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Les prochains Titans
Gnoli Antonio ; Jünger Ernst ; Volpi Franco
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246572114
A l'occasion de son centenaire, Ernst Jünger a accordé une ultime et unique série d'entretiens à ses deux traducteurs italiens. Dans un style fluide et alerte, Jünger raconte les soubresauts du siècle dont il fut le témoin privilégié. Son évocation commence au déclin de l'Empire allemand pour aller jusqu'au drame de l'ex-Yougoslavie, en passant par les deux guerres mondiales. De Weimar à Berlin, de l'occupation de Paris au procès de Nuremberg, de la comète de Halley au naufrage du Titanic... Nous croisons, au gré de ses souvenirs, les protagonistes qui firent notre histoire, Carl Schmitt et Heidegger, Hitler et Rommel, Kubin et Picasso, Colette et Cocteau, Drieu La Rochelle et Céline, Montherlant et Marguerite Yourcenar. Il n'élude rien, clarifie certains épisodes, répond à toutes les questions, même lorsqu'elles concernent le nazisme. Mais le patriarche de Wilflingen tourne aussi son regard aiguisé vers le troisième millénaire, celui des prochains Titans, où l'homme devra prendre modèle sur l'Anarque, et se montrer comme lui " souverain sur la technique ", sous peine de vivre une ère où " l'action sera plus importante que la poésie qui la chante et la pensée qui la réfléchit ". Un avertissement lumineux à méditer.
Une personne âgée est prise de démence... Peu à peu elle sombre puis fini par s'éteindre. Plusieurs cas similaires ont lieu, troublante coïncidence... Trois personnages, amis d'enfance, décident d'enquêter sur cette effrayante affaire. Tous les éléments convergent vers une mystérieuse multinationale de téléphonie...
Résumé : 1804. Un petit village de Cornouailles battu par les vents et les marées. Buddy a quinze ans. Il n'a ni parents, ni famille. La vieille Bischop qui l'a recueilli l'héberge dans sa maison en haut de la falaise. Mais on la dit sorcière et beaucoup attendent de la voir brûler... Quand le drame survient, Buddy part alors sur les routes en quête du mystère de sa naissance et de sa véritable identité...
En 1943, le chimiste suisse Albert Hofmann (né en 1906), travaillant sur certaines propriétés cardio-actives des champignons, découvre, par hasard, une substance aux vertus hallucinogènes : le LSD. On sait quelle fut l'importance du LSD dans les années " psychédéliques ". Ernst Jünger, qu'Albert Hofmann rencontra très tôt, Cary Grant, Aldous Huxley, Allen Ginsberg, William Burroughs, Timothy Leary participèrent à populariser cette substance, tout d'abord utilisée en psychothérapie, puis attachée à la beat-generation, devenant alors le symbole d'une contre-culture de désobéissance civile, avant d'être interdite en 1967. Cette rencontre avec un vieux sage, conscient des dangers de sa découverte, est l'occasion de réfléchir sur le rôle des drogues dans la création artistique et dans l'évolution des civilisations.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...