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Le dernier coup de Kenyatta
Goines Donald ; Lemoine Daniel
GALLIMARD
12,70 €
Épuisé
EAN :9782070496570
Après le massacre d'une grande partie de ses hommes, à Detroit, Kenyatta a trouvé refuge à Los Angeles et reconstitué son organisation. Il travaille avec Elliot Stone, membre d'un organisme fédéral, qui doit lui fournir des documents sur l'identité du gros bonnet du trafic de drogue dans les écoles et les lycées de Watts. Mais Stone est grièvement blessé par des tueurs et les documents brûlent dans l'incendie de son bureau. Kenyatta décide alors d'infiltrer le réseau. L'opération provoque des règlements de comptes qui attirent logiquement l'attention de Benson et Ryan, les deux flics de Detroit qui ont juré de faire tomber le leader noir. Violent, s'inscrivant dans la lutte des Afro-Américains pour le respect de leurs droits civiques et contre la pauvreté pendant les années soixante-dix, Le dernier coup de Kenyatta est un roman brut de décoffrage dans la lignée d'Enfant de putain et de Street Players.
Commentaires Chester Hines est un Noir de Detroit jadis jugé pour meurtre et acquitté. Au volant de sa vieille Ford déglinguée, il grille un feu et se fait arrêter par la police. Comme il est déjà fiché, l'inspection est minutieuse et un flic découvre un pistolet dans la voiture. Arrêté, Chester est incarcéré en attendant son jugement. Dans sa cellule, les détenus noirs font la loi et abusent sexuellement des Blancs, ce qui ne lui plaît guère. Jusqu'au jour où un maton décide d'intervenir et fait sanctionner plusieurs prisonniers sous l'accusation de sodomie. Bientôt jugé et condamné à une lourde peine, Chester n'est pas au bout de son calvaire... Noir de Detroit, proxénète, dealer, trafiquant et consommateur de drogue plusieurs fois emprisonné, Donald Goines a écrit une douzaine de romans au style épuré et d'un indéniable réalisme. Le présent roman, publié en 1973, est une impitoyable description de l'univers carcéral, des brimades sordides endurées par les détenus les plus faibles et des rapports de domination racistes qui se trouvent inversés en prison. C'est aussi un virulent pamphlet à propos du système de libération sous caution qui bafoue les droits des plus pauvres et singulièrement ceux de la communauté noire. --Claude Mesplède
L'un est bon, l'autre est méchant. L'un est blanc, l'autre est noir. Mais ce n'est pas une histoire manichéenne.Le passé du méchant le poursuit jusqu'à ce trottoir de New York où il agonise seul. Jusqu'au moment où le bon lui vient en aide. Parce qu'il n'est pas mort comme un chien dans un caniveau, le méchant récompense le bon et en fait son légataire universel : argent, voiture, et aussi l'histoire de sa vie et de ses crimes, minutieusement consignée dans un petit carnet.
Résumé : Terry et Teddy sont deux jeunes des ghettos noirs de Detroit. Teddy connaît Pork un dealer d'héroïne qui va initier Terry à la drogue. Lentement mais sûrement, elle s'accroche. Elle quitte ses parents, laisse tomber son travail et finit sur le trottoir... L'accro n'est pas un livre de plus sur la drogue, écrit par un ancien camé devenu pour l'occasion homme de lettres. Dans le cas de Goines, on se trouve devant l'exemple rarissime d'une double vie : drogué et maquereau le jour, écrivain le soir. Mais face à un livre d'une telle trempe, on ne peut que se dire que Donald Goines est d'abord un écrivain, et quel écrivain !
Résumé : Quand on s'appelle Putasson (Whoreson) et qu'on est né dans le ghetto noir de Detroit, d'une mère prostituée et d'un père inconnu, on est, à la lettre, un " enfant de putain ". Quoi d'étonnant si vos rêves de gosse se cristallisent sur des montres en diamant, des Cadillac longues comme des corbillards, des costumes à 500 dollars et tout ce qui fait la panoplie du maquereau. Enfant de putain est un chapitre de l'histoire de la libre entreprise et du rêve américain, raconté, à leur manière, par les personnages de Donald Goines.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.