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Pages du journal d'un fou
Gogol Nicolas ; Gourouben Anne ; Amoursky Eveline
BARQUE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782917504482
Nicolas Gogol (1809-1852) a vingt-cinq ans lorsqu'il entreprend d'écrire la nouvelle Pages du Journal d'un fou (selon le titre original qu'il lui donna, ici restitué). Cette prose parut pour la première fois un an après sa rédaction, en 1835. Ecrite à la première personne, elle se présente sous la forme de pages, semble-t-il retrouvées, d'un journal intime tenu par un petit fonctionnaire pétersbourgeois de quarante-deux ans dont le nom complet – Aksenti Ivanovitch Poprichtchine – ne nous est révélé qu'à la fin. On y voit, entre drôlerie et réalité des plus tragiques, une éblouissante mise en lumière de l'évolution de la folie (et du sens qu'elle donne au réel), allant du 3 octobre d'une année non spécifiée a une date pour le moins délirante, le narrateur ayant perdu jusqu'à la notion du temps. Gogol est le premier, du moins dans la littérature russe, à avoir ainsi donné vie aux "petites gens", et ouvert la porte à la cohorte des invisibles qui peuplent les villes. Le monde, sans bonté, se refusant au sens que la folie lui donne, apparaît lui-même fou, grotesque, sinon comme chez Kafka, absurde. Dostoïevski, qui lui vouait une grande admiration, aurait dit : "Nous sommes tous sortis du Manteau de Gogol ! " Et avec Andrei Biély, qui lui consacra un ouvrage en 1934, on peut dire qu'il a élevé la prose au rang de la poésie.
4e de couverture : Jeune escroc ambitieux, Tchitchikov débarque dans la ville de N. Charmeur, drôle, attentionné, il séduit bien vite les notables locaux par ses bonnes manières et son entregent. Mais tout change quand il leur fait une curieuse proposition : il veut acheter leurs morts. Car les propriétaires terriens doivent payer un impôt pour leurs serfs, y compris ceux qui sont morts dans les cinq dernières années. Le héros compte placer ces "âmes mortes" sur un terrain fictif qu'il pourra hypothéquer à la banque. Cette combine pourrait lui rapporter gros... et cet étrange marché met la ville de N. en émoi.Comédie noire, le roman dénonce toutes les tares de l'Empire russe : la corruption des élites et la misère des masses. Paru en 1842, il fait immédiatement scandale. Avec cette farce absurde, véritable odyssée de la bassesse, Gogol pointe la médiocrité de l'âme humaine. De la vieille propriétaire avare à l'alcoolique obsédé par le jeu, des notables stupides aux fonctionnaires véreux, il dresse une terrible galerie de portraits de la noblesse russe. Les véritables âmes mortes, ce sont bien eux.
« L'assesseur de collège Kovaliov se réveilla d'assez bonne humeur. Il s'étira et se fit donner un miroir dans l'intention d'examiner un petit bouton qui, la veille au soir, lui avait poussé sur le nez. À son immense stupéfaction, il s'aperçut que la place que son nez devait occuper ne présentait plus qu'une surface lisse! Tout alarmé, Kovaliov se fit apporter de l'eau et se frotta les yeux avec un essuie-mains: le nez avait bel et bien disparu!... Il s'habilla séance tenante et se rendit tout droit chez le maître de police. » Kovaliov retrouvera son nez à la suite d'aventures fort étranges. Et si, conclut Gogol, « ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'un auteur puisse choisir de pareils sujets », « vous aurez beau dire, des aventures comme cela arrivent en ce monde, c'est rare, mais cela arrive ».
PRÉSENTATION ? Le contexte de l'oeuvre ? Genèse des nouvelles ? Le vertige de l'absurde ? Modes d'irruption de l'étrange ? L'art contre le réel NOUVELLES DE PETERSBOURG Attaché, tel un diable visionnaire, aux pas chancelants de ses personnages, pantins grotesques autant qu'ils sont pathétiques, Gogol parcourt Pétersbourg, transfigurée sous sa plume en un inquiétant théâtre d'ombres. DOSSIER 1. Gogol: des diableries ukrainiennes aux Âmes mortes 2. Pétersbourg, capitale inquiétante 3. L'humour: Sterne et le nez de Tristram Shandy 4. Aspects du récit fantastique 5. Récits de la folie 6. Gogol devant la critique
«L'assesseur de collège Kovaliov se réveilla d'assez bonne humeur. Il s'étira et se fit donner un miroir dans l'intention d'examiner un petit bouton qui, la veille au soir, lui avait poussé sur le nez. A son immense stupéfaction, il s'aperçut que la place que son nez devait occuper ne présentait plus qu'une surface lisse! Tout alarmé, Kovaliov se fit apporter de l'eau et se frotta les yeux avec un essuie-mains : le nez avait bel et bien disparu ! ? Il s'habilla séance tenante et se rendit tout droit chez le maître de police.» Kovaliov retrouvera son nez à la suite d'aventures fort étranges. Et si, conclut Gogol, «ce qu'il y a de plus étrange, c'est qu'un auteur puisse choisir de pareils sujets», «vous aurez beau dire, des aventures comme cela arrivent en ce monde, c'est rare, mais cela arrive».
Monteiro João César ; Gallon Olivier ; Delgado Pie
Pour la première fois en France, se trouvent réunis dans un livre un ensemble de textes du cinéaste portugais João César Monteiro, disparu en février 2003. Il aura laissé une vingtaine de films, entre 1968 et 2003. "Cinéaste" vient-il précisément d'être dit, s'agissant aussitôt de l'adjoindre à "écrivain" : ce que cet ouvrage démontrera sans peine. D'une exigence poétique, éthique, autant que politique, João César Monteiro est égal à lui-même : rigoureux excentrique (en dehors du centre), il donne tout autant du fil à retordre que de la tendresse ; une implacable franchise, du plus drôle au plus grave.