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LE CORPS VIRGINAL LA VIRGINITE FEMININE EN GRECE ANCIENNE
GIULIA SISSA
VRIN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782711609345
En ce temps où le corps retient tant l'attention historienne, il serait malvenu d'en oublier un détail qui appartient, il est vrai, au seul corps de la femme : l'hymen, le pannicule, la taye. La membrane virginale aurait-elle une histoire ? Question insipide s'il fallait collecter une suite d'idées à propos de la chose, étant entendu que la chose par elle-même occupe une place sûre dans l'ordre naturel : présence réelle, physique, incontestable. Mais là est tout le problème. De l'hymen on a pu mettre en doute non pas les qualités, mais l'existence même. D'Ambroise Paré à Buffon, la science européenne se bat contre la foi en un cachet de peau, sceau congénital dont l'effraction trahirait, dans le sexe féminin, le passage du mâle. En amont, autorités infaillibles, veillent les grands ancêtres de la médecine savante : Hippocrate, Galien, Soranos, Aristote. Et, derrière eux, une société suffisamment sévère pour livrer les jeunes filles à la justice des pères, mais trop désabusée, peut-être, pour faire confiance à des signes incertains. La Grèce antique a su penser l'intégrité des femmes, mais à sa manière. La Pythie, les Danaïdes le disent dans le langage du mythe et du rituel, échos à déchiffrer en contre-point du discours médical qui, lui, parle haut et clair.
Malgré l'histoire trépidante de ses batailles, la guerre de Troie échappe en réalité aux hommes: pour Homère, ce sont les dieux qui mènent le jeu et règlent leurs comptes. ils y consacrent leurs journées. Aussi Giulia Sissa a-t-elle trouvé chez Homère, avec l'Iliade, matière à explorer le quotidien des dieux grecs: de quoi leur corps est-il fait et comment se nourrissent-ils? Quelle est l'organisation de leur société? Quelle vie mènent-ils dans l'Olympe et dans le monde des hommes? Les dieux sont partagés: modèle rêvé de jouissance infinie mais aussi exemple édifiant d'engagement dans le monde. Amours, festins, querelles Mais que désirent-ils vraiment? Dans la seconde partie de ce livre, Marcel Detienne montre comment les citoyens entretiennent des relations quotidiennes avec les dieux et ce que deviennent les olympiens, invités à venir résider chez les humains organisés en cité. Au c?ur des rituels et de la vie sociale, les dieux restent présents: dans les sacrifices, l'alimentation, les assemblées politiques, la guerre, la sexualité... Bref, les dieux sont indispensables à la cité, mais agissent-ils là vraiment en maîtres jaloux de mortels éphémères? Ne seraient-ils pas plutôt - dans les premières démocraties en tout cas - assujettis, du moins soumis, aux décisions des hommes en leurs conseils et assemblées?
Résumé : Quelle était la véritable existence des Olympiens ? Quelles significations cachées dissimulent les mythes de Zeus ou d'Héra, de Dionysos ou d'Artémis ? Retrouvez les réponses à ces questions, et à bien d'autres encore, dans La vraie vie des dieux grecs !
L'Art Nouveau fut un mouvement artistique de grande envergure, dont les représentants partageaient l'idée que toute production humaine pouvait et devait devenir une expression artistique. Alfons Mucha est l'un de des artistes les plus emblématiques de ce mouvement, de fait il consacra toute sa vie à ce choix stylistique. Sa célébrité est due justement à la grande production d'illustrations, d'affiches, de calendriers, de panneaux décorés et d'estampes qui définirent, presque dès ses débuts, un style Mucha reconnaissable et unique. Le tarot de Mucha est bien plus qu'une simple réinterprétation esthétique des personnages, les images y apparaissent pures, autosuffisantes, comme si elles revendiquaient le droit de laisser sans voix.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.