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LIAISONS INTERDITES
GIULIANI
PUB SORBONNE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782859447762
L'inceste marque de sa monstruosité les consciences collectives. Cantonné dans la sphère du tabou et de l'infamie, nul ne peut le discuter, nul ne peut le pratiquer. Le phénomène existe pourtant sous différentes formes selon les sociétés dans lesquelles il est rencontré et pensé. En France, au XIXe siècle, l'inceste a une histoire. Lorsqu'en 1791 les Constituants décident de le décriminaliser, la société française voit s'ouvrir un siècle de débats qui conduit à une requalification profonde du phénomène et de son imaginaire. L'étude croisée des discours entretenus par les élites souligne les étapes qui ont présidé à la construction de l'inceste criminel. A la fin du siècle, il n'est plus l'apanage des aristocrates décriés par les Lumières mais bien celui d'hommes pauvres, devenus les symboles d'une nouvelle dangerosité. La justice, par l'entrelacement de ses échelles et de ses acteurs, contribue également à fabriquer et à imposer progressivement ce masque sur le phénomène incestueux. Mais l'inceste n'est pas qu'un crime au XIXe siècle. En tentant de pénétrer au coeur même des familles, cet ouvrage montre qu'il peut également être une sexualité consentie qui se pratique dans la clandestinité de certains foyers français. Réalité multiforme, interdit plus que tabou, l'inceste mérite en ce sens d'être replacé dans une histoire plus courte que l'intemporalité des anthropologues.
Résumé : Marco, une petite frappe qui se prend pour Napoléon Bonaparte, se met en tête de conquérir Belleville, mais la résistance va se montrer plus grande et plus déterminée que prévue : il y a le grand Moose, qui rêve d'un monde meilleur, Michel, qui a fait une "grosse bêtise", Johann, le tueur à gages déprimé et Zhang qui symbolise l'avenir des Chinois. Le dérapage ne va pas tarder à arriver et ce micro-monde va s'enfoncer dans la violence, jusqu'à l'extrême.
4e de couverture : Après le succès d'Egyptomania, paru en 2016, ce grand livre nous invite à découvrir la Grèce antique. La puissante Athènes et l'Acropole, la vie quotidienne, l'invention de la démocratie et l'agora, l'art de la guerre, les rites et les Dieux, l'Iliade et l'Odyssée...
Résumé : Ils sont nombreux les chrétiens qui désirent faire l'expérience d'un temps privilégié pour écouter Dieu sans pour autant quitter les conditions de leur vie habituelle. C'est aux accompagnateurs d'adapter la pédagogie des Exercices spirituels pour qu'ils gardent toute leur force. Comment, dès lors, assurer la fidélité au but et à la méthode de saint Ignace ? Sous l'impulsion du Père Maurice Giuliani (1916-2003), jésuite, fondateur de la revue et de la collection Christus, s'est fondée il y a 25 ans une association dont le but est de " promouvoir les Exercices dans la vie ". Personne n'était plus qualifié que lui, de par son expérience, pour nous offrir une réflexion qui, si traditionnelle soit-elle, a été jusqu'à une période récente peu étudiée dans son originalité. De nombreux articles, publiés dans le bulletin de l'association, ont abordé les questions rencontrées dans cet accompagnement. Voici réunis les plus significatifs d'entre eux, rédigés au fil des années. Ils renouvellent et complètent la première édition de cet ouvrage, en 1990, aujourd'hui épuisée. Les chapitres de ce livre s'ordonnent autour des axes majeurs des Exercices. Le lecteur pourra donc les saisir dans la visée qui leur est propre aussi bien que dans le cheminement de l'expérience qui se trouve progressivement décrite. A ce titre, ce livre peut servir d'introduction de travail à tout accompagnateur. Une contribution majeure à la compréhension intérieure de ces Exercices spirituels, dont Ignace disait qu'ils sont certainement tout ce qu'il pouvait concevoir de meilleur en cette vie.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.