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La victoire de la Grande Armée
Giscard d'Estaing Valéry
PLON
21,50 €
Épuisé
EAN :9782259213905
Le 14 septembre 1812, à la suite de la bataille de Smolensk, Napoléon fait son entrée dans Moscou. S'il est satisfait de cette victoire, il n'en est pas moins inquiet. Il a perdu beaucoup de soldats, l'hiver est proche, l'armée de Koutouzov se dérobe sans cesse; des incendies ravagent déjà la ville. Pour éviter un désastre qu'il pressent, l'Empereur lance à ses maréchaux cet ordre stupéfiant: dès demain, la Grande Armée quittera Moscou pour regagner la France. Il ne s'agit pas d'une fuite mais d'un piège dans lequel il veut faire tomber Koutouzov en le contraignant à l'offensive. Il convoque le héros de ce livre, le colonnel François Beille qu'il nomme général pour l'occasion. Sa mission: avec une troupe de quatre mille hommes, il s'approchera de l'armée russe de manière à lui faire croire qu'il s'agit de la Grande Armée. Une fois la méprise dissipée, Koutouzov se précipitera sur les traces de Napoléon pour l'empêcher de quitter la Russie. Le lieu: Vilan, non loin du Niémen. A partir de cet instant, on suit les mouvements de François Beille à travers le pays. La bataille de Vilna, le 29 octobre 1812, se solde par une victoire éclatante de Napoléon qui fait même prisonnier Koutouzov. Dès lors, tout change en s'enchaînant. L'Empereur rétablit le royaume de Pologne, appelée Pologne-Lituanie, installe Poniatowski sur le trône, fait campagne en Prusse et en Saxe et, ayant vaincu, décide d'arrêter la guerre. Il rédige une Déclaration de paix à l'Europe qu'il fait lire à Goethe, projette un Congrès européen de réconciliation entre tous les belligérants sous l'égide de ce même Goethe avant d'abdiquer pour pouvoir se consacrer à la paix. Eugène de Beauharnais le remplace portant le titre d'Empereur-Régent en attendant la majorité du roi de Rome. Il devra régner sur un Empire libéral, le retour de la République ou de la monarchie étant exclue. Le livre se ferme sur la tenue de ce Congrès auquel Napoléon assiste. Quant à François Beille, on le perd rarement de vue: on le suit à la trace au cours de son long voyage de retour en France, notamment à travers la Pologne, nouant deux histoires d'amour. Rentré à Paris, il est placé par Napoléon à la tête de la cavalerie de la Garde avec le titre de duc de Smolensk, avant qu'Eugène le nomme général de l'armée du Rhin.
Le 14 septembre 1812, Napoléon fait son entrée dans Moscou. Il pressent qu'à rester trop longtemps, il risque de courir à la catastrophe. Il donne alors à ses maréchaux un ordre stupéfiant: dès demain, la Grande Armée quittera Moscou et regagnera la France. Il ne s'agit pas d'une fuite, mais d'une manoeuvre par laquelle il veut écraser Koutouzov en le contraignant à l'offensive. Le héros de ce livre, le général François Boille, est chargé de rester en contact avec l'ennemi de manière à lui faire croire qu'il s'agit de l'arrière-garde de la Grande Armée et que celle-ci est toute proche. Une fois la méprise dissipée, Koutouzov se précipitera sur les traces de l'Empereur pour l'empêcher de quitter le pays. Le lieu de la bataille est choisi par Napoléon, près de Vilna, non loin du Niémen. Les Russes sont écrasés et s'ouvre alors une nouvelle période: Napoléon, de retour en France, décide d'abdiquer et de se consacrer à la paix. Il transmet le pouvoir à son fils adoptif, Eugène de Beauharnais. Deux cents ans après, l'auteur récrit l'histoire dans un roman original et convaincant où la vie de l'époque, la guerre et deux amours passionnées captivent l'attention.
C'était la nuit africaine fraîche, veloutée, apaisée, la nuit immense qu'André Reilly, ancien président du Sénat, était venu chercher, et qui prenait possession de lui, qui le guidait sur les marches de métal argenté de l'escalier de l'avion, jusqu'à ce qu'il touche le sol, là où s'étalait la terre sombre qu'il ne devrait plus jamais quitter. " Avec ce cinquième roman, sans doute le plus personnel, Valéry Giscard d'Estaing met en scène le départ d'un homme Loin du bruit du monde. Un homme qui quitte le pouvoir et cherche à se retrouver. Le roman du désir d'évasion, de la solitude et de possibles regrets.
Résumé : Histoire d'une passion - de ses douleurs et de ses incertitudes -, Le Passage est le récit incisif et subtil de ce moment où surgit l'imprévisible qui bouleverse la vie. " Le choc que j'ai reçu, droit au c?ur, ce choc que je ressens encore aujourd'hui avec la même violence à l'instant d'écrire, est venu de sa silhouette et de ses gestes. Une manière étonnamment souple, étonnamment flexible, de se tenir droite, au bord de la route. "
1978-1981, quatre années décisives pour l'avenir de la France. Pour la première fois, avec une liberté de ton et une sincérité rares, Valéry Giscard d'Estaing nous ouvre sa mémoire. Il raconte comment lui-même a vécu cette période, quels ont été ses succès et ses échecs, et qui en ont été les acteurs.Les mois passent, le monde change, l'Europe prend forme, la Francese modernise, et des questions se posent à l'approche de 1981. Commentse comporter pendant la campagne quand on est le président sortant ?Que dire pour convaincre que le chemin tracé depuis sept ans est le bon ?Que faire face à la montée fangeuse des attaques personnelles ? Comment retrouver un contact direct avec les Français ?. Un récit intense et passionnant,qui donne bien des clés de la France d'aujourd'hui.Les deux premiers tomes de cette trilogie sont réunis dans Le Livre de Poche en un seul volume : Le Pouvoir et la Vie (n° 943).
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".
Extrait Extrait du préambule Ma vie n'aurait pas le même sens si je ne m'étais pas initié à la vision des pianistes, tentant inlassablement de percevoir comment ces grands fous ont réfléchi, construit et incarné des oeuvres aussi belles et profondes que la dernière sonate de Schubert ou les Préludes de Debussy. Courageuse ascension solitaire vers une vérité inaccessible qui se révèle par fulgurances, l'art des valeureux interprètes éclaire le mystère de l'existence et apaise le désordre du monde. L'instrument piano me fascine en ce qu'il suffit pour contenir toute la musique, mais plus encore la prodigieuse littérature écrite à travers lui au cours des siècles. Je ne serais pas non plus le même si je n'avais pas écouté les sonates de Beethoven avec la même passion qu'en lisant À la recherche du temps perdu pour tenter de saisir les forces essentielles, souterraines et impalpables qui conduisent toute destinée humaine. À peu près ignare sur le plan de l'harmonie, du contrepoint et des lois qui régissent l'organisation des sons, j'ai appris la musique comme on parle peu à peu une langue étrangère en habitant dans un pays étranger, mais sans partager tout à fait les habitudes et les réflexes des autochtones. En rêvant ce langage plus qu'en le vivant, en le sentant plus qu'en l'étudiant, en l'aimant plus qu'en cherchant à le comprendre et à le maîtriser. C'est ainsi que j'ai développé de manière empirique une sensibilité à la musique sans passer par l'analyse. Probablement par paresse, mais surtout par une inclination fondamentale de ma nature qui tend à contourner chaque chose, comme un chat qui, bien qu'attaché à sa maison, demeure éternellement vagabond et préfère se réchauffer près d'un poêle que de le posséder. Je joue du piano chaque jour comme je cuisine chaque jour : en connaissant fort peu de règles, mais en y prenant un plaisir fou. Entrer quotidiennement, fraternellement, dans les nerfs d'un nocturne de Chopin, d'un impromptu de Schubert ou de la Fantaisie en ut mineur de Mozart m'aide à vivre. Ce ne sont pas des morceaux «faciles», mais ils me font assez tourner la tête pour que je trouve le temps et l'envie de les fréquenter intimement avec passion, repoussant ainsi les limites d'une technique rudimentaire. J'aime la sonorité du piano plus que tout autre instrument. Trois notes d'un vilain piano dans une chanson à deux sous suffisent à me faire tendre l'oreille, m'entraînent dans un monde à la fois infini, lointain et très familier. Je ne pourrais pas lire sans écrire ou écouter sans jouer, même imparfaitement, cela ne me semblerait pas complet dans un monde où tout est si douloureusement incomplet. Et, par quelque bizarrerie, obsession, je ne peux me résoudre à écrire sur autre chose que la musique, ce qui constitue une sorte d'impossibilité consubstantielle. Mettre des mots sur la musique ? Autant danser sur l'architecture ! pouffait Frank Zappa. Et peut-on réellement décrire ce qu'on aime depuis si longtemps et expliquer pourquoi on l'aime ?
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.
Véritable icône gay, Edmund White nous plonge au coeur des intrigues de son existence et réussit le pari de nous donner envie d'en savoir toujours plus. White partage avec nous son enthousiasme pour l'Angleterre, sa passion pour Paris, nous initie à ses amours et prédilections, passées et présentes. Nous en apprenons beaucoup sur ses percutantes et éloquentes opinions sur l'art et la vie. "Mes vies" est un festin spectaculaire, à la fois charmant et drôle, outrageux et lumineux. Tour à tour décapant, émouvant, sensible, Edmund White nous embarque dans ses univers. Un texte attachant et passionnant.