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Histoire secrète de l'Inquisition. De Paul III à Jean-Paul II
Godman Peter ; Deniard Cécile
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262023522
Inquisition romaine, Saint-Office et Congrégation de l'Index : derrière ces noms se profilent des images de procès spectaculaires, de sanctions publiques et de police de la pensée. En fait, les archives du Vatican, explorées par Peter Godman sur cinq siècles, révèlent une histoire autrement plus complexe dès lors qu'on s'intéresse aux acteurs et aux rapports de force. Peter Godman se penche sur les motivations, les méthodes et les objectifs poursuivis par les juges ; il décortique la procédure, le système des aveux, la hiérarchie des accusations ; il dresse enfin l'étonnante liste des victimes où cardinaux, évêques, même papes et saints comptent davantage que les hérétiques. Parmi les inquisiteurs, se détache un personnage fascinant : le cardinal Bellarmin (1542-1621), l'un des maîtres du Saint-Office pendant plus de quarante ans, dont Godman dresse le portrait. S'inspirant de son journal personnel, il met au jour son autoritarisme, ses obsessions, ses complexes et son acharnement contre ses ennemis. Enfin, l'auteur soulève la question de la reconnaissance des " erreurs commises par les membres de l'Eglise ", et confronte ses conclusions à celles de Jean-Paul II - qui ne sont pas forcément les mêmes. L'Histoire secrète de l'Inquisition met ainsi au jour la plus formidable machine propagandiste inventée par l'homme.
On a longtemps reproché à l'Eglise catholique son attitude face au nazisme. Pie XII, surnommé par ses adversaires le "pape de Hitler", n'aurait pas encouragé les catholiques à se rebeller, tout comme une partie des prélats, obsédés par leur haine du communisme. Jusqu'à présent, ces accusations ne se basaient sur aucune preuve concrète. Or, en février 2003, le Vatican a enfin ouvert ses archives sur la période nazie. Peter Godman a été l'un des premiers historiens à explorer ce nouveau fonds et ses révélations sont troublantes, parfois surprenantes. A la suite du rapprochement entre Mussolini et Hitler, Pie XII a choisi de reléguer la morale derrière la diplomatie. Alors que l'écho des horribles persécutions pratiquées par les nazis commence à retentir au Vatican, la voix du Saint-Siège reste faible. Après la guerre, alors qu'il n'est plus possible de nier l'évidence des crimes nazis, Pie XII n'aura qu'une seule explication à offrir: "Dieu tout-puissant a Ses raisons. C'est Lui qui a souhaité ce qui est arrivé." Par l'abondance et l'originalité de ses sources, Hitler et le Vatican se pose comme une étude majeure, une oeuvre palpitante sur les secrets les mieux gardés du Saint-Siège.
Biographie de l'auteur Peter Godman, professeur à l'université de Tübingen, a notamment publié Alcuin. The Bishops, Kings and Saints of York et The Saint as Censor : Robert Bellarmine between Inquisition and Index.
Godman Jane ; Helm Nicole ; Bertrand Florence ; Tr
Protection cachée : Lettres anonymes, attaques contre sa galerie d'art... Manifestement - et bien qu'elle refuse les services d'un garde du corps -, Bree Colton a besoin d'aide. C'est donc sous une fausse identité que Rylan Bennet, engagé par les parents de la riche héritière, accepte de la protéger. Une mission qui se transforme bientôt en cauchemar car Rylan, séduit par Bree, n'a qu'une crainte : qu'elle découvre la vérité et le raye de sa vie... Le refuge de la nuit : Le visage fermé, Jen écoute Ty Carson tandis qu'il la supplie de le prévenir si des inconnus louches s'introduisent dans son épicerie. D'abord elle ne voit pas pourquoi elle serait en danger à cause de lui, alors qu'il a quitté la ville dix ans plus tôt en lui brisant le coeur. Ensuite, quels que soient les risques qu'elle court, elle n'a pas besoin de sa sollicitude et elle est assez grande pour prendre soin d'elle-même...
David Godman, à l'occasion d'un entretien improvisé avec son amie Harriet, est conduit - 23 ans après les faits - à faire revivre les quatre années (1978-1981) où il a régulièrement rendu visite au "maître spirituel" Nisargadatta Maharaj, dans la ville de Bombay. Nisargadatta était un jnânî ("être de connaissance" en sanskrit) tout à fait incandescent. En réalité, son enseignement ne visait qu'une seule chose essentielle : "Planter ses mots directement dans la conscience" de ses visiteurs ou adeptes, et éviter à tout prix de gorger de concepts l'intellect des "chercheurs de vérité". Au fil de l'entretien, David Godman voit remonter à la surface maints événements noyés dans l'eau dormante de sa mémoire, sans jamais avoir été effleuré par le souci d'en tirer la substance d'un livre de souvenirs. Il nous introduit dans la petite pièce où Maharaj accueillait des visiteurs venus du monde entier, au premier étage de sa maison, dans un quartier populeux de Bombay. Matin et soir avaient lieu des séances de questions-réponses - c'est ce que Maharaj affectionnait le plus. Le récit de David Godman possède tout à la fois la fraîcheur de l'instant vécu et le recul avisé de l'observateur conquis. Il est témoin fidèle, sans mission d'enquêteur ni réflexe de croyant : une empathie éclairée. Nisargadatta Maharaj semble n'avoir eu qu'une seule et unique préoccupation : faire disparaître la carapace des identités illusoires, pour que chaque individu parvienne à sa vraie nature : la conscience qui ne connaît ni limites ni formes.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.