connaît une trentaine d'identités, une demi-douzaine de nationalités. Il a été écrivain, acteur, régisseur, marin, explorateur. À sa mort, ses cendres furent répandues au-dessus des forêts du Chiapas au Mexique. Une vie étonnante et riche que Golo nous raconte dans un ouvrage qui se lit comme une vraie bande dessinée d'aventures. Mettant en parallèle la vie de l'auteur et son œuvre, son contexte social et historique, Golo semble se réinventer à chaque page. Un livre exceptionnel au graphisme faussement naïf, empli de poésie et de simplicité.
Résumé : A bord du "Saint Patrick", Yaya retrouve la mémoire et réalise que ce soi-disant chasseur n'est autre que son pire ennemi : Zhu ! Pendant ce temps, Tuduo et Sauce d'Huître, toujours à Hong Kong, vont devoir trouver un moyen de sauver leur amie et de rejoindre Shanghai.
Ce qu'on en pense sur la planète BD, par Joseph Arrouet: Cet album diptyque à venir n'est pas une énième redite des célèbres contes des 1001 nuits. C'est le récit autobiographique de la découverte du Caire par Golo aux débuts des années 70. Un voyage en Egypte répété qui bouleversa le cours de sa vie, une vraie rencontre amoureuse. Habitant depuis au pied des Pyramides, Golo revient sur un enchantement perpétuel. Mêlant anecdotes personnelles et analyses, Les 1001 nuits au Caire se présente comme une sorte de rétrospective récréative. Le titre évoque naturellement la genèse du Alf Leila wa Leila (en version arabe originale). L'occasion d'apprendre tout en s'évadant. L'exemple est parlant. Si l'aspect politique n'est jamais loin, l'humour et la curiosité l'emportent de très loin au fil des pages. Déjà 90 planches et seulement une première partie. Golo est bavard, intarissable, et laisse sa narration aller là où lui commande son souvenir. Le lecteur ne sait pas trop où il met les pieds au début puis s'attache à l'ambiance, aux personnages truculents qui habitent les cases. A l'instar des notes qui figurent en première et quatrième de couvertures, le dessin et les mots chantent une poésie verbale et un festival de couleurs s'étale sous vos yeux. Retenez trois mots de cette lecture incomplète: curiosité, humour et amour. Suite et fin prochainement... --http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Mes-mille-et-une-nuits-au-Caire-6857.html
Le 4 Mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty...
Tout à la fois récit de voyage et reportage dessiné, la bande dessinée d'Emmanuel Lepage donne vie à la beauté hostile des terres de l'Antarctique, ce monde du bout du monde.Pour la mer afin de la comprendre et de savoir la dessiner, pour les Terres australes qui sont comme la promesse d'un temps qui n'est plus, en mars et avril 2010, pendant plusieurs semaines, Emmanuel Lepage a embarqué sur le Marion Dufresne, au départ de Saint-Denis de La Réunion, pour faire le voyage dans les T. A. A. F., les Terres Australes et Antarctiques Françaises, jadis surnommées les îles de la Désolation. Des confettis d'empire, égarés dans l'immensité bleue à des milliers de kilomètres de toute terre habitée. Îles inconnues, sauvages, inhospitalières, mystérieuses. Battues par des vents violents, elles ne comptent d'humains que les scientifiques, de toutes disciplines, venus le temps de missions pouvant durer plusieurs mois, et les quelques militaires et contractuels chargés de faire fonctionner leurs bases d'habitation et de travail. Emmanuel Lepage, le Breton, en toute contradiction, n'avait jamais pris la mer. Il a été servi! Cap au Sud!
Le 4 Mai 1891, Sherlock Holmes disparaît aux chutes de Reichenbach, entraînant avec lui, dans la mort, son plus grand ennemi, le professeur Moriarty...
1917. Toujours déserteur, venu clandestinement d?Espagne où il s?était réfugié, Mattéo passe à Collioure embrasser sa mère. Nous sommes le 1er août, jour anniversaire de la mort de son père.Le soir même, il revoit Juliette, qu?il tente en vain d?emmener avec lui. Tendre soirée désespérante sur la plage. Le lendemain, Mattéo, accompagné de Gervasio, l?ami de son père, s?embarque pour Petrograd. Après plusieurs semaines de bateau, les deux amis, en mission d?exploration pour le compte des anarchistes espagnols, sont au coeur même de la révolution qui s?embrase. C?est dans une atmosphère de liesse et de joyeuse pagaille que Mattéo et Gervasio font la connaissance de Dimitri et Léa. Le premier est un anarchiste libertaire, la seconde une bolchevique passionnée?