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Messiaen à l'orgue
Glandaz Olivier ; Tain Jean
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782252039465
Olivier Messiaen (1908-1992) a été organiste titulaire à l'église de la Trinité à partir de 1931, à sa sortie du Conservatoire. Dès le début de sa carrière, le jeu pendant l'office fut comme un complément exploratoire à son travail de compositeur. Ses improvisations devinrent vite célèbres, il prit soin d'exploiter au maximum les ressources de son instrument. Les discussions avec son organier-assistant Olivier Glandaz révèlent l'inquiétude créatrice qui animait ce travail durant 60 ans. Le corps-à-corps avec l'instrument et la science des mixtures sont le laboratoire de sa musique. Messiaen est donc amené à expliciter ses choix esthétiques pour que son organier les accorde à l'instrument. Ils évoquent aussi l'héritage musical du compositeur, sa poétique " colorée " et son art de l'improvisation. Messiaen a longtemps médité sur son art et ses conclusions restent ouvertes. Son seul impératif est la liberté de l'interprète. La facture d'orgue, la mécanique, doivent rester des moyens au service de la création. Le regard qu'il jette sur la tradition est reconnaissant sans nostalgie. Jusqu'au bout, Messiaen est soucieux des artistes et artisans contemporains et futurs. L'orgue est un instrument total. Messiaen peut y exprimer sa foi par la richesse des timbres et la résonance du lieu. L'orgue lui permet d'innover à travers le rituel, de renouveler la musique contemporaine au cour du sacré. Ce rare témoignage d'un organiste, qui fut aussi l'un des plus grands compositeurs du XXe siècle, paraît trente ans après le Livre du Saint Sacrement (Leduc, 1984). Cet immense recueil d'oeuvres pour orgue édité à la fin de sa vie prouve s'il en est besoin que les recherches de Messiaen sur les couleurs et le rythme n'ont jamais été indépendantes de ses expérimentations à l'orgue. On verra dans ces propos quelle fut l'unité de sa démarche créatrice. Olivier Messiaen a eu une immense influence comme compositeur et comme professeur. Les plus grands créateurs de la musique contemporaine sont passés par sa classe au Conservatoire (Boulez, Xenakis). Son oeuvre est jalonnée par des pièces emblématiques. Le Quatuor pour la fin du temps fut écrit et joué au stalag en 1940. Ses oeuvres pour orgue courent des premières compositions de 1928 au Livre du Saint Sacrement de 1984. Son grand opéra, le Saint François d'Assise fut créé en 1983. Messiaen voulait exprimer dans son oeuvre sa foi, son amour pour la nature, les oiseaux et les paysages. Au service de cette ambition, il a élaboré un langage musical et rythmique contemporain, s'inspirant autant de la modernité occidentale que de sources grecques ou indiennes. Olivier Glandaz a appris le métier de facteur d'orgue dans la grande maison Beuchet-Debierre. Messiaen lui a confié l'entretien de son orgue à la Trinité en 1981, le début d'une longue relation de confiance et d'amitié. Il y travaille encore et s'est penché sur les plus grands orgues parisiens. Jean Tain étudie la philosophie à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et à l'Ecole Normale Supérieure (Ulm). Il est depuis longtemps familier du monde de l'orgue, en particulier à travers l'instrument de Souvigny.
Livie, Octavie, Julie, Messaline ou encore Agrippine... Ces princesses furent au premier plan de la scène politique au début de l'Empire romain. Guglielmo Ferrero nous entraîne dans une histoire mystérieuse et décisive, faite d'intentions cachées, de passions intenses, de calculs cyniques, d'un tourbillon d'amours et de haines. Qu'elles soient femme, soeur ou fille d'Auguste, épouse de Claude ou mère de Néron, toutes furent des éléments clés dans le jeu politique, aux prises avec les rivalités, l'instrumentalisation politique du mariage, les ambitions de la noblesse... Dans une fresque saisissante où l'on voit Livie comme conseillère avisée d'Auguste, mais aussi les implacables Messaline et Agrippine, Guglielmo Ferrero fait revivre ces princesses romaines qui, chacune, affirmèrent leur part de liberté dans un monde fait par et pour les hommes. Un monde qui, pourtant, ne pouvait se passer d'elles.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.