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La plaza suivi de Kultur. Textes écrits pour El Conde de Torrefiel
Gisbert Pablo ; Cousin Marion
ACTUALITES EDIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9791094225691
LA PLAZA s'apparente à un texte-paysage où autrui constitue une image superficielle. Là est le paradoxe. Ainsi, les mécanismes narratifs, entre projections collectives et fantasmes personnels, structurent le lieu névralgique où se font face la conscience du monde, l'histoire et la projection vers un futur plus ou moins déjà vécu. Ces images puisent leur force dans une langue puissante dont les séquences s'imbriquent pour se retourner vers nous, individus esseulés dans l'océan d'une salle de théâtre alors devenue métaphore du monde. KULTUR est un spin-off de LA PLAZA à partir d'une situation littéraire précise : c'est le soliloque d'une jeune romancière qui ne veut pas faire comme les autres, et pourtant, elle doit suivre les lignes tracées par les archétypes de notre monde contemporain : succès, désir, solitude et nature plastifiée. Cet enchâssement commence par le besoin qu'éprouve notre belle héroïne moderne de se vider la tête pour s'auto-contempler avant de se mettre à écrire. La fiction qu'elle dépeint, notamment le casting porno où elle est convoquée, se transforme en un miroir dans lequel elle bascule pour former sa propre image sur un futur plateau, celui du théâtre ou celui de la vie.
Gisbert Joan Manuel ; Ruano Alfonso ; Merle d'Aubi
Résumé : Un conte fantastique et psychologique, plein de mystère et de poésie, qui met en scène la quête de soi et de l'autre. Prix Sorcières, 1991. Gabriel perd sa toupie et en est profondément attristé. Seule Anne-Lise, une camarade d'école un peu étrange, perçoit son désarroi et vient le réconforter. Elle prétend savoir où il peut la retrouver et l'entraîne vers une maison gardée par un homme énigmatique. Cet homme, c'est le gardien de l'oubli. On peut venir chez lui chercher ce que l'on a perdu, mais seulement trois fois, et à la condition que cela soit important. Dans la salle des jouets perdus, Gabriel, émerveillé, reconnaît sa toupie. Mais le lendemain, Anne-Lise disparaît de l'école. Gabriel retourne alors chez le gardien de l'oubli pour tenter de la retrouver... Un album fantastique qui joue avec les frontières du réel et de l'imaginaire et dont le rapport texte/image crée une impression singulière de douceur et de silence. Le lecteur est amené à s'interroger sur les différents sens du texte : est-ce une histoire d'amour, une fable sur la mémoire et la lutte contre l'oubli, une parabole sur le passage à l'âge adulte, une invitation à comprendre l'autre et à l'aider ? Voilà un livre d'une grande richesse, où chacun, selon son âge et son histoire, puisera chaque fois quelque chose de fort, d'important. Sélectionné par le ministère de l'Education nationale (cycle 3).
Les (petites) émotions et les (grands) sentiments de la vie comme ils viennent, au fil des événements quotidiens et des rencontres, les uns après les autres, pour les apprivoiser en leur donnant un nom.
La Possibilité qui disparaît face au paysage est un récit pour la scène qui parcourt dix villes et îles européennes. Dans chacune d'elles, l'auteur observe une scène de la vie quotidienne de notre monde capitaliste, ou prête la parole à un artiste ou à un penseur, réel ou inventé, explorant les recoins les plus sombres de l'esprit humain, et livrant un regard désenchanté sur l'avenir de la société, de la pensée ou de la nature. Michel Houellebecq, Spencer Tunick, Paul B. Preciado, Blixa Bargeld, et une foule d'anonymes, peuplent ce paysage, le dessinant par métonymie. GUERRILLA est une action théâtrale d'anticipation mêlant plusieurs voix. D'une part celle de la géopolitique mondiale qui se raconte au futur antérieur, analysant les enjeux d'une guerre éclatant en 2023, et d'autre part celles de jeunes gens invités en 2019 à témoigner de leurs histoires familiales traversées par les guerres du XXe siècle. La voix narratrice s'immisce dans les pensées et les conversations d'une génération européenne, pour livrer son histoire et son regard sur le monde, et les mettre en résonance avec le récit des violences présentes. Nés d'un même processus d'écriture textuelle et scénique, La Possibilité qui disparaît face au paysage et GUERRILLA sont un dialogue qui compose ainsi un diptyque.
Le snorkel est un sport, à ce qu'on dit. Dans ce récit pour la scène, les personnages semblent revenir d'une fête lointaine et aquatique qui n'est que souvenir. Des voix, multiples et en écho, tentent, à l'instar des femmes et des hommes d'aujourd'hui, de sortir la tête de l'eau, d'autant plus que leur regard est rivé sur la beauté des fonds marins. Parole et corps devraient, par la performance à venir, trouver un équilibre, grâce à la parfaite composition dramaturgique du texte. L'observation, sous forme kaléidoscopique, d'un paysage lacustre, d'un campement de touristes, d'un monastère où la modernité va se reposer, donne à voir une ascension où toutes et tous se cassent la figure, avec humour et réalisme. Les personnages ne sont pas toujours humains, n'ont pas toujours un nom, et ne partagent pas toujours le même temps, mais ils ont en commun la conscience de naviguer à la dérive en essayant de comprendre un monde que Snorkel compose dans voyage vertical, de la profonde obscurité d'un lac jusqu'à la première colonie humaine sur Mars.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.
Au coeur de la terre andalouse s'érige un projet familial d'une importance fondamentale : un père de famille, propriétaire terrien, ambitionne de faire fortune par la culture massive de tomates. Ses trois fils tentent chacun d'y trouver une place, peinant à avancer sur leur propre voie. Le père, brutal et intransigeant, place ses espoirs les plus chers dans la culture de ses fruits, faisant fi de la portée morale de ses actes et de leurs conséquences. Le récit prend à partie une visée critique, mettant le doigt sur les travers de la nature humaine, encline à la quête du gain et du profit. Le fruit de la récolte se fait symbole, et se mû en une image sanguinolente de l'amour sacrifié et de ce qui est enkysté au plus profond de l'âme. En dénonçant le scandale politique d'une immigration exploitée, l'écriture tente de se frayer un chemin entre les entrailles de la terre afin de délivrer un message universel : celui de l'amour en lutte contre la discrimination et la servitude humaine. Fortement enraciné dans la réalité contemporaine, Au-dedans de la terre n'hésite pas à puiser dans le mythe et dans la tragédie grecque où les guerres fratricides sont à l'origine de nos sociétés.
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. A Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. A quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. A la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Enigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel. Ce qui est certain, c'est qu'un chien méchant est à l'affût, toujours. Et que cette image mouvante tient dans un cadre fixe.