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TEMPS PHYSIQUE ET TEMPS TRAGIQUE CHEZ ARISTOTE
GOLDSCHMIDT
VRIN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782711620555
Dans cet ouvrage posthume de Victor GOLDSCHMIDT, le lecteur trouvera d'abord un commentaire minutieux, véritable guide de lecture, de deux grands textes aristotéliciens : les chapitres de la Physique sur le temps (IV, 10-14) et la Poétique tout entière. Si l'auteur se défend d'avoir voulu rivaliser avec les commentaires ligne à ligné dont ces textes illustres ont déjà fait l'objet, il n'en adopte pas moins, au départ, une position de lecteur au premier degré, s'attachant surtout, selon ses propres termes, " au mouvement du texte, pour essayer d'en restituer la structure qui, elle, fournit le commentaire fondamental, rédigé, si l'on peut dire, par l'auteur lui-même ". On verra qu'à cet égard, ce livre constitue l'illustration peut-être la plus parfaite d'une méthode d'exégèse immanente à laquelle Victor GOLDSCHMIDT n'a cessé de penser, théoriquement et pratiquement. Pourquoi maintenant avoir confronté Physique et Poétique, sinon pour tenter de relier temps physique et temps vécu, et considérer en retour l'action tragique sous les espèces du temps ? C'est ici comme un défi que l'auteur paraît s'être lancé à lui-même, tout en s'interdisant systématiquement les facilités qui lui auraient permis de l'emporter à trop bon compte; de sorte qu'il ne réussit à remplir son contrat qu'à force de ne l'avoir pas directement cherché. Seule la lecture du livre, dans ses patientes approches comme dans ses raccourcis fulgurants, permettra de voir comment les matériaux les plus divers, tirés d'une longue familiarité avec l'?uvre entière d'Aristote, enserrés dans un réseau toujours plus fin et plus délié de rapprochements et de connexions, finissent par constituer, à la " surprise " même de l'auteur, un édifice d'une cohérence imprévue et saisissante. Porté par toute une vie d'étude des textes et de méditations insistantes sur les rapports du temps et de l'?uvre philosophique, le commentaire s'ouvre ainsi sur une vision singulière et pénétrante de la pensée d'Aristote en son unité, et, au-delà encore, sur une véritable philosophie de l'histoire de la philosophie.
Résumé : Motke, de son vrai nom Mordechai de Paauw, aimerait bien mourir. A quatre-vingt-dix-sept ans, il regrette le temps où son corps était encore le moteur de tous ses plaisirs, et il se fait alors le narrateur d'une existence hors du commun. Jeune homme, il est contraint de reprendre l'abattoir familial, mais son ambition le pousse à transformer la florissante entreprise en faisant appel à Rafaël Levine, un scientifique d'origine juive-allemande, pour lui adjoindre un laboratoire. Utiliser les déchets de l'abattoir pour procéder à l'extraction de l'insuline, puis d'autres hormones sexuelles, voilà le projet industriel de Motke. Le succès est au rendez-vous, l'argent coule à flots. Grisé et doté d'une libido indomptable, Motke ne parvient pas à rester fidèle à son épouse Rivka et n'hésite pas à exercer une sorte de droit de cuissage sur ses ouvrières. Mais le drame se noue quand il pousse son propre frère jumeau Aron à s'administrer des doses de plus en plus élevées de testostérone. La fabrique d'hormone - basée sur une histoire vraie découverte par l'auteur dans les archives de sa propre famille - tient le lecteur en haleine par son sujet extrêmement original et une écriture fluide, précise. Avec pour cadre les Pays-Bas des années 30, ce roman qui par ailleurs offre une vraie réflexion sur le rapport entre sexualité et pouvoir, n'est pas sans rappeler certains scandales sexuels récents.
Dans ce monumental ouvrage devenu un classique du commentaire, Victor Goldschmidt, fidèle à sa méthode structurale et combattant l'idée selon laquelle la pensée de Rousseau ne serait pas "organisée" , démontre qu'il est possible d'expliciter les "principes du système de Rousseau" . Dénonçant l'opposition reçue entre la genèse et la structure, l'auteur procède à un examen minutieux de la constitution de ces principes, en s'appuyant sur les deux Discours et l'Emile - Rousseau lui-même disait que son système y était formulé -, mais surtout sur le Discours sur l'inégalité, dont le présent travail étudie le contenu et les prolongements. Prenant le temps de considérer ce texte comme une oeuvre proprement philosophique et d'établir la thèse des interlocuteurs du philosophe pour mieux déterminer sa pensée, Victor Goldschmidt montre comment s'élabore et progresse cette pensée et en restitue ainsi le sens, la cohérence, en un mot l'unité substantielle.