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L'accueil des étudiants étrangers dans les universités francophones : sélection, formation et évalua
Goes Jan ; Mangiante Jean-Marc ; Maratier-Declety
PU ARTOIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782848320663
Le développement considérable de la mobilité étudiante ces dernières années oblige à s'interroger sur les conditions de réussite et de suivi des étudiants étrangers. Ces derniers, de plus en plus nombreux dans les établissements d'enseignement supérieur francophones, sont souvent mal préparés à la vie universitaire française, aux modalités particulières des activités d'enseignement ainsi qu'aux spécificités langagières des discours disciplinaires ou didactiques auxquels ils seront confrontés. Cet ouvrage rassemble les débats et les communications des intervenants à la journée d'études organisée sur cette question, à Arras, conjointement par l'Université d'Artois et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris. Les différentes interventions permettent de cerner les conditions d'une intégration efficace de ces étudiants dans l'enseignement supérieur. Sur le plan institutionnel, le nouveau dispositif de promotion des établissements, d'information et d'inscription des étudiants, mis en place par les autorités, constitue une avancée mais soulève diverses questions sur les modalités de sélection.Sur le plan pédagogique, il convient aussi de s'interroger sur les contenus des programmes de formation linguistique, assurée avant leur arrivée et durant leur séjour, ainsi que sur les modalités d'accompagnement que les établissements ont pu mettre en place. Une mise en cohérence des procédures officielles et des dispositifs locaux s'avère nécessaire et passe par une analyse des besoins des étudiants, à la fois linguistiques, sociaux et culturels, pour faciliter leur réussite universitaire et encourager ainsi des cursus partagés et plurilingues.
L'islam comme humanisme, telle est la formule éclairante et prospective à mieux penser", affirmait Mohammed Arkoun. Plus récemment, Malek Chebel reprenait ce programme de travail, nous indiquant une sorte de feuille de route : "Puisque la liberté de conscience est d'abord une liberté, il faudrait que l'islam ne soit pas simplement le lieu où s'expriment les doléances, bien ou mal comprises, mais également l'endroit où se conçoit un nouvel humanisme". Le présent volume entend répondre à cette double invitation à poser la question des liens entre islam et humanisme, dans une perspective nourrie par des approches disciplinaires croisées.
La négation est-elle "le propre de l'homme" ? Présente dans toutes les langues humaines, elle ne l'est dans aucune forme de communication animale. Le neuvième colloque franco-roumain de linguistique et didactique s'est attaqué à la problématique de la négation, pour l'examiner sous différents angles : non seulement du point de vue linguistique, mais également en didactique du français et dans certains emplois régionaux. Ces approches, qu'elles soient contrastives ou non, révèlent dans quelle mesure les marqueurs de la négation sont diversifiés et provoquent des effets interprétatifs divers.
Le thème retenu pour le quatrième colloque de linguistique franco-roumaine correspond à un des secteurs problématiques de la syntaxe et de la sémantique. La classe de l'adverbe est en effet réputée "intraitable" vu la diversité de ses membres, d'où le titre un peu provocateur de "pervers polymorphe". Les communications relèvent de la linguistique française, de la linguistique roumaine et de la linguistique contrastive, à quoi s'ajoute une étude sur les adverbes en anglais. Toutes se concentrent sur les modes de fonctionnement de l'adverbe en relation avec son sémantisme, explorant ainsi des domaines relativement peu traités de la syntaxe, de l'analyse discursive et de la pragmatique.
Résumé : 1942. Front de l'Est. Dans l'armée nazie, un pasteur rend visite à un jeune déserteur emprisonné. L'ordre hitlérien règne. Ici, pas de pitié, pas de sentiments ! Les hommes sont traités comme des chiens. Demain, celui-ci sera abattu. Pour le pasteur, l'amour est une vertu primordiale, un rayon de lumière dans un monde inhumain. Comment rendre supportable une mort injuste dans un système intolérable ? Un pari presque impossible... Mais n'y a-t-il pas toujours des failles ? Des recoins de liberté ? Le déserteur est un homme comme un autre. Plus touchant que les autres. Sa désertion est exemplaire. Il a préféré l'amour à la barbarie. Une nuit en Ukraine, dans une prison. Le pasteur et le prisonnier se parlent. Tout autour, le monde froid de la haine. L'aube va venir... avec elle, un autre monde, apaisé.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.
Il n'existe pas pour l'instant de volume spécifiquement consacré à Joris-Karl Huysmans critique d'art des primitifs allemands et flamands. Ce volume veut réparer cet oubli en accordant une place prépondérante aux Trois Primitifs, et en particulier à l'analyse du retable d'Issenheim de Grünewald. Cet essai qui ne veut pas se contenter d'être un bilan, une somme, se livrera à une analyse détaillée de l'imaginaire dermographique de la critique d'art huysmansienne (d'où le titre du livre évidemment). Dans son désir de sublimation Huysmans veut toujours exténuer les intériorités physiologiques pour les faire passer sur l'extériorité épidermique. C'est cette fort complexe opération que mettra à jour le livre, montrant qu'à cet égard il existe une véritable solidarité, pour le moins inattendue, entre les premiers textes consacrés aux impressionnistes et ceux consacrés aux primitifs après la conversion. Mais en vérité s'agit-il encore vraiment de peinture une fois que Huysmans a rejoint l'église ?
Les petites filles ont-elles une histoire ? Et si oui, comment est né cet objet d'intérêt, ce nouveau sujet qui traverse les classes et les trames ? Vers 1850 apparaissent des textes qui deviendront des classiques de la littérature : Alice au pays des merveilles, en Angleterre, Les Malheurs de Sophie, en France, Les Quatre filles du docteur March, en Amérique. Un peu plus tard, Freud élabore une théorie de la séduction, prémisse du complexe d'?dipe. Même l'Eglise s'intéresse aux visions des petites filles pour en faire des bienheureuses. Un siècle plus tard, le mythe s'incarne en Lolita, une version amère et désespérée de la femme fatale et de l'amour en Occident. La petite fille a donc bien une histoire, et l'on peut en suivre les méandres dans la littérature, du modèle de la jeune fille accomplie de la période pré-révolutionnaire, en passant par l'âge romantique qui réévalue l'enfance et la femme, jusqu'au triomphe de la littérature enfantine, pour arriver au lendemain de la seconde guerre mondiale. On peut suivre l'itinéraire de l'enfance féminine, chez Mme de Staël et Jane Austen, Percy et Mary Shelley, Byron, Charlotte Brontë, Mme de Ségur, George Sand, Victor Hugo, Marie Bonaparte, Vladimir Nabokov, sans oublier les figures extra-littéraires qui ont eu prise sur l'imaginaire comme Eugénie de Montijo ou Bernadette Soubirous.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".