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Questionnement critique des visions dépassées du monde actuel
Glauser Daniel
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782343180533
Frappé par le fait qu'en matière de notoriété, comme en économie capitaliste, on ne prête qu'aux riches, Daniel Glauser s'interroge sur les origines du phénomène et la forme extrême qu'il revêt aujourd'hui. Il propose alors l'analyse d'une mutation historique majeure intervenue à l'orée du XXIe siècle et par laquelle le besoin de biens matériels économiques est doublé puis remplacé par une appétence pour la recognition. Le bouleversement du fonctionnement social ainsi provoqué équivaut à l'avènement d'une nouvelle ère historique où les rapports sociaux s'établissent dans un champ non pas économique mais d'une nature différente caractérisée parla circulation et l'échange de valeurs de sens. Celles-ci sont conçues comme charges dynamiques afférant à des actes sémiques dont l'économie immatérielle nécessite l'élaboration d'une discipline spécifique nouvelle pour laquelle l'auteur propose le néologisme de sémionomie. Dans une seconde partie, sont envisagées les implications pour le fonctionnement psychique des changements intervenus dans cet ordre sémionomique nouveau. Un village people occupe désormais les positions dominantes d'où est soumise la foule anonyme de ceux qui les reconnaissent. A partir de la notion de peuples qui soumettent, sont proposés d'autres néologismes tels que peopolisme, peopolat, etc. En conclusion, est suggérée l'idée que le populisme consiste à élever à la dignité de people toute une nation conçue comme un collectif personnalisé qui soumet par l'image médiatique de sa présence dans les rues et incarné par un leader charismatique.
Résumé : Qui est Matto ? Pour le patient Schül, un des malades de la clinique psychiatrique de Randlingen, il est l'Esprit de la folie, qui lui dicte d'étranges poèmes prophétiques. Mais Matto ne serait-il pas plutôt l'assassin du vieux directeur de la clinique ? Non pas un esprit, mais un être de chair et d'os, et dangereux ? L'inspecteur Studer mène l'enquête. Il découvre un univers bizarre et désespérant, où seule la confiance qu'il éprouve pour le docteur Laduner, un jeune psychiatre qui tente de tirer les âmes des abîmes où elles sont descendues, le sauve d'un sentiment paralysant d'impuissance. L'affaire finira par être élucidée, mais l'inspecteur devra avouer qu'il n'avait rien compris, ou presque... Jamais Friedrich Glauser n'était allé aussi loin dans son art de concilier une intrigue policière efficace avec l'évocation des ambiguïtés et des détresses de l'humanité. Son expérience personnelle - il a été interné à plusieurs reprises dans des établissements psychiatriques - n'est sans doute pas étrangère au réalisme angoissant, parfois visionnaire, qui imprègne le livre. La clinique de Randlingen finit par apparaître, non seulement à un inspecteur Studer désemparé mais au lecteur lui-même, comme le reflet secret du monde dit normal, reflet d'autant plus menaçant et inquiétant qu'il est exact.
Résumé : Rédigé en 1928-1929, Gourrama accompagna en fait Friedrich Glauser tout au long de sa vie : la hardiesse de ses thèmes effrayant les éditeurs de l'époque et lui valant refus sur refus, l'écrivain ne cessa de retravailler son manuscrit, qui fut publié, dans une version censurée, l'année de sa mort. Il fallut attendre 1980 pour voir enfin paraître le texte dans son intégralité. L'histoire difficile de ce livre - qui n'est pas sans refléter la destinée même de Glauser - est à la fois compréhensible et inexplicable, car si certains sujets abordés avec une absence de préjugés étonnante (l'homosexualité, le suicide) ont certainement choqué, la beauté et l'intensité du roman en font sans contexte un chef d'?uvre - sans doute l'ouvrage le plus marquant d'un auteur essentiellement connu pour ses romans policiers, d'ailleurs eux aussi tout à fait hors norme. Il est aisé de retrouver dans Lös, le héros du récit, des aspects de Glauser lui-même. L'expérience relatée va cependant bien au-delà du rappel, si frappant soit-il, d'un épisode autobiographique : le passage de Glauser dans la Légion étrangère. Le lecteur qui chercherait une évocation des murs brutales et exotiques de ce mythique corps d'armée ne sera certes pas déçu, car le réalisme est poussé très loin dans ces pages. La vie militaire - comme toute ,te humaine ? - est ici hantée par l'ennui, qui apporte le désespoir, la révolte, la destruction des autres et de soi-même. Pour la seule raison, semble penser Glauser, que la tendresse n'y a pas droit de cité. L'ordre de la Légion n'est que le revers d'un désordre, car il oblige les hommes non seulement à renoncer à leur nom - nul hasard à ce qu'un des personnages choisisse de s'appeler Tod, la mort, et perde la vie - mais aussi, et surtout, à méconnaître une nostalgie essentielle. La garnison de Gourrama se transmue ainsi avec le recul du temps et sous le filtre de la mémoire en un lieu symbolique, un monde extrême où les soldats grossiers et bagarreurs tirent peureusement dans la nuit leurs matelas dehors, et les rapprochent, afin d'échapper au sentiment d'une solitude où leur sommeil ressemble à la mort.
Si le fameux inspecteur Studer n'apparaît pas dans Le thé des trois vieilles dames, on retrouve dans ces pages tous les éléments de l'atmosphère inimitable des romans de Glauser : une intrigue policière fertile en meurtres et en rebondissements mais qui cède le pas devant une vision profondément humaine du monde ; la Suisse de l'avant-guerre, avec ici Genève, berceau de la Société des Nations ; et bien sûr l'obsession de la drogue, de l'occultisme, du mystère. Obsession qui donne à ces pages une résonance à la fois autobiographique et étrangement moderne, à un moment où l'émergence des sectes, un peu partout dans le monde, atteste, si besoin en était, de la puissance, et de la persistance, des forces destructrices de l'obscurantisme.
Cet ouvrage montre que le nombre, centre agissant de toute l'oeuvre rabelaisienne, dépasse le simple niveau sémantique pour dessiner un métalangage fascinant à décrypter.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.