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Mitterrand, Jospin et nous
Glavany Jean
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246551911
Cet ouvrage raconte - sur un mode personnel - ce qu'a pu signifier, pour un militant socialiste, pour un " apparatchik " de la rue de Solférino, les quatorze années de mitterrandisme. De l'évolution lyrique... à la déception. Du désarroi à la reconquête. Du compromis au modernisme. C'est une chronique émue, très documentée, drôle et cruelle, où l'auteur ne ménage rien, ni personne. Evidemment, deux personnages dominent cette chronique : Mitterrand, bien sûr, mais aussi Jospin, le fils rebelle. A cet égard, le livre de Jean Glavany apporte - sur une longue distance - un éclairage particulier sur les relations de ces deux êtres. Ce qui les rapproche, ce qui les sépare... D'autres figures, bien sûr, traversent ce livre, des courtisans aux traîtres, des ambitieux aux sectaires. De Bérégovoy à Attali, d'Edith Cresson à Badinter et à tant d'autres, c'est une galerie complète de la Mitterrandie qui apparaît ici. Un portrait de groupe ? Très précisément. Un portrait de la " génération Mitterrand ".
Au départ, ce livre voulait raconter l'histoire de l'équipe Jospin. Raconter les coups que l'on s'y donne, les joies qu'on y ressent, les espérances qui s'y opposent. Pourtant, en chemin, Jean Glavany s'es trouvé, par la nature même du ministère qu'il dirige aux prises avec les OGM, la vache folle, le "péril alimentaire", José Bové et le principe de précaution. Du coup, tout en faisant le portrait de grands acteurs qu'il côtoie, -de Jospin à Chirac- Glavany raconte comment un problème précis (le prion) est devenu un enjeu politique où la démagogie, sans cesse, l'emporte sur la raison. Vache folle? Politique folle? Nul ne sait, et Glavany s'inquiète de ce chassé-croisé. Racontant, par exemple les coulisses de la déclaration de Jacques Chirac, prônant l'interdiction des farines animales, alors qu'il avait prié (en privé) le Premier ministre de retarder cette mesure, il révèle les péripéties croustillantes d'une cohabitation belliqueuse. Pour le reste Glavany dresse des portraits très pittoresques de Martine Aubry, de José Bové et de bien d'autres.
Résumé : Journal de bord d'un amoureux de l'océan et hommage d'un marin passionné à ses compagnons de voile, Jean-François Deniau et Bernard Giraudeau, La mer est toujours ronde est aussi une histoire de partage, d'aventures et de rêves. Entre chaque escale de cette croisière littéraire du cap Horn au Spitzberg, des Cyclades au golfe du Morbihan, Jean Glavany livre ses réflexions et ses anecdotes, drôles ou sombres, qui témoignent de son indéfectible complicité avec la mer, ses miroitements, ses mystères.
Le 20 février 2002, le Premier ministre Lionel Jospin annonce sa candidature à l'élection présidentielle. Stéphane Ruet a passé un accord avec lui, il sera le seul photographe à le suivre sans interruption durant 73 jours. Le temps de la campagne, le temps d'être élu président de la République. Le 21 avril, à 19 heures 59, c'est la déflagration : Lionel Jospin ne sera pas au second tour, il ne sera pas président de la République. A 22 heures 30, il annonce qu'il se retire de la vie politique. Ce livre des 60 jours de campagne prend encore plus de sens aujourd'hui. Il montre Lionel Jospin tel qu'on ne l'a jamais vu, drôle, sensible, volontaire, tout entier tendu vers ce but ultime qui va lui échapper. On entre dans ce livre en catimini. On assiste à une dramaturgie contemporaine où les acteurs sont ceux qui nous dirigent. Ils en deviennent proches, si proches qu'on a l'impression de se reconnaître en eux. Ce livre restera comme un témoignage et un hommage à un homme qui a tout donné pour son pays. Un homme libre et honnête.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.