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Le mariage est un reste d'esclavage
Godin Jean-Baptiste André ; Lallement Michel
ORES ET DEJA
6,00 €
Épuisé
EAN :9782918527305
Disciple de Charles Fourier, Jean-Baptiste André Godin (1817-1888) est aujourd?hui célébré pour la création du Familistère de Guise en 1859 et de l?Association du capital et du travail en 1880. Davantage méconnus, ses écrits sont prolifiques. Ils abordent de nombreux aspects de la vie sociale, politique et économique, dont les relations entre les hommes et les femmes. Adressé aux législateurs, aux moralistes et aux futurs époux, "Sur le mariage" est un hymne à la liberté, une critique féroce d?une des plus anciennes conventions. Jean-Baptiste Godin ne s?embarrasse guère d?euphémismes : "Le mariage est un reste d?esclavage". Implacable et d?une argumentation solide, "Sur le mariage" évoque l?héritage, le contrat de mariage et les enfants naturels. Jean-Baptiste Godin fait déjà écho à ce que l?on nommera ultérieurement la question de la femme, Ce texte incisif n?est pas qu?une réflexion sur les moeurs en une période chahutée par l?industrialisation. Il est aussi un plaidoyer, toujours d?actualité, en faveur d?une véritable égalité des droits entre les hommes et les femmes.
Résumé : Après le succès de Volia volnaïa, Victor Remizov explore de nouveau les paradoxes d'une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faste moscovite, pour dresser le portrait d'une jeunesse qui cherche à se construire. Aussi glaçante qu'intense, une fresque brillante où s'entremêlent les destins de deux cousines en quête de repères. A Beloretchensk, en plein coeur de l'immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s'embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale. Elles rêvent d'avenir, d'argent, d'amour ; elles rêvent d'amitié, de joie, de nouveauté. Mais c'est le Moscou de l'argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. A peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec. Livrées à elles-mêmes dans une jungle urbaine d'une brutalité inouïe, les deux devouchki se verront contraintes de garder la tête froide pour éviter d'avoir à commettre le pire et de sacrifier ce qu'elles ont de plus cher : l'espoir.
Les deux récits présentés ici, Au diable vauvert (1914) et Alatyr (1915), offrent le tableau d'une Russie provinciale, burlesque et colorée, à la veille du cataclysme de la Première Guerre mondiale pour l'un, et de l'apocalypse révolutionnaire pour l'autre. Historiquement daté - les allusions à l'Alliance franco-russe permettent d'en situer l'action entre 1892 et 1914 -, Au diable vauvert est dépourvu d'indications topographiques précises. Il évoque le quotidien d'un détachement militaire quelque part aux environs de la frontière chinoise, du côté de la mer du Japon, en un lieu accessible uniquement par la mer. La Censure devait interpréter ce récit comme une "image profondément insultante des officiers russes". Alatyr, ville inventée dont le nom est aussi celui de la pierre légendaire des contes russes, vient compléter l'exploration imaginaire de l'ancienne Russie effectuée par l'auteur. Paradis originel qui, bien souvent, s'apparente à un enfer, la cité d'Alatyr est peuplée de bêtes craintives ou sauvages. La Censure reprochera à Zamiatine d'y avoir campé des personnages "qui n'ont pas figure humaine". Evgueni Zamiatine est perçu par nombre de ses contemporains, dès la parution de ses premiers récits, comme un nouveau Gogol, ce qui ne doit rien au hasard. En effet, à travers les plaisanteries grasses des soldats d'Au diable vauvert ou les rêves des jeunes filles d'Alatyr, Zamiatine fait rire, de même que Gogol dans Les Ames mortes. Mais l'auteur qui, de son propre aveu, souffre d'hérésie chronique et tient la vie pour une tragédie, rappelle à la fin de chaque récit que son rire est avant tout une politesse du désespoir.
L'auteur produit et interroge des fragments cliniques, issus des moments de ce colloque singulier que constitue l'expérience de la cure analytique, de ce travail que le psychanalyste met en oeuvre avec un analysant. Des fragments cliniques isolés, extraits d'un texte littéraire, peuvent, d'une autre façon, comme un cas - par exemple l'amour de Swann pour Odette décrit par Marcel Proust - venir éclairer ce que la psychanalyse veut traiter. La littérature contribue, confirme ou infirme la théorie de la psychanalyse. Ainsi lui fournit-elle un appui. Freud a théorisé sa découverte que l'inconscient est fait de paroles, de signifiants, d'écriture. La façon dont ces paroles sont articulées, nouées, constitue le réel du symptôme d'un sujet, cette souffrance qui l'accompagne et se met en travers de son chemin, dans sa pensée, ou dans son corps. Ce sont ces mêmes paroles qui permettent d'éclairer, d'atténuer, ou de dissoudre ce même symptôme. Le sujet de l'inconscient est fabriqué avec du signifiant, avec de l'écriture. Ce sont par ces mots que le symptôme est traité.
J'ai appris par une indiscrétion qu'on écrivait un livre sur vous. Plusieurs même ! " fit Lacan. Il avait pris un peu d'altitude ; son ton hautain, légèrement agacé, s'entendit dans les battements dont il orna l'accent circonflexe. Ai-je jamais pensé écrire un livre sur lui ? Jamais ; ni à cet instant ni même des années plus tard, devant ces notes, ces encres qui, par leurs différentes couleurs, témoignaient de ces moments où l'écriture avait fixé ce qui n'était pas encore des souvenirs. lI serait sujet, objet de livres ; on en écrirait plusieurs, beaucoup. Il le savait. Ce récit se veut une esquisse de sa présence, singulière, impossible ; le portrait imparfait d'un style. Quelques lignes, quelques phrases de ce poème que Lacan disait être et qu'il traçait devant ces témoins plus ou moins rétifs, indiscrets, que par force nous devenions ; ce poème qui s'écrivait dans ce bureau où il passait le plus clair de ses jours et sans doute une partie de ses nuits.