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Lectures de Los Rios profundos de José Maria Arguedas
Gladieu Marie-Madeleine ; Aubès Françoise
PU RENNES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782868479839
Los rios profundos, publié en 1958, est le deuxième roman de l'écrivain péruvien José Maria Arguedas (1911-1969). Héritier du courant indigéniste qui, dans les années 1920-1930 au Pérou, dénonce la situation d'asservissement et de pauvreté que le système de l'hacienda impose aux paysans indiens dans les Andes, le roman transgresse les lois du genre réaliste en mettant en place un dispositif narratif original. Le personnage-narrateur, double de l'auteur, à la croisée de deux cultures, celle du monde quechua dans lequel il a été élevé et celle de la culture du Pérou officiel, catholique et blanche, devra trouver sa place dans le microcosme du collège religieux d'une petite ville des Andes, Abancay. Ce roman d'apprentissage d'un jeune adolescent est aussi une recherche formelle pour l'écrivain qui tente de restituer en espagnol une autre culture, panthéiste et harmonieuse, celle du monde indien. Réalisme magique, autobiographie fictionnelle, recherche identitaire, les codes de lecture de l'?uvre sont nombreux ainsi que les questions d'ordre théorique que pose le roman d'un écrivain-ethnologue. Mais au-delà d'une lecture interprétative multiple, Los rios profundos, grâce au style de l'auteur que l'on pourrait assimiler à une écriture de l'enchantement, est un grand texte lyrique, un roman-poème, où l'imaginaire universel reconnaît dans " les fleuves profonds " la nature de ses rêves.
Onze mille kilomètres, cinquante-cinq stations balnéaires visitées : entre les étés 2022 et 2023, Stéphan Gladieu sillonne les côtes françaises, de la frontière belge au Pays basque, des Pyrénées-Orientales à la Côte d'Azur. Cette galerie de portraits réalisée dans le cadre de la grande commande photographique du ministère de la Culture et de la BnF, pour laquelle le photographe a reçu une bourse, lui a permis d'aller à la rencontre des Français en vacances, au bord de la mer. Seules, en couple, en famille ou avec des proches, les personnes rencontrées sont invitées à poser librement, avec en arrière-plan le décor environnant. Aucune mise en scène, aucun artifice, chacun joue son propre rôle. Pour ces portraits en pied, la pose est frontale, la lumière constante et la distance entre le sujet et l'objectif presque toujours égale. Cette série est un tableau grandeur nature de la société française, dans toute sa diversité, sa singularité, sa fierté et son naturel.
Cet ouvrage entend proposer une vue synthétique des grandes oeuvres des littératures de langue espagnole. Pour chacune des oeuvres étudiées, la notice comprend trois parties: une présentation succincte de l'auteur pour éclairer le contexte de leur production; un résumé, suffisamment détaillé, rappelant les épisodes majeurs d'un roman, l'agencement d'un recueil, l'argument d'une pièce de théâtre et mettant en avant des pistes de réflexion; une analyse reprenant et développant les pistes précédemment mises en avant. Ce second volet est nourri par une réflexion essentiellement littéraire, mais qui fait appel à des éléments d'esthétique et de philosophie qui fondent un discours exigeant qu'on est en droit d'attendre des candidats à la licence et aux concours. Si l'analyse tend à montrer la place spécifique qu'occupe chacun de ces titres dans l'histoire de la littérature, elle est aussi l'occasion pour les auteurs d'avancer un jugement personnel. Le choix des ouvrages a été guidé par l'existence d'une traduction en français (le plus souvent disponible) afin de faire de ce livre un véritable manuel à la portée de tous ceux qui désirent acquérir une culture littéraire dans le domaine de l'hispanisme. Biographie de l'auteur Claude Le Bigot est professeur émérite de l'université de Rennes 2. Auteur d'une thèse sur la poésie politique en Espagne (1930-1939), publiée aux Presses du Mirail sous le titre L'encre et la poudre, il a consacré l'essentiel de ses travaux à la poétique du texte et à l'histoire de la poésie espagnole. Il a créé et dirigé la collection "Didact Espagnol" aux Presses universitaires de Rennes.
Dans le cadre de l'un des aspects du programme (correspondant au programme du cycle terminal en littérature), le premier aspect traité est la contextualisation historique du personnage du dictateur et de la dictature ("l'écrivain dans son siècle", pour ce programme). Le romancier réfléchit à partir d'une réalité qui apparaît après l'Indépendance, au XIXe siècle en Amérique latine. Il exprime la soif de pouvoir d'ambitieux frustrés, idolâtrés et redoutés à la fois, car ils prétendent incarner et imposer un ordre nouveau. Les avatars du modèle iront de Bolivar aux divers dictateurs, des libérateurs qui gèrent un pays comme leur propriété, ou des réformateurs libéraux, qui feront naître l'économie moderne mais se comportent parallèlement en tyrans, puis au modèle le plus courant dans la première moitié du XXe siècle, de simples tyrans sanguinaires au service de puissant voisin du nord, dont ils protègent les intérêts, qui font figure de pères du peuple dont ils sont les bourreaux. Dans le cadre de "mythes et héros", la réflexion sur le personnage du dictateur s'élargira au mythe de la révolution, mythe des sociétés latino-américaines des années soixante, né du triomphe de la Révolution cubaine. Le rapprochement doit être fait avec le triomphe des Barbudos cubains. Dans ce cadre, le dictateur est bien l'antihéros : valeurs sociales inversées sous son gouvernement, silence imposé au peuple, etc. Ici, le héros, c'est le peuple qui envahit le palais présidentiel. Du point de vue littéraire, il conviendra d'étudier l'évolution de la présentation romanesque (avec quelques allusions à la poésie, trop souvent servile à l'égard des tyrans - Ruben Dario, et autres thuriféraires de Manuel Estrada Cabrera, par exemple) de la figure du dictateur, en soulignant la spécificité du personnage de Garcia Marquez. Souligner les phénomènes d'intertextualité permettra de souligner les notions d'"héritages et de ruptures", autre angle d'approche d'une oeuvre suggéré par le programme ministériel. Le problème de l'instance narratrice est fondamental. Le texte romanesque traduit l'oralité : le peuple qui a investi le Palais raconte, chacun ajoutant ses souvenirs, l'histoire du Patriarche. On peut en voir le modèle dans certains passages de La casa verde de Mario Vargas Llosa, publié quelques années plus tôt : les habitants d'un quartier rendent compte de l'histoire de deux personnages venus s'installer parmi eux. Le personnage est finalement créé ici par ces voix qui se succèdent, dans toute sa complexité, du grand enfant qui apprend à lire au tyran sadique qui fait croire à sa mort pour se débarrasser de ses ennemis. La prise de parole est une prise de pouvoir. Le style direct libre est l'une des techniques d'écriture qui oppose les paroles insignifiantes ou cruelles du Patriarche à celles du peuple.
A partir de trois oeuvres de Mario Vargas Llosa (Lituma dans les Andes), de Santiogo Roncagliolo (Avril rouge) et de Yuri Herrera (Trabajos del reino), les auteurs proposent des études sur les relations entre le pouvoir et la violence dans les pays d'Amérique latine. Les étudiants préparant les concours disposent d'une introduction et d'une présentation complète de la thématique. Les trois oeuvres sont ensuite analysées chronologiquement. Une dernière partie aborde les différentes esthétiques de la violence. A partir de cet ouvrage, les étudiants pourront préparer de manière approfondie et dans les meilleures conditions la question au concours.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.