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Mary, la mort d'une petite fille
Glasser Ronald J.
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246010012
Au début de sa carrière de médecin l'auteur, Ronald J. Glasser, était interne dans le service de pédiatrie d'urgence d'un grand hôpital américain dont le département de recherche était à l'avant-garde de la médecine. Il croyait tout savoir de la médecine et du rôle du médecin jusqu'à la nuit où il rencontre Mary Berquam, une petite fille de onze ans. Elle est dans un état critique. Glasser découvre avec stupeur que cette enfant leucémique en est arrivée au stade ultime de la maladie sans avoir jamais été hospitalisée auparavant. Il apprend que le père de Mary, un biologiste, sachant, d'une part, sa fille atteinte de leucémie et d'autre part, que (à l'époque) cette maladie est incurable, a gardé son enfant chez lui jusqu'au dernier moment, le moment de la souffrance. Cette nuit là il conduit Mary à l'hôpital non pas pour qu'on la soigne mais pour qu'elle y meure sans peine. Pour le jeune interne, fier de son savoir et des progrès de son art, la décision du père paraît monstrueuse et inadmissible. On applique aussitôt à Mary un traitement qui va lui rendre pour quelques jours un regain de santé mais les entraînera tous dans l'agonie horrible, insoutenable, de la petite fille. Afin d'en terminer Glasser débranchera lui-même, sans qu'on lui en donne l'ordre, l'appareil qui maintient Mary artificiellement en vie.
Le Dr William Glasser M.D., psychiatre américain de renom international, est le fondateur de la "Reality Therapy" (avec le Dr G. L. Harrington). Praticien bien connu exerçant à Los Angeles, il a travaillé au programme de réhabilitation de jeunes délinquants, et, comme consultant, au programme de réhabilitation des drogués. Dans cet ouvrage, les concepts de base de la "Reality Therapy" sont présentés en explicitant leurs résultats par l'expérience menée à l'Ecole Ventura pour adolescentes (Californie). La responsabilité progressive est le principe-clef de cette thérapie par le réel. Mais aussi et surtout un puissant et authentique attachement du thérapeute au jeune en difficulté. Peu à peu, par ce lien personnel fort, par un affrontement à la réalité et un rejet du comportement irresponsable, le "patient" est replacé dans le réel et dans la vie.
Dans La pensée du Bouddha, le professeur Richard Gombrich, l'un des meilleurs spécialistes des études bouddhiques, soutient que le Bouddha est l'un des penseurs les plus brillants et les plus originaux de tous les temps, et que sa capacité d'abstraction a constitué une véritable percée intellectuelle. L'ouvrage se présente comme une introduction à cette pensée et, par là même, au bouddhisme. Il démontre que par l'étude des textes il est possible de retrouver la pensée originelle du Bouddha et d'en apprécier la cohérence et l'originalité en la mettant en relation avec le contexte historique des traditions brahmanique et Jaïn. Le Bouddha a réinterprété dans un sens éthique les anciennes notions de karma et de renaissance, et affirmé notre responsabilité individuelle dans notre propre destinée. Il a insisté sur les valeurs positives de l'amour et de la compassion. Il a utilisé la satire et l'ironie à l'égard des idées de son époque, et la métaphore pour rendre accessible ses idées. En outre, certaines notions clés de son enseignement, comme "l'absence de soi", nécessitent d'être replacées dans leurs contextes historique et philologique pour être clairement comprises. Cet ouvrage, remarquable par sa profondeur et son érudition, apporte un éclairage nouveau sur l'enseignement du Bouddha. Il est une référence indispensable qui passionnera tous ceux qui s'intéressent au bouddhisme, à la philosophie, à l'histoire des idées et des religions. L'ouvrage a reçu en 2010 le prix "Outstanding Academic Title" de l'association des bibliothèques américaines.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.