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Par-delà les replis communautaristes. Retours sur le religieux, le commun et le politique
Gisel Pierre
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037022325
Les rapports entre religions et politique doivent être repris. Les phénomènes de radicalisations y incitent ; de même que les difficultés à reconnaître des traditions de religion et de culture différentes, et à en penser une fécondité possible. C'est que le politique a trop connu un espace républicain voulu homogène et des individus déculturés, ignorant les réalités intermédiaires où se font et se défont les identités individuelles et collectives. De leur côté, les religions ont à réfléchir à nouveaux frais à ce qui les légitime et à leur rapport au social, du coup à sortir de la seule mise en avant de ce qui les fonde et les autorise. Le présent ouvrage donne des pièces de ce dossier, où sont en jeu le monde et le social en leur sécularité et leurs pluralités. S'y propose un pas-en-arrière permettant d'ouvrir des problématiques et de la réflexivité. Il le fait à contre-courant de qui s'impose communément. Et il met en exergue une tendance postmoderne des religions à se laisser enfermer dans du repli communautariste, en auto-référence. Il donne à penser aussi des postures et des pistes (Certeau, Barth, Levinas), prometteuses ou égarantes, mais toutes significatives.
Vérité et Histoire est un ouvrage important à plus d'un titre. Il propose d'abord une réflexion fondamentale qui s'amorce avec les questions : qu'est-ce que la théologie ? où opère-t-elle ? en vue de quoi ? En ce sens, ce texte vaut comme introduction à la théologie. Cet ouvrage se présente ensuite comme une tentative de préciser le statut et la tâche de la théologie au coeur de la modernité, d'une façon qui soit à la fois rigoureusement théologique, donc critique - le théologien refusera de sacrifier aux dieux de la modernité - et à la fois délibérément en prise sur son époque - la théologie chrétienne ne vit pas de la nostalgie des paradis perdus mais de la vocation à "traduire" l'Evangile dans des cultures changeantes. Ce texte présente enfin le premier exposé d'ensemble de l'oeuvre de E. Kâsemann, l'un des exégètes et historiens du Nouveau Testament les plus significatifs de ces dernières décennies. A ce titre, il tente un décloisonnement des disciplines théologiques : un dogmaticien élabore ici sa réflexion au gré d'une lecture serrée de l'oeuvre d'un exégète. Du coup, on entre dans le débat largement ouvert aujourd'hui touchant la validité des méthodes historico-critiques en théologie. Ce travail voudrait faire entendre que la vérité et l'histoire sont en conflit, mais qu'il s'agit d'un conflit légitime. C'est en effet dans ce conflit et le corps à corps qu'il suppose que la théologie peut devenir véritablement théologique, et non idéologie religieuse, comme c'est là également que l'histoire peut devenir mémoire de l'humanité et ouverture à l'avenir, et non positivisme, secrètement nihiliste ou sourdement totalitaire. Né en 1947, Pierre GISEL a travaillé comme journaliste et pasteur de paroisse. Il est actuellement professeur de théologie moderne et contemporaine aux Universités de Lausanne, Genève et Neuchâtel. Il travaille aussi comme co-animateur de l' "Atelier oecuménique de théologie" , vaste et riche entreprise de formation des laïcs. Il assure en outre la direction théologique de la maison Labor et Fides.
Biographie de l'auteur La réputation théologienne de Pierre Gisel, né en 1947, n'est plus à faire. D'abord pasteur, journaliste et théologien, depuis 1976 il est professeur à l'Université de Lausanne, où il fut doyen. Souvent invité par des facultés de théologie, protestantes ou catholiques, et d'autres établissements d'enseignement supérieur, il a dirigé pendant dix ans les éditions Labor et Fides à Genève.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.