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Eboueurs de Marseille. Entre luttes syndicales et pratiques municipales
Godard Pierre ; Donzel André ; Samson Michel
SYLLEPSE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782849504390
Ce livre retrace la longue et rude histoire du service public de la propreté urbaine à Marseille. Revenant sur les conflits sociaux qui ont jalonné sa mise en place au cours de l?histoire de la ville, il les replace dans le contexte des évolutions techniques, profes-sionnelles et économiques de la filière. Sur fond de bataille pour la propreté urba-ine, les auteurs nous dressent surtout le tableau des politiques des équipes municipales successives, de droite comme de gauche, incapables de mobiliser les compétences des agents et leur sens du service public pour trouver des solutions, cherchant à réduire le coût de la collecte des ordures ménagères en accroissant l?intensité du travail et s?appuyant sur un système de cogestion clientéliste des relations pro fessionnelles avec le syndicat Force ouvrière qui a longtemps dû sa légitimité à ses fonctions de contre-feux à l?égard de la CGT, ainsi qu?à son rôle de courroie de transmission entre les élus et le personnel dans les services publics locaux." Opaque, indéchiffrable, parfois qualifié de "mafieux", il s?agit d?un système prédateur qui empêche de mobiliser le sens du bien commun des salariés comme des habitants, car "il y a un lien fort, entre le succès d?une politique de propreté et le sentiment d?appartenance citoyenne".
Comme l'autruche, l'homme détourne les yeux devant la face grimaçante de la mort qui attend son heure, et fait comme si de rien n'était. Monté sur les épaules des géants que sont Nietzsche et Schopenhauer, l'auteur s'interroge sur ce phénomène étrange qui en dit long sur la nature du temps, sur la mort, et révèle le malentendu qui est à la source du christianisme.
La civilisation occidentale comme toutes les civilisations n'a cessé de s'interroger sur ses origines, sur ce qui la constitue, sur ce qui la modifie, sur la différence des sexes... Qu'est-ce qu'un homme, qu'est-ce qu'une femme ? Freud puis Lacan, et d'autres, ont tenté de répondre à ces questions en bâtissant un considérable corpus théorique en utilisant les données scientifiques et sociales qu'ils ont puisé dans leur époque, mais aussi en s'engageant subjectivement comme sujets de leurs propres énonciations. Ils ont construit un modèle de normalité pour La famille... et à leur suite la majorité des disciples ont continué à diffuser ces thèses. Des faits culturels viennent aujourd'hui réinterroger certains concepts. La psychanalyse peut-elle continuer à répondre aux tourments et aux questions de l'humain, avec un corpus qui s'est figé, qui refuse bien souvent l'histoire ? Une critique épistémologie de la psychanalyse est-elle possible ? Comment tient la différence des sexes au regard des nouvelles définitions des genres ? La logique phallique liée au pouvoir familialiste patriarcal du XIXe siècle est-elle le pivot fondateur du parlêtre ? Comment le pouvoir s'articule t-il avec le phallus comme seul medium de la transmission ? L'interdit de l'inceste est-il universel ? Est-il si sûr que le nom-du-père détienne et lui seul le pouvoir d'engendrement et d'entrée dans le symbolique ? Toute la subjectivité tourne-t-elle autour du sexuel, de la norme mâle, dite normale ? Qu'y a-t-il derrière la naturalisation du culturel, voire sa biologisation ? Quelle place pour la famille qui change ?. N'existe-t-il qu'un seul mythe générateur du seul vrai sujet avec lequel tous les autres arrangements imaginaires devraient être lus comme pathologiques ?... Autant de questions retravaillées avec des concepts de la psychanalyse mais également avec des références historiques, anthropologiques et sociologiques.
Mercier Jean-Pierre ; Godard Pierre ; Maréchal Ern
Constatant les difficultés rencontrées par les étudiants dans l'apprentissage de cette matière, les auteurs ont décidé de concevoir un manuel réellement adapté à leurs besoins, et répondant à trois exigences fondamentales : - Donner les bases qui permettront ultérieurement à l'étudiant de dialoguer et de collaborer avec le chimiste organicien pour développer de nouvelles applications industrielles : il est donc indispensable que les principes fondamentaux de cette science soient enseignés en accord avec la méthodologie de la chimie organique moderne. - Montrer qu'à partir d'un ensemble d'observations cohérentes issues de l'expérience, on peut déduire les règles qui gèrent le comportement de la molécule organique et qui sont responsables de son architecture. - Démystifier le raisonnement de la chimie organique grâce à un ensemble d'exercices qui appliquent les concepts exposés à des cas concrets et qui habituent l'étudiant au mode de raisonnement de la chimie organique.
Roman fantastique/satanique Allan est affligé d'un grave complexe d'infériorité qui le pousse à refuser tout contact social et à vivre seul dans son île au milieu des marécages, sur la côte ouest de la Floride. Il réfléchit à son problème, le soir, en regardant le soleil se coucher sur le golfe du Mexique, mais l'entité imaginaire et sulfureuse qu'il s'invente pour lui prêter main-forte acquiert vite une surprenante substantialité, et une inquiétante autonomie. Allan finit par comprendre qu'un jour ou l'autre il sera amené à rendre des comptes pour services rendus, entre autres pour avoir été aidé à séduire la capiteuse Clawdia. C'était pourtant bien, la puissance. Même par procuration. Mais Clawdia, incarnation de l'éternel féminin, ne l'entend pas de cette oreille. Elle nourrit une aversion profonde contre tout déficit, défaut de puissance. Dans tous les sens du terme. Allan devra mourir, c'est-à-dire sortir du temps, pour refaire la provision de puissance qui lui a cruellement manquée pendant la vie. Quand il était dans le temps.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.