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Goethe en Suisse et dans les Alpes. Voyages de 1775, 1779 et 1797
Goethe Johann Wolfgang von ; Chiado-Rana Christine
GEORG
26,00 €
Épuisé
EAN :9782825708316
Les trois séjours que Goethe fit en Suisse et dans les Alpes répondent à trois regards différents. En 1775, portant l'habit bleu et le gilet jaune de Werther, il voyage l'esprit rempli de nostalgie et d'enthousiasme poétique mêlés. Il cherche dans la Nature pure et puissante des montagnes l'image de la création divine, qu'il identifie avec l'Art même. En 1779, il accompagne le jeune duc de Weimar dans un voyage d'automne tardif et splendide : la Dôle et son panorama, Chamonix et ses glaciers, les cascades de l'Oberland, le Valais, la Furka (qu'il franchit à la mi-novembre, dans un mètre de neige), le Gothard. Ses réflexions sur le sublime et le paysage comptent parmi les plus denses de son temps. En 1797, c'est un écrivain couvert d'honneurs, fort d'un classicisme conquis, qui retourne vers les Alpes. Il marche sur ses anciennes traces, son attention multipliée par des intérêts nouveaux venus de la science (la géologie, la minéralogie, la botanique...) et du mythe (l'histoire de Guillaume Tell, qui le passionne). Pendant plus de cinquante ans, de 1775 à ses derniers entretiens, Goethe est revenu sur ces expériences pour en reformuler les découvertes. L'essentiel de ses écrits est rassemblé ici pour la première fois en langue française, et éclairé par une introduction, une postface et des notes. Certains textes n'avaient jamais été traduits, d'autres étaient inaccessibles. On pourra donc à nouveau partager la qualité exceptionnelle d'une intelligence et d'une sensibilité en observant toutes les facettes de ce témoignage. En outre, notre édition donne à voir un choix significatif de dessins et d'aquarelles réalisés par Goethe, sans lesquels sa vision des montagnes ne saurait être véritablement appréciée.
Méphistophélès: Méprise seulement la raison et la science, arme suprême de l'homme, laisse-toi conforter par les fantasmes et les charmes de l'Esprit de mensonge. Ainsi je t'aurai sans rémission! Le destin lui a donné un esprit indomptable, sans cesse jeté vers l'avant, et dont l'ambition prématurée enjambe les joies de la terre. Je vais le traîner dans la vie sans contrainte, par la plus plate des platitudes; il va frétiller, se roidir, s'attacher; et son appétit insatiable verra paraître devant ses lèvres avides aliments et breuvages; il demandera Pour lui vainement, humblement, un réconfort; et même s'il ne s'était livré au Diable, il devrait sombrer dans la perdition.
Manifeste exalté de l'impétueuse jeunesse, Les Souffrances du jeune Werther est le roman qui donna ses lettres de noblesse à Goethe. Le succès de cette oeuvre parue en 1774 fut étonnant pour l'époque et le personnage de Werther devint le symbole d'une génération entière. Quête d'absolu, transcendance de l'amour, lyrisme de la douleur... il s'agit bien là d'un des plus célèbres textes fondateurs du Romantisme. Werther, perché sur le pic solitaire de la passion qu'il éprouve pour Charlotte, est en proie au vertige. L'objet de son désir n'est autre que la fiancée de son meilleur ami, mais la pureté de son âme ne saurait tolérer l'idée même d'une trahison. Goethe ne se contente pas de mettre en scène un terrible dilemme, il livre une analyse extrêmement fine des tourments intérieurs de son personnage qui finira par se donner la mort. Mais le suicide de Werther n'est pas seulement la réaction suprême à un amour impossible, il résulte également d'un terrible constat d'échec : l'humain ne peut atteindre l'absolu, la souffrance est une fatalité à laquelle aucun être sensible ne peut se soustraire. Une oeuvre qui met en lumière la cruauté de l'existence, qui inflige à l'innocence son macabre cortège de désillusions. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Dans cette situation sans espoir, que servirait-il de rapporter les efforts de toute sorte dont s'étourdirent pendant un certain temps, dans l'entourage d'Edouard, l'épouse, l'ami, le médecin ? Enfin on le trouva mort... Ce coeur, en proie naguère à une agitation sans bornes, avait trouvé un imperturbable repos ; et, comme il s'était endormi en pensant à une sainte, on pouvait sans doute le qualifier de bienheureux. Charlotte lui donna sa place auprès d'Odile, et ordonna que personne ne serait plus déposé dans ce caveau. Les amants reposent donc l'un près de l'autre. La paix flotte sur leur sépulture. De la voûte, les fraternelles images des anges abaissent sur eux la sérénité de leurs regards, et qu'il sera aimable l'instant où ils se réveilleront ensemble !
Que faisons-nous quand nous communiquons ? Qui sommes-nous quand nous communiquons ? Ces deux questions sont généralement séparées. L'une renvoie aux " techniques " et à la technologie de la communication - peut-être vaut-il mieux dire " de l'information " - et fait l'objet d'un nombre croissant d'interrogations, accélérées avec l'usage massif de l'Internet et du World Wide Web. L'autre renvoie à la psychologie, voire à la philosophie, et semble désuète par rapport à la première. Sauf lorsqu'elle se présente comme une nouvelle psychologie, appelée " de l'esprit ", laissant croire que l'esprit est dans la machine (" the ghost in the machine "). Nouveautés réductionnistes, qui font passer les gens pour des choses. Ce livre traite ensemble les deux questions " que " et " qui ", sans tomber dans cet horrible amalgame qui confond machine et cerveau, cerveau et esprit. Au contraire, il montre que " ce que nous faisons " et " ce que nous sommes " sont étroitement liés par la finalité de toute communication : s'entendre les uns les autres au sein d'un monde commun, en dépit de tous les obstacles que font naître les défaillances des appareils, les différences culturelles et rituelles, les diverses manières d'écrire et de lire les histoires, et s'engager dans la discussion avec tous les troubles de l'âme inhérents à la condition humaine. Les deux termes clés de ce livre sont composer et interpréter. Les deux, intimement associés, renvoient à des processus matériels (émettre et recevoir des messages - quels que soient les médias utilisés), à des mises en scène (à qui je m'adresse et comment ?), à des intentions plus ou moins durables (que veux-je obtenir de mes interlocuteurs ?), pour des motifs plus ou moins clairs (pourquoi un tel désir d'obtenir quelque chose ?). Composer c'est s'adresser aux autres en ayant toutes ces questions en tête ; interpréter, c'est tente de les faire siennes, ne serait-ce que pour y répondre selon ses propres désirs. L'art de communiquer, c'est l'art de vivre ensemble, avec et sans machines, pour le meilleur et pour le pire. Un art que personne ne maîtrise.
C'est en 1950 que le grand psychanalyste suisse donna cette quatrième édition, considérablement amplifiée, d'un essai de 1912 dans lequel, partant d'un cas individuel - celui, expose par Théodore Flournoy, dune jeune Américaine auteur de poèmes dans un état semi-inconscient -, il ouvrait à sa discipline des perspectives radicalement neuves. En partant de l'histoire de miss Miller, il s'y livre à une vaste enquête sur les symboles et les mythes culturels et religieux, développe sa théorie de l'inconscient collectif et archaïque, élargissant en fait le champ de la psychanalyse à une psychologie générale de l'humanité et de la culture. Dès sa première partition, ce livre qui marquait sa rupture avec Freud fut abondamment commenté et discuté. C. G. Jung ne cessa par la suite de l'enrichir et d'en affiner les vues. C'est une de ses oeuvres maîtresses et lun des classiques mondiaux de la psychanalyse.
Jerome Bruner, professeur de psychologie à l'université de New York, dont l'œuvre a profondément marqué le développement des sciences cognitives, nous propose dans cet ouvrage une réflexion passionnante, véritable manifeste s'inscrivant à contre-courant de l'hypothèse biologique qui aujourd'hui prétend à elle seule expliquer le fonctionnement de là pensée. En comparant le cerveau et l'ordinateur, elle a isolé la psychologie des autres sciences humaines et oublié que l'homme est un être situé socialement, historiquement et culturellement. Pour Jerome Bruner, la psychologie doit rejoindre le courant qui anime les sciences humaines ; elle doit " Interpréter " les récits, ceux de la " psychologie populaire ", par lesquels nous créons de la signification, comme l'Histoire interprète une période ou la sociologie une société. Ces récits montrent comment une culture façonne les croyances, les désirs, les valeurs de ceux qui y vivent.