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Cahiers Claude Simon N° 12/2017 : Corps et matière
Gleize Joëlle
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753554825
Les choses. Si le surréalisme est né de la guerre de 1914, ce qui s'est passé après la dernière guerre est lié à Auschwitz. Il me semble qu'on l'oublie souvent quand on parle du "nouveau roman". Ce n'est pas pour rien que Nathalie Sarraute a écrit L'Ere du soupçon, Barthes, Le Degré zéro de l'écriture. Que des artistes comme Tàpies ou Dubuffet sont partis des graffitis, du mur, ou que Louise Nevelson a fait des sculptures à partir de décombres. Toutes les idéologies s'étaient disqualifiées. L'humanisme, c'était fini [...] : il n'y a plus de recours, essayons de revenir au primordial, à l'élémentaire, à la matière, aux choses." (Claude Simon, entretien avec Marianne Alphant). Comment la conscience historique qui habite l'oeuvre de Claude Simon engage-t-elle un retour à l'élémentaire ? Cette livraison des Cahiers entend explorer la matière et les corps tels qu'ils se présentent et se découvrent chez le romancier. On y trouvera également un texte court ("Sous le kimono") et un entretien rare de Simon ("Un homme traversé par le travail"), ainsi que les rubriques traditionnelles : un bilan de la réception critique de Simon à l'étranger (le monde anglo-saxon), les paroles d'écrivains et de lecteurs de Simon, les comptes rendus d'ouvrages et l'actualité de l'oeuvre.
S'il ne prétend pas rendre compte de la totalité des interprétations suscitées par l'œuvre de Balzac, ce livre veut néanmoins présenter les plus significatifs des écrits et travaux qui, par leur dialogue et leurs contradictions, ont construit et parfois infléchi sa lecture. Le volume s'ouvre sur les lectures pionnières d'écrivains (Baudelaire, Zola, Proust, Butor), puis étudie la façon dont on a appréhendé la visée totalisante de Balzac et dont l'institution scolaire a privilégié certains romans (Eugénie Grandet, Le Père Goriot). L'exposé des différentes approches critiques à travers lesquelles le XXè siècle a lu Balzac est suivi de la présentation de quelques débats et directions de recherche actuelles. Enfin un guide bibliographique regroupe les principaux travaux de la recherche sur Balzac.
Résumé : Intitulé " Relire L'Acacia ", le numéro 11 des Cahiers Claude Simon sera principalement consacré au roman de 1989, qui fut à la fois un sommet et un seuil dans l'oeuvre de Simon : premier roman entièrement " à base de vécu ", premier roman aussi à paraître après l'attribution du prix Nobel, il a été salué et admiré avec une unanimité nouvelle. La majorité des rubriques habituelles des Cahiers seront consacrées à ce roman : un entretien de Claude Simon de 1989 difficilement accessible, une mise au point sur la réception critique du roman, un ensemble d'études critiques qui en éclairent les principaux aspects, ainsi que la réédition d'un article important qui éclaire les liens de L'Acacia avec les romans antérieurs et des documents d'archive sur la Grande Guerre. Ce numéro proposera aussi des comptes rendus d'ouvrages récents consacrés à l'oeuvre de Simon, ainsi qu'un texte de Maylis de Kerangal sur sa lecture du romancier.
Résumé : Poésie et figuration : Dans Poésie et figuration, Jean-Marie Gleize trace la genèse de ce qui serait une "poésie moderne", de Lamartine à Denis Roche. Les huit lectures proposées ici s'articulent les unes aux autres à la façon d'un procès : celui que la poésie instruit contre elle-même ; celui qui la fait devenir ce qu'elle est, ce qu'elle sera. "Cette histoire, on s'en doute, n'est pas linéaire ; les tracés se recoupent ou se recouvrent, se superposent et s'annulent. L'enquête est menée à l'intersection de deux questions clés : la constitution du "moi" et ce qu'il représente, ou figure, à travers ses multiples catastrophes, effacements, métamorphoses. En un mot, c'est la curieuse histoire littérale du sujet lyrique, brûlante, paradoxale, en cours". A Noir : Poésie et littéralité : Existe-t-il une poésie après la poésie, en avant d'elle ? Une prose qui serait littérale, très "particulière" ? La poésie n'est rien d'autre que le moment où cette question se pose. Or : La poésie n'arrange rien ; Elle ne consiste pas à reproduire le réel, mais à se rendre à lui, à rendre le réel, à rendre réel ; Cela est impossible, interminable, inachevable, nécessaire. Cela est précisément la littérature. Poésie et figuration a d'abord paru au Seuil, dans la collection "Pierres vives", en 1983. A noir : Poésie et littéralité a d'abord paru au Seuil, dans la collection "Fiction & Cie", dirigée par Denis Roche, en 1992.
Ce quinzième volume des Cahiers Claude Simon, intitulé " je pouvais voir ", se donne pour objet les pratiques de l'écrivain créateur et descripteur d'images mentales ou iconiques. En littérature comme dans les arts visuels, Claude Simon cherche à donner forme à une vision singulière qui reconfigure la réalité : " seul l'artiste (le peintre ou l'écrivain) donne forme à ce qui échappe à la perception commune. " Une vision fondée sur des principes de structuration comparables à ceux de la peinture, la construction d'un équilibre fait de contrastes et de ressemblances, en quête d'une impossible simultanéité.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.